Qui sommes nous ? About ?


All about balance. Tout est une question d'équilibre.
Cette phrase illustre Slack depuis ses débuts en 2005.
Alors que personne n’avait entendu parler de sangle molle, Damien Mercier décida de pousser le slackline vers les projecteurs en créant la marque Slack et le site www.slack.fr, ainsi que la boutique en ligne de slackline. Vous êtes ici sur notre blog.

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21 nov. 2016

J'irai Slacker Chez Vous, TOULOUSE - Slack Tour 2016

Saison 2016
Etape #3 - Prochainement

SlackTour TOULOUSE - Pibrac le samedi 26 novembre

A l'occasion du Festival Pyrénicimes à Pibrac, non loin de Toulouse, le SlackTour débarque dans cette petite mains néanmoins, dynamique bourgade!


On prend les mêmes et on recommence!


Défis, ateliers menés par Nicolas Margaron et Romain Billard de la Team Slack.fr, et bien sûr essai de toute notre gamme de matériel!
Nous n'oublierons notre douce et tendre double KillBill, ainsi que notre inoubliable Frankenline!

Alors ramène ta slack et ton casse-dalle et vient profiter d'une journée avec la communauté de Toulouse autour de lignes accessible à toutes et tous!
Le levé de rideau se fera vers 10h, mais si tu veux venir donner un coup de main pour installer, on y sera vers 7h/7h30!

Organisé en partenariat avec le Club Omnisport de la vallée de l'Arve, Pyrénicimes et l'associaiton SlackHouse de Toulouse.

Programme (approx):


07h30 : Installation

10h : Début des festivités

11h30 : Twister Contest - L'oreille interne mise à contribution

13h30 : 3some Contest - 3 lignes pour les gouverner toutes

15h : ateliers remontées sur leash et trickline avec Nico et Romain de la team Slack.fr

16h : StrongMan - Des gros bras, mais pas que...

Tombée de la nuit : démontage



Sur tout le week-end, vous pourrez également profiter du festival Pyrénicimes :

http://www.pyrenicimes.fr/


16 nov. 2016

Part 3/3 - La Team Slack.fr au Maroc pour un projet pas comme les autres

Dimanche 25 septembre 2016

Quentin qui s'aère les aisselles et Nicolas qui vient de faire tomber sa Gopro

Lendemain matin Mohamed Bischoff (Alias Quentin) et moi même (Nicolas Margaron), partons pour installer la 100m à côté du gîte qui sera La ligne qui nous servira de training pour la fin du séjour.
Le passage de ligne fait, Bibich fait le premier essai et nous rentrons.


une ligne de 100m pour le "training" : easy...

Le jour suivant Mimi et Clément partent en direction de la 300m pour la quelques jours de bivouac au pied de la ligne.
Pendant ce temps Manouche, Nastro, Brice et Thibault Cheval partent sur une grande voie du nom de Rivières Pourpres, une voie majeur de 800m à Taghia, qu'ils finiront à la tombée de la nuit. Ils rentreront à la frontale jusqu'au gîte le soir même.
Comme la plupart des dîners, le repas se compose de soupe, tajine de légumes avec très peu de viande et des fruits en dessert.



Lundi 26 septembre

Lundi, c'est le souk à Zaouiat. Départ à neuf heures du gîte en direction du village où se trouve le souk, qui est à 2h30 de marche. Nous rejoignons toute l'équipe au bar du village, un coca frais nous y attend dans la plus grande simplicité des choses.
Dans ce souk on trouvera des réparateurs de chaussures qui vous proposeront pneus neige, pneus été, pneus cloutés, à vous de choisir. Des vendeurs de graines, des vendeurs de poisson, des vendeurs de rêve!
Midi, nous prenons la direction de Taghia pour rentrer au gîte et finir l'après-midi sur un secteur de couenne avec Doune, Ju et Quentin.



Mardi 27 septembre

Boris et Manouche partent pour une expédition de deux jours dans le canyon de TarjaOula. Une voie de 900m les attend. La plus grande partie de la voie est en trad, dans le niveau 7a mini et un toit en pleine voie de plus de 15 m d'avancer!
Ils auront des surprises pour poser leurs coinceurs en toute sécurité... 



