Qui sommes nous ? About ?


All about balance. Tout est une question d'équilibre.
Cette phrase illustre Slack depuis ses débuts en 2005.
Alors que personne n’avait entendu parler de sangle molle, Damien Mercier décida de pousser le slackline vers les projecteurs en créant la marque Slack et le site www.slack.fr, ainsi que la boutique en ligne de slackline. Vous êtes ici sur notre blog.

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14 déc. 2015

Metronomic, le nouveau film des Flying Frenchies - Freddy Drum'N'Gong

Film complet disponible sur BarakaFlims.com


Metronomic c'est la rencontre entre les cascadeurs des Flying Frenchies, les danseurs aériens de la Compagnie 9.81, les musiciens du groupe RadioMonkey, et l’équipe de Baraka Flims. 


Un savant mélange d’artistes et de sportifs de haut-vol. Un hymne au vide, entre performance et poésie contemplative.




L'un des personnages principaux de ce film, autant dans sa réalisation, que dans la préparation, a été Freddy Montigny. Vous le connaissez peut-être plutôt sous le nom de Freddy Drum'N Gong où comme membre des Flying Frenchies.
Il est l'ami d'enfance et compagnon de jeu de Julien Millot (cf : I Believe I Can Fly), et a déjà quelques cascades qui ont buzzé à son actif (voir bas de page).



Freddy Montigny, dit Drum'N Gong, avec sa batterie volante

On a profité de l'un de ses nombreux passage au bureau de la WorldCompany à Cons Sainte Colombe, entre deux séances de coutures pour lui demander quelques mots sur le film dont nous sommes partenaires/soutien.

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Comment t'es tu lancé dans ce projet avec Antoine (Moineville) ?


Ca s'est fait de fil en aiguille, grâce à de vieilles idées d'un peu tout le monde.
Je voulais refaire du spectacle de grande hauteur, en falaise. Inspiré de ce qui s'est fait les années 80/90. Comme les Arts Cordés, la Place des Anges, de la danse escalade et la danse verticale. Une pratique qui s'est un peu perdu.
Mélanger ça à de la slackline, au pendule, au concept de musique accrochée, suspendue, avec la batterie, s'est fait naturellement. Ca fait déjà longtemps que j'accrochais des gars à la guitare.

Les musiciens de Radio Monkey avec en arrière plan Nathan Paulin sur une highline de 130m


Pourquoi des slacklines dans Métronomic ?


Le monde du saut pendulaire a repris du poil de la bête grâce à la slackline, même si on utilise toujours des cordes.
L'intérêt comparé à des cordes aussi, c'est qu'il y a des slackliners. Donc ça fait parti du spectacle. C'est beau, c'est visuel.

La base du projet c'était de mélanger les pratiques, donc si on ne mettait que des cordes ça n'avait plus aucun intérêt. Ou alors on l'aurait fait dans les années 90. Mais aujourd'hui en 2015, le truc c'est de le faire avec des slacklines, des slackliners, du show, du visuel, et un mélange des disciplines et des genres.


Tancrède Melet se préparant à se larguer d'une highline en BaseJump

Comment s'est passé l'organisation sur place ?


Chacun a bien joué son rôle.
L'accroche des slacklines, les pendules et ce qu'il y avait autour, s'est auto-géré grâce aux slackliners sur place.
Notamment par Gautier Bourgard des Pyrénaline. Il a géré l'installation des pendules et le calcul des trajectoires. Il n'est d'ailleurs pas assez cité dans le film pour toute l'aide qu'il nous a apporté. Le tout avec l'aide de Théo Sanson (Team Slack.fr) et Nathan Paulin (Team Slack.fr).

La partie danse verticale était plutôt autonome grâce à la Compagnie 9,81.


La chanteuse Dalenda Mélonie Sina, du groupe Radio Monkey

La partie mise en lumière, artistique, costumes, c'était Richard, un ami d'Antoine Moineville à Chambéry. Il a bien eu la vision globale de tout ça, pour pouvoir mettre en avant la performance.

Les systèmes de largage, accrocher les musiciens et la synchronisation entre tous, ça c'est plutôt moi.

Mise en place avant les largages. ©Damien Deschamps


Les caméras, les cadres et les images, c'était Julien Nadiras et Vladimir Celier de Baraka Flims. Ils ont également dirigé la musique pour avoir quelque chose d'ordonné, qui ne part pas trop n'importe comment. Afin qu'ils puissent avoir une matière suffisamment simple et exploitable pour monter le film avec leur style.
Ils ont été aidé aussi dans les prises de vue par DamienDeschamps et Alex Marchesseau de Chamonix.


