Qui sommes nous ? About ?


All about balance. Tout est une question d'équilibre.
Cette phrase illustre Slack depuis ses débuts en 2005.
Alors que personne n’avait entendu parler de sangle molle, Damien Mercier décida de pousser le slackline vers les projecteurs en créant la marque Slack et le site www.slack.fr, ainsi que la boutique en ligne de slackline. Vous êtes ici sur notre blog.

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8 nov. 2016

Réunion développement matériel avec la Team Slack.fr

Après plusieurs mails sans réponse, une date est fixée pour réunir la Team Slack.fr dans nos bureaux afin de discuter développement matériel. Ce fut le samedi 5 novembre.

Studieuse, la Team Slack.fr en pleine réflexion

Nous avons voulu rassembler une grande partie de la Team afin qu'ils nous fassent remonter leurs impressions d'experts et de pratiquants quant à l'utilisation de notre matériel.
Mais aussi vos retours, ce qu'ils entendent lors des sessions ou de discussions avec vous. Ce qui va, ou ce qui va moins bien...



Bref, nous aider à ne pas rester dans notre tour d'ivoire de fabricant de slackline (bien que nous ne soyons qu'au premier étage), et ne pas nous déconnecter de la pratique actuelle et de l'évolution de la discipline.

Julien dans notre tour d'ivoire, extrait de nos aventures : Slackline Pirates Ep 1

Pour les appâter, rien de très compliqué :
  1. Promettez-leur un bon petit déjeuner avec croissants, pains aux chocolats, café, thé, etc. Ca fait passer l'heure matinale du rendez-vous pour un samedi : 9h30...
  2. Emmenez-les dans la meilleure boulangerie de la région pour le déjeuner. Et à coup sûr, l'un d'entre eux devra y retourner pour y chercher son du, oublié par mégarde.
  3. Pour terminer la journée, laisser entendre qu'une bonne fondue savoyarde, faite avec le fromage de la coopérative du coin, est déjà toute prête et n'attend plus qu'à être enroulée autour de bons morceaux de pain pour la soirée. Bien sûr, accompagné de son petit vin blanc local.



A partir de là, avec une ambiance très détendue, cette journée s'est montrée très productive et studieuse en fin de compte.

Ils étaient quasiment tous là. Venus de Paris, Lyon, et autres contrées lointaines. Les absents quant à eux, avaient de très bonnes raisons. Difficile de réunir 13 personnes le même jour au même endroit quand tout le monde à ses obligations.




La réunion s'est donc déroulée avec Romain Billard, Romain Chagny (Tester), Florent Founau, Nathan Paulin, Thibault Cheval, Antoine Mesnage, Corentin Bruet et Nicolas Margaron. Le tout sous la houlette bienveillante des patrons Julien Millot, Quentin Rebillard et Thibaut Zwolinski.

Nous n'avons pas oublié de faire un petit coucou à l'ami Fabrice Wittner, bloqué à la maison en vue de sa future et très proche, seconde paternité!

Visio-conférence avec Fabrice

Nous leur avions prévu un petit planning tout de même afin de garder le cap et de ne pas trop se disperser. Faire chauffer les méninges, à 11, dans 20m², ce n'est pas facile.

Alors à l'aide d'un beau tableau blanc et de marker effaçable à sec, il leur a été notifié le planning suivant :
  • Matinée : bilan du matériel actuel et remontée des impressions des pratiquants
  • Après-midi : Présentaton et discussion ("scussions") autour de nos nouveaux projets de développements et prise en compte de leurs propositions de nouveaux produits.


Les idées ont fusé de toutes parts toute la journée. Les uns se jetant sur les prototypes avec des yeux d'enfants, les autres levant le doigt afin de nous faire part de leur réflexion profonde sur les caractéristiques techniques de tel ou tel produit.




Ce qui ressort globalement c'est qu'on a l'air pas mal sur les sangles.
On a des efforts à faire sur la jumpline en général.
Nos poulies fonctionnent plutôt bien avec des évolutions à apporter. Sauf la Skylab02, qui va être prochainement arrêtée.
Quant au Sladlock Power (nos bananas), des pistes d'évolutions ont été évoquées.