Mais si ce n'était que ça, ce serait trop facile! Le toit se finit sur une fissure...

#10 : bien sûr, ils y passeront la nuit sans même pouvoir se retourner pour se poser à peu près correctement. Donc autant dire que la nuit fut courte et fatigante...

On les retrouvera au gîte le soir suivant épuisé, mais heureux comme jamais d'avoir pu faire cette voie en trad.
La fin de semaine se consumera de randonnées plus ou moins dangereuses de passages berbères chaotiques, de grandes voies plus belles les unes que les autres, avec des roches différentes et abrasives à souhait!
                          
Nicolas bien chargé sur les chemins suspendus old school de la région

Lundi 3 novembre

Le lundi suivant Boris, Manouche, Fred et Nastro décident de partir pour deux jours de grimpe avec bivouac dans le canyon. Avant le départ, Jamal patron du gîte, propose pour leur retour, d'aller chercher une chèvre chez le meilleur éleveur du coin pour leur préparer un repas digne de leur expédition.

Leur départ se fera tôt le matin. Ils partiront pour une randonnée de deux heures, qui les mènera à une maison en plein dans le canyon où un paysan berbère les accueillera pour les héberger.
Sauf que voilà, parti dans une grande voie en deux cordées, ils la finiront de nuit.

#11 : L'aventure commence, ils vont se tromper de chemin sur le retour...

Ils vont marcher pendant des heures à la lumière de la frontale sur des chemins escarpés très dangereux, sans jamais retrouver leur chemin. Ils décideront donc de dormir dans le canyon, en attendant le jour.
Mais là, les premiers bruits retentissent...

Il se trouve qu'ils tournaient apparemment autour d'un village de nomade éleveur de chèvre. Ils les ont pris pour des "esprits voleur de chèvre".

#12 : Les berbères les ont donc attaqué en mettant le feu à des buissons pour les déloger, et à leur tirer dessus des cailloux à la fronde qui leur ont frôler les oreilles!

Jusqu'au moment où Boris décide courageusement de se rapprocher des adversaires pour aller entamer la discussion. Qui va vite tourner en rond car personne ne se comprend...
Les minutes passent, les tensions se calment, et un des berbères commence à comprendre que ce ne sont que des touristes qui sont perdus. Ils finiront par leur offrir le thé et des couvertures pour la nuit et s'excuser. Tout est bien, qui finit bien.


De retour au gîte avec toute l'équipe fatiguée comme jamais, nous nous retrouvons autour d'un thé, une assiette de miel, une assiette d'huile et des souvenirs plein la tête en attendant le retour de Jamal et la chèvre tant attendu pour le repas du soir.
Jamal fait son arrivée avec la chèvre sur les épaules, après quelques caresses, kwick la chèvre! Elle se retrouve rapidement sur la grille du barbecue pour en ravir plus d'un !

Mercredi 5 octobre

La fatigue commence à se faire sentir pour tout le monde et le départ commence à se faire proche. Il se fera le dimanche suivant.
Ce matin, tout le monde prend le temps de profiter du beau temps sur la terrasse du gîte à coup de tarot, foot, Kendama, jongle et sieste tout simplement.




En fin d'après-midi, je motive Thibault, Louis et Ju à monter du côté de la 40m, pour la démonter et en profiter une dernière fois. Thibault en profitera lui, pour se faire un dernier saut de BASE. Il effectuera son posé sur le toit du gîte. Même si ce fut tout juste, la classe!

Taghia 2016 from Thibault Arrappiccatu on Vimeo.

Les derniers jours se feront à la cool ,jusqu'au samedi ou le démontage de la 300m est prévue.
Nous partons avec Mimi, Clem, et Quentin pour son démontage qui s'annonce difficile et fatiguant.
Le retour est dans un canyon pentue et glissant à cause de la pluie qui est tombé le matin.
Deux équipes, Clem et Quentin d'un côté, et Mimi et moi-même de l'autre.