Mélange des genres. ©Damien Deschamps

Antoine Moineville s'est occupé de l'entrainement des musiciens à la remontée sur corde et l'utilisation du matériel d'escalade.
Mais aussi de la gestion logistique globale, l'anticipation. Il a été le chef d'orchestre entre les repérages, les autorisations des différents interlocuteurs et propriétaires, mais aussi sur la coordination entre les différents protagonistes du spectacle, etc. Il a géré toute l'organisation centrale du projet en fait.

En gros, sur place, chacun a joué son rôle, a pris ses responsabilités. C'est là où, le bon job a été fait, prendre les bonnes personnes, les mettre ensemble et faire en sorte que ça marche tout seul.


Images tirées du film Métronomic


Parle nous un peu plus de toi


Je suis batteur depuis que je suis bébé. Je suis né sur la batterie de mon père. J'ai toujours été dans le monde de la musique. J'ai gagné ma vie dans/de la musique de mes 15 ans à mes 25 ans. C'était vraiment mon métier.


Freddy jouant du Hang. ©Jeremy Dussauze

Je rêvais de montagne, de voyager, tout ça. C'était difficilement compatible avec la musique. Donc j'ai tout plaqué à 25 ans et je suis venu habiter en Rhône-Alpes. J'ai commencé le parapente et à me balader dans les montagnes, et voilà.

Toutes ces étapes sont des marches qui ont été gravies les unes après les autres, jusqu'à rencontrer l'escalade et le monde de la corde. Et enfin rassembler ces deux passions que sont voler et jouer de la musique.
Les mettre ensemble, c'est à la fois intégrer les compétences techniques des 2 mondes mais aussi intégrer tout le réseau de personnes autour qui permet de mettre tout ça en place.
Quand j'habitais à Orléans, on ne connaissait pas les cordistes, ni les parapentistes, ni les grimpeurs. La slackline n'était pas connu à l'époque. En tout cas, je ne l'avais pas encore rencontré.

C'est bien plus tard, quand j'ai voulu faire du spectacle aérien, que j'ai découvert le monde de la verticalité. Ce n'était pas du tout ma culture. Moi c'était plutôt conservatoire, jazz et musique classique. Et là je me suis dit « ah ouai daccord, en fait ils ont déjà tout fait les gars... ». Sauf accrocher une batterie en l'air, et encore moins sous des parapentes.
Accrocher des musiciens en l'air ça avait déjà été fait, mais les trucs bien Rock'N'Roll comme des contrebasses, batteries, des pianos, non. Donc c'était vraiment ça l'intérêt, d'aller chercher ce loufoque, cet absurde là.



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11 déc. 2015

Part 2 : Singeries Moabiennes et 500m de highline - Thibault Cheval



Indian Creek - Thug Mansion 



Après 4 jours passés en haut de Castleton Tower pour le record de Théo (must watched), nous nous accordons la journée de lundi de repos au Monkey Den.




En fin de journée Mimi et moi décidons de partir bivouaquer à Indian Creek, célèbre site d’escalade, où nous devons retrouver Etienneet l’équipe de Nograd le lendemain pour passer quelques jours à grimper.
Après quelques cafouillages pour se retrouver, et un aller-retour à Moab, on finit par se retrouver tous au Superbowl Campground le mardi soir, bien décidé à tout donner dans les superbes fissures de grès le lendemain !





Et, il faut le dire, le dépucelage de la fissure se fait dans la douleur. Avec Mimi nous nous échauffons dans une fissure courte cotée 5.10- pendant que les copains s’échauffent pépère dans Scarface, LA ligne du secteur !

S’ensuit une superbe envolée dans un 5.10+ où on a désormais plus le choix, si on veut avancer, faut verrouiller les doigts, mains, poings, pieds dans cette fichues fissures qui nous écrase, nous tord les articulations. Lors de ce premier jour et de ces premiers verrous je m’écrase tellement les doigts que ma main me fait toujours mal au moment où j’écris ces lignes, soit près de deux semaines après. Il va falloir faire avec car le potentiel de ce site est sans limite et je ne peux pas m’arrêter après seulement une journée !


Lien de la vidéo ici

Le soir nous nous retrouvons tous autour d’un feu géant, nous entrainant à tirer à la carabine à plomb d’Enzo et aux lance-pierres d’Etienne, François et Fab. Car oui, Thanksgiving approche et ils veulent chasser la dinde !