Des choses à jeter, d'autres à modifier, certaines à explorer plus profondément, mais un bilan final qui ne fait aucun doute : nous avons encore pas mal de pain sur la planche !

Concernant les nouvelles idées, elles sont plutôt concluantes selon nos champions de sangle molle. C'est cool! Même si, comme à chaque fois, il en faut 20 pour en retenir une qui a l'air de tenir la route.
Donc tous les prototypes ultra-secrets, discutés et modifiés, pendant des heures et des heures n'ont pas étaient vain!

L'imprimante 3D va chauffer sévère!




La conclusion de cette journée pour tout le monde, a été il me semble, de confirmer que de développer et de sortir un nouveau produit n'est pas simple.
Entre les contraintes techniques de développement, la production et la commercialisation, il faut du temps.

Ce n'est donc pas dans les prochaines semaines que les idées farfelues évoquées prendrons forme, mais bien dans plusieurs mois si tout va bien!

Fondue savoyarde pour clôre cette dure journée de travail
On leur dit un grand merci pour le cadeau découvert le lundi matin en ouvrant les stores du bureau! Ca a fait notre journée ! :-D


Thibaut Z

19 août 2016

Corentin Bruet, Team Slack.fr

"Il faut toujours avoir une slack en montagne, ça sert bien quand on coince le rappel "

Corentin Bruet - Albertville
Longline et Highline


Articles avec Corentin :

  1. Bis Repetita, et plus si affinité... (highline Chamonix)

Vidéos avec Corentin :

  1. Highline Chamonix - New MoonWalk (13/08/15)
  2. Wingsuit Vs Highline : Awesome Chamonix Brevent World Best Stunt Record Ever ! (10/09/14)
Highline Vs Wingsuit - Corentin fait la cible sur une highline de 50m

Quand est-ce que tu as commencé le Slackline? 

C'est en 2011 que j'ai découvert la Slack. Des potes en avait, et j'avais eu l'occasion de monter quelques fois dessus, mais sans vraiment trouver ça cool (probablement parce que j'arrivais même pas à tenir dessus). Et c'est en septembre de cette même année que je m'y suis vraiment mis. J'ai acheté un Kit primitif avec une petit mouflage Chill et une double poignée (une antiquité) Une fois que j'ai eu mon kit, je m'y suis mis tous les jours et plusieurs heures par jours, et je suis vite devenu accros !

Ton premier souvenir de Slackline?

Une jambe qui tremble tout ce qu'elle peut en essayant de me lever ?!

Ton mentor?
Ceux qui m'ont donné envie de m'y mettre vraiment et qui m'ont inspiré ça serait le Maestro Julien et les Skyliners ! Les vidéos de Dean Potter aussi ! A l'époque c'était les pionniers, les explorateurs de l'activité ! Je crois qu'on (en tout cas je) leur dois beaucoup !
Ensuite y a eu Manu, le vieux guide, infatigable acharné, qui m'a permis d'accéder à la plus belle dimension de la Slack : la Highline en montagne !

Ou t'entraînes-tu? Y a-t-il un spot que tu aimes en particulier?

Le parc du Sauvay, repère du slackeur albertvillois. Super spot pour tendre de tout : De l'initiation à 150m, en passant par des Jumps aux Rodéos ! A l'ombre ou au soleil, il y en à vraiment pour tous les goûts et jamais personne pour venir te dire que tu déranges !
Quand à la highline, je dirais que les massifs qui s'étalent entre l'Isère et les deux Savoies sont des terrains de jeux inépuisables tous plus beaux et inspirant les uns que les autres !

Chamonix

Ce que tu préfères dans le slackline?