Nous arrivons à la ligne à 10h. Les dernières runs se font pour le plaisir. La ligne commence à être détendue, et voilà le vent sen mêle de plus en plus.
La galère commence. Les bras nous manquent et nous frôlons l'accident quand une rafale emporte la sangle que nous avions près des pieds.
Nous avons été obligé de lâcher la sangle quitte à la perdre... Par chance, tout se finira bien et nous arriverons à démonter cette 300m qui n'aura pas été passée. Malgré de très jolis runs de Mimi et Clèm (2 catchs) tout au long du voyage.

Retour au gîte, dernier repas avant de repartir pour le nord du Maroc où nous attend notre bateau pour rentrer en France la semaine qui suit.

Dimanche 9 octobre

Les sacs sont faits, c'est le temps des derniers câlins et au revoir. Les mules sont chargées, retour à la civilisation.
En camion avec Mimi, Thibault, Louis, Clem et Quentin pour Chefchaouen où nous allons passer deux jours dans un gîte au pied de falaise et de chant où Mimi et Thibault sont déjà passés à l'aller.


Jeudi 13 octobre

Nous voilà dans le ferry pour le retour qui clôturera un voyage que l'on n'oubliera pas de si tôt. Les paysages magnifiques, l'accueil de la communauté sur place, le partage des connaissances avec ces berbères qui nous aurons étonnés tout au long du voyage par leur gentillesse et leur accueil.





1 sept. 2016

A la conquête des Balkans - Antoine Mesnage

Artcile 1 - Come Back from UK
Article 2 - Good Morning from Ireland !
Article 3 - Norvège : Preikestolen Line en amoureux
Article 4 - Chinoiseries slacklinesques!


Cet été, après avoir acheté un camion et l’avoir aménagé comme un petit chalet, nous avons décidé avec Estelle de partir l’essayer autour de l’Italie, la Slovénie et la Croatie.





Nous n’avions cette fois pas prévu d’itinéraire type, afin de choisir au jour le jour quelle serait la destination du lendemain.

Notre maison à roulette

La première étape fut un arrêt dans la région du lac de Garde, en Italie. Très similaire à Annecy, le paysage reste très agréable, avec son grand lac surplombé de montagnes. Nous y rencontrons ici des Slacklineurs locaux Stefano et Nazareno, qui nous emmènent sur leur spot d’entrainement.
Les ficelous sont en place pour passer la ligne facilement, les aménagements divers sont présents, on est bien sur le spot classique de la région ! On passera ainsi la journée à s’amuser sur une jolie 60 mètres, avant de reprendre la route vers les montagnes.




Rando sur la route

Après avoir gravi plusieurs des sommets environnants, nous nous dirigeons vers les Dolomites. Un arrêt obligatoire pour découvrir les belles Via Ferrata, et le spot mythique de Monte Piana.


Via Ferrata del Tofane 3300 m


Ici encore, nous rencontrons le local Tobias, et sa copine Lisa. Ouvreur d’une bonne partie des lignes des Dolomites, Tobias m’avait déjà été d’une aide précieuse lors de la conquête du Preikestolen (une aventure à lire).

Nous nous rendons ainsi tous les quatre au Monte Piana. Ce lieu riche en histoire et en émotions le devient d’autant plus grâce aux explications de Lisa, professeur d’histoire. En effet, le Monte Piana est un musée à ciel ouvert de la première guerre mondiale.

Nous profitons de journée avec plusieurs highline, dont la plus longue, de 75 mètres, surplombe la vallée. La vue est magnifique, surtout lorsque les lumières du soir font leur apparition.


Tobias sur la 75

Antoine sur la 75

Nous redescendons de nuit et prenons la route vers le Nord de l’Italie.
Le lendemain, jour de repos, nous partons à la recherche d’un petit lac de montagne du Tyrol. Après quelques 800 mètres de dénivelés bien raides et garnis de chanterelles, nous découvrons un joli petit lac sauvage. La Moonwalk et mon kit ultralight toujours dans le sac, j’en profite pour installer une petite waterline.