Le lendemain rebelote, nous filons en direction du secteur Optimator (4x4 obligatoire pour y accéder, mais on ne nous l’avait pas dit, alors notre citadine a fait l’affaire.. !) où Enzo prévoit de grimper la voie du même nom, un magnifique splitter de plus de 40m coté 5.13 (7c+ / 8a). De notre côté nous nous échaufferons dans une fissure à mains cotée 5.10 mais plus teigneuse qu’il n’y parait !
La journée se passe donc tranquillement, passant d’un secteur à l’autre, découvrant ce nouveau style d’escalade et essayant de se faire de moins en moins mal dans les verrous.



Le troisième jour je laisse l’équipe des Nograders pour partir avec trois français rencontrés sur le spot grimper la North Six ShooterTower (plus connue comme étant la fameuse tour de la publicité Marlboro) pour grimper la face Sud et sauter depuis le sommet.

Ma main me faisant trop mal je ne peux grimper, idem pour un des trois autres frenchies, comme par hasard celui qui doit sauter avec moi. Les grimpeurs poseront donc des cordes statiques pour les BASEux ! Une fois en haut on prend 5min pour admirer la superbe vue sur Canyonlands, puis c’est le moment de se préparer car le vent se lève ! Les copains grimpeurs sont déjà descendus en rappel, plus le choix, il faut sauter. On trouve un bon exit, on jette un caillou, ça tape à 4...

Le topo annonçait 80m de haut pour la voie, mais avec des zig-zags. Vu d’en haut, on penche plus pour 65m, 70 à tout casser. On se rassure comme on peut (lui comme moi ne sommes pas habitués des sauts bas) : « y’a du talus, on va être dans la strat’ ! ».

On attend quelques minutes, on compte la durée des accalmies entre deux rafales, puis c’est parti : Luc s’élance en premier, et je le suis dans la minute qui suit. Effectivement y’a du vent, sous voile c’est pas la joie mais ça fait, et on pose à 500m de la voiture quand les autres mettront une bonne heure à redescendre !

Saut au réveil : lien de la vidéo ici

Retour le soir même à Moab pour attaquer les préparatifs pour le montage du Space Net : Thug Mansion de son petit nom.
Finalement la journée du lendemain, samedi, sera consacrée à la highline, l’installation étant reportée au lendemain. Nous nous retrouvons donc tous au Fruit Bowl Théo Guillaume Rolland, Antony Newton, Mimi Guesdon, Mathieu Pertus et moi pour highliner dans ce superbe cadre.
Anto s’envoi la 160m aller-retour, Mimi et moi mettons quelques essais sur la 100, pendant que Théo passe son après-midi à danser au bord de la falaise !
Le soir Théo et moi partons à vélo manger un hamburger à la brasserie de Moab, fin novembre la nuit dans le désert, ça caille !!! On devra tricher pour que Théo qui a oublié sa carte d’identité puisse boire une excellente bière, brassée sur place, au fond du bar !




Le lendemain c’est le grand jour : une centaine de personnes sont présentes pour participer à l’installation des deux filets !

  • Première étape : désinstaller les highlines en place
  • Deuxième étape : préparer le filet au sol, « enkiter » les sangles, briefer tout le monde et répartir les équipes
  • Troisième étape : balancer tout ça dans le vide !
Le résultat est bluffant ! Incroyable ! Voir cette énorme installation prendre sa place dans le vide est vraiment « amazing » !
Après d’ultime réglages Andy s’élance en premier sur un des brins, traverse les 60m jusqu’au premier petit filet, le traverse, puis se rend sur la « floating line », celle qui relie les deux filets et qui n’a aucun ancrage fixe ! Magnifique ligne, une des plus belles qu’il m’ait été donné de marcher, mais ça, ce sera pour plus tard... !


Thibault Cheval



Photos : Chris Hoyte, Elliott Natz, Faith Dickey, Forrest Kaye, Thibault Cheval

18 sept. 2014

Wingsuit VS Highline - Les idées saugrenues de Mr. Millot



Il y a des idées qui prennent leur temps pour mûrir, de ces idées dont on ne se défait pas. Les projets s’enchainent, le temps passe mais elles sont toujours là. Ça va tomber un jour ou l’autre c’est sûr, on les sent venir.
Et un matin, paf. C’est le moment, toutes les conditions sont réunies, l’idée se transforme un projet, et le projet devient une aventure.