La polyvalence ! Tu peux en faire presque partout, et dans des endroits complètements opposés. Et puis la Slack c'est pleins de disciplines différentes, et chacune t'apporte des sensations différentes, donc impossible de tourner en rond. J'aime aussi beaucoup l'idée qu'il y a toujours un nouveau défi à relever ! Tu as passé une distance, il ne te reste plus qu'a en essayé une plus longue!Je trouve aussi ça génial de pouvoir jumeler cette activité avec d'autres ! Grimper, marcher, skier pour aller accrocher sa ligne c'est fabuleux ! Ça te fait une journée complète et puis quand tu as marché 5h tu l'apprécies d'autant plus ta ligne !
Et puis y a aussi qu'une journée de slack c'est toujours de bons moments passés avec des personnes vraiment chouettes !
Bref, je crois que j'aime tout dans la slack !

Tes meilleurs performances?

150 m au sol
60 m dans le Verdon …. Encore tellement à faire !



L'événement que tu recommandes?
Les NG pour l'ambiance mythique, la possibilité de faire pleins d’activités et pour le show de jumpline toujours plus fou !


Ton astuce Slackline?

Je cite « Détendez vous, ça va bien ce passer »

Objectifs de la saison ou objectif tout court?

Je cite (encore) : « Fun first, style second » et perf third !
Sinon l'idée c'est toujours d’essayer de marcher plus long en prenant le plus de plaisir possible ! Et continuer à répéter et ouvrir de belles lignes montagnes !

Une anecdote?

Il faut toujours avoir une slack en montagne, ça sert bien quand on coince le rappel !

Une chose à essayer en slackline?

Un leashfall sur une Frankenline !

Une chose à ne pas faire?

Frankenline backup Frankenline !

La Chambotte, Aix les Bains

Un mot à propos de Slack.fr?

Un esprit de déconne, une équipe qui se prend pas trop au sérieux, qui blague sans arrêt. Toujours à fond pour de nouveaux projets, un peu plus fou à chaque fois. Mais aussi une grande expérience dans le milieu, ce qui leur permet de faire du super matos et d'être d'excellent conseils !

Un produit en particulier à conseiller?

J'hésite entre de la MoonWalk et … de la Bill doublée!








10 août 2015

Bis Répétita, Et Plus Si Affinité...


On ne fait pas toujours ce qu’on veut dans la vie. On l’apprend très tôt à l’école et la vie se charge de nous le rappeler de manière régulière. C’est ainsi qu’aspirant à une tranquille semaine de travail confortablement assis devant mon ordinateur, je m’imaginais pouvoir me lamenter à loisir à cause de la chaleur, du soleil qui cogne trop fort et de l’eau du lac bien trop tiède. En bref, je me réjouissais de la perspective de ces journées de cloisonnement à venir.




Bien entendu ce fut le moment précis que le destin choisit pour me rappeler que la routine n’est pas un luxe qu’il me sera permis d’atteindre de si tôt! Corentin Bruet s’était mis en tête de répéter une vielle expédition des (feux) Skyliners (‘sont pas morts… ils ont juste changer de nom…) en retournant installer le Trésor Gap, la highline traversant les 28m de la brèche Tré La Porte dans le massif du Mont Blanc. Et même, débordant d’initiative et ne rechignant pas à portrer un sac à dos bien trop chargé, il ne cachait pas l’idée d’ouvrir une nouvelle highline. Plus longue, plus molle, plus moderne quoi!
Ayant laissé sous-entendre que peut-être il me plairait de participer à une expédition de ce genre, Corentin me prit au mot et je fus d’office compris dans la liste des highliners de haute montagne. Au nombre de six, l’équipe se composait de Corentin, Richard, plus connu sur la toile sous le sobriquet de Brad la Masse, d’Antoine Mesnage, Thibault Cheval et de son cousin Mat l’Indien. Nous n’étions loins d’êtres tous des alpinistes aguerris mais la « rando » était facile à ce qui se racontait plus bas dans la vallée.



J’avais pour ainsi dire une mission professionnelle à remplir lors de cette aventure. J’avais besoin d’images in situ de la nouvelle Moonwalk, sangle virile à la couleur saumon. Ne pouvant plus compter sur une météo défavorable, je me résolu donc à remplir mon sac, le chargeant à contre-coeur de tout l’attirail nécessaire à un bivouac en montagne, doublé d’une mission highline, triplé d’une session photo. Le regard perdu dans les pics et les arrêtes de rocher se dessinant dans le lointain, le petit train de Montenvers grimpait vers son invariable destination alors que je pensais à mes collègues de bureau bronzant devant leurs écrans d’ordinateurs. Je dus laisser échapper un soupir. 



S’en suivit une descente d’échelles vertigineuses dont notre ami l’Indien se souviendra longtemps (ah les virées highline en haute montagne quand on a le vertige, rien de tel pour faire le plein de bons souvenirs). La remontée de la Mer de Glace se fit quant à elle sans encombre. D’ailleurs à voir la pâle figure du glacier, il n’encombrera plus grand chose d’ici quelques années… La triste réalité nous frappait de plein fouet, fin juillet, il fait chaud et la glace fond! Les marchands de cartes postales pourraient avoir la décence de ne pas vendre de cartes montrant le glacier pimpant dans son ancien manteau blanc, c’est déprimant.
En moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire, nous étions arrivés devant un nouveau mur d’échelles en haut duquel zigzaguait le sentier menant au refuge de l’Envers des Aiguilles. Nous l’avons quitté sous la brèche pour finir de crapahuter dans un pierrier au milieu duquel coulait l’eau du glacier de Tré La Porte qui fondait sous la chaleur estival. Enfin, lorsqu’aucun nuage ne s’agrippait à l’Aiguille de la République et au Grépon. Oui, nous étions hélas sous l’unique nuage du massif. Mais rassurez-vous, d’autres nous ont rejoint dans la soirée. 




La highline de 28m fut rapidement installée et tendue « à l’ancienne », comprenez comme un cable. Plus qu’une réelle volonté, peut-être était-ce dû au fait que la sangle faisait deux mètres de moins que le gap… Finalement, alors que la lumière déclinait, Thibault, Antoine et Corentin finirent de pinailler pour enfin commencer à installer cette nouvelle highline de 70m qui allait écoper du nom de « Saumon Dépucelé ». Première highline pour notre Moonwalk à la couleur unique.

Le soir était là et le vent nous frigorifiait. Corentin fut régulièrement rabroué pour nous avoir vendu un ciel dépourvu de nuage d’où les étoiles pourraient à loisir se réjouir de notre présence, nous observant depuis leur canapé stellaire. Mais non. Avant de rejoindre nos couchages, nous avons ingurgité notre soupe à l’eau du glacier, puis notre riz/macédoine à l’eau du glacier avant de nous rincer un peu la gorge, toujours avec l’eau du glacier et ses minéraux bien tangibles qui croquaient sous les dents. Corentin fut néanmoins félicité pour la météo radieuse du lendemain car nous sommes peut-être des rustres mais pas rancuniers.




L’heure était donc venue de se mettre au travail. Baudriers au fesses chacun s’affairait à ses petites affaires. Richard jouait des massues sur le Trésor Gap, Corentin, Thibault et Antoine s’amusaient à dépuceler le saumon et notre indien bravait sa peur du vide en s’offrant un aller-retour en poulie au dessus de la brèche. Tantôt sautant de rocher en rocher, pendu à une corde ou au milieu d’une highline je m’occupais de mes photos lorsqu’Antoine me rappela que moi aussi je faisais de la highline et qu’il serait de bon aloi de  m’y coller. Moi qui pensais passer inaperçu… En bon papy de la highline, je me suis contenté de m’aventurer sur les 28m sur-tendus (trop tendus?!) et d’y faire deux aller-retour qui - avouons-le - m’auront mis la banane pour plusieurs jours. Nous étions des skyliners! Merde alors!





Mais comme les lauriers c’est bon dans le pot-au-feu mais faut pas trop s’y reposer, nous avons engager le démontage et amorcé la décente afin de ne pas manquer le dernier train vers la civilisation. Accomplir de grandes choses c’est bien, mais ça ne vaut pas de se les remémorer devant une bière! Ou encore devant un ordi au bureau le lendemain. C’est là, confortablement assis, entouré de ses collègues qu’on se dit qu’on était bien là haut et on se demande alors ce qu’on fait là, assis entre quatre murs. Mais bon, on ne fait pas toujours ce qu’il nous plait!





Texte et photos : Fab Wittner