A cinq dans la camionnette Slack, le coffre rempli de sangles, cordes, baudriers, matériel vidéo et photo en tout genre, nous faisons route vers Chamonix. La dernière fois que nous y avions mis les pieds tous ensemble c’était pour que Julien passe en wingsuit dans un anus géant. (que j’avais peint en y mettant tout mon coeur) A nouveau, nous visons le Brévent, où plutôt le couloir de l’Ensa. 
Le projet qui a germé dans la tête de l’ami Julien consiste à passer sous une highline en wingsuit. Oui, pourquoi pas? On ne s’image pas comme ça, mais ce n’est pas chose aisée que de trouver un endroit qui se prête à ce genre de cascade. Le pauvre Julien a dû passer un temps fou à explorer une multitude de spots de wingsuit avant de se rendre à l’évidence, son eldorado était juste sous son nez, au beau milieu du couloir de l’Ensa. Nombreux sont ceux qui sans le savoir avaient déjà pris la trajectoire qui filait sous la highline que nous allions tendre. Il ne nous restait plus qu’à l’installer.




Une fois le camp de base monté sous le sommet, notre caravane de l’extrême s’est mise en route. Tous chargés comme des mules, nous avons contourné les falaises du Brévent pour enfin accéder au couloir, quelques centaines de mètres en contre-bas. Glissades, chutes de pierres et sueur furent au rendez-vous à la descente comme au retour. La ligne d’une cinquantaine de mètres fut tendue juste avant la nuit, le temps pour Julien, Tancrède et Corentin de faire chacun un rapide passage. En face de nous, le Mont Blanc retenait désespérément les derniers rayons de soleil. La remontée se fit dans la pénombre et le diner à la frontale. Nous passerons les détails d’une nuit fraiche, durant laquelle certains constatèrent la limite de leur matériel ou simplement souffrirent de l’absence de duvet tout court. Bref, les premiers rayons du soleil furent plus que bienvenus. Ils finirent de nous réchauffer après la ration de café préparée par Tancrède; qui avait pris son réchaud, lui. Nous, non. On s’était dit qu’on économiserait du volume et du poids. C’était con, merci Tancrède d’avoir sauvé notre petit dèj.




La tête enfarinée, quoique bien réveillés par la fraicheur du matin, nous avons entamé la descente vers la highline. Le Mont Blanc était toujours à sa place - où pourrait-il aller d’autre? - la tête dans les nuages et les pieds qui chauffaient au soleil. Une place enviable. De notre côté de la vallée, la rosée rendait la descente un peu plus glissante que la veille. Guillaume, chargé de son drone et des caméras qui allaient avec, a particulièrement apprécié le trajet.




Arrivés sur place, nous avons déballé les caméras et appareils photos. Chacun a pris ses quartiers dans des recoins plus ou moins exposés du couloir alors que Freddy et Tancrède zippaient leurs wingsuits au sommet du Brévent. Une distribution de high five aux touristes matinaux et c’était l’envolée royale. Tancrède est passé devant, Freddy le suivait un peu plus haut. Sur la slack, Julien poireautait debout sans bouger, les fesses serrées, tenant bon l’équilibre en attendant que les deux oiseaux arrivent. Les rubalises blanches et rouges flottaient mollement avec la brise qui remontait du couloir. On entendit à peine le bruit des wingsuits, couvert par le drone qui bourdonnait au-dessus de nous. On était presque un peu tendus. Tancrède passa comme une flèche, sous la highline. Freddy décida lui aussi de passer au-dessous, préférant éviter la collision avec Julien. C’était fait. Tout s’était bien passé.

On pouvait maintenant attendre qu’ils recommencent.




Le temps que Tancrède et Freddy fassent la rotation jusqu’au sommet, d’autres potes, habitués à sauter du Brévent, passèrent nous rendre une rapide visite. Mais le temps est compté pour le wingsuiter du Brévent, à 10h30, c’est le tour des parapentistes d’occuper l’espace aérien. Le moment pour nous de démonter la highline, remballer tout notre bordel arriva vite. Restait maintenant à se mettre une bonne suée pour tout remonter au sommet où la benne nous attendait pour redescendre… oui, nous sommes montés pour redescendre? Même si ça a l’air de défier la logique c’était plus rapide et plus facile. 

Retour au camion, où Tancrède et Freddy nous attendaient. Congratulations, accolades, nous avons récupèré les rushes des caméras embarquées et c’était déjà le temps pour nous de rentrer à Cons Sainte Colombe. C’est qu’on avait une journée de boulot qui nous attendait.




Big up à Corentin qui a enchainé le Grépon et sa highline dans la foulée et un pensée pour Alex Duncan qui a fait son dernier vol ce jour là.


Crédit Photos : Fabrice Wittner