Waterline dans un petit lac de montagne


Nous sommes déjà à 10 jours de voyage et décidons de descendre en Istrie (Croatie) rejoindre ma famille qui séjournait la bas.
Sur la route, arrêt obligatoire à Trieste pour mettre une highline à Napoleonica, spot d’entrainement des locaux. Les plaquettes n’étant pas restées en place et n’ayant pas pensé à en prendre, il nous faudra un peu d’imagination pour trouver des ancrages et ouvrir une variante aux lignes déjà existantes.
Ce sera finalement une cinquantaine de mètres, avec une très belle vue sur la mer. Spot à conseiller !


la Highline de Trieste 55m


Nous finissons la soirée à grimper et faire des traversées, à la fraîche.


Estelle sommet de la tour

C’est parti pour la Croatie !
Je profite d’avoir un peu de wifi pour faire des recherches sur la région. Un spot s’avère évident : Vela Draga, un parc situé au nord-est de l’Istrie, ou l’on peut grimper sur différentes tours, et ou Lukas Irmler avait déjà installé une highline il y a quelques années.

Je m’aperçois qu’il faut énormément d’élingues pour installer cette ligne à ancrages naturels, puisqu’il faut haubaner deux tours.
Nous en avons seulement 3, et cela s’avère compliqué. Nous nous rendons quand même sur le spot. Nous découvrons un superbe panorama, des tours à perte de vue et un site d’escalade bien équipé.

Je repère le spot ou se trouve la highline, et la trouvant bien compliquée à installer avec le peu de matériel que l’on dispose, je préfère abandonner et profiter de la journée pour grimper.

Démo de grimpe du papa !


Malgré mon manque d’envie, Estelle et mon père me remotivent, et prennent part à l’installation de manière très efficace. Je grimpe sur la tour que j’encercle difficilement avec mon élingue de 3m, mon père entoure un bloc de l’autre côté avec de la corde, et Estelle nous effectue un passage de ligne sans accroche !
Vite fait bien fait, la ligne est en place. Elle ne fait pas plus de 20 mètres, mais l’ambiance et l’équipement peu exhaustif la rendent assez terrifiante !
On finira la journée à grimper sur ce beau rocher de Vela Draga (A conseiller !).

Estelle en haut de la voie


Highline Vela Draga 20 m

Nous passerons la plupart de notre temps en Istrie à profiter de la mer, masque et tuba, canoé et paddle, deep water soloing, et même quelques waterlines.

Waterline en Istrie
Nous prenons ensuite la direction du Nord de la Slovénie, région plus montagneuse que le sud avec ses Alpes Juliennes.
Ici se trouve le plus haut sommet de la Slovénie, le Mont Triglav, culminant à 2864 m, que nous avions prévu d’atteindre. Avant cela, nous passons par la jolie petite ville de Bled, connue pour son lac et l’Ile qui s’y trouve au milieu.

Jolie vue de Bled

C’est parti pour l’ascension du Triglav !
Ce sommet se faisant normalement en 2 jours avec une nuit dans l’un de ses 3 refuges, nous décidons de le faire à la journée en partant du parking le plus haut, ce qui nous laissait « seulement » 1800 mètres de dénivelés et quelques 14 km jusqu’au sommet.

En light ? Bien sûr que non, une highline avait déjà été posée au sommet, et malgré le peu d’informations, on aurait été bien trop frustrés de ne pas avoir pris le matériel si l’on avait trouvé le spot.

Nous voilà donc partis Estelle et moi. Plus l’on s’approchait du sommet, plus un vent violent et froid se faisait ressentir. Pas de chance, ça complique nos plans. Nous atteignons quand même le sommet en un peu plus de 4h30.
Le moment fatidique arrive, avons-nous monté du matériel de highline pour rien ? Il semblerait, étant donné la puissance du vent s’engouffrant dans la face Nord, ainsi que la friabilité des rochers sur laquelle nous étions censés entourer nos élingues.
Nous décidons donc d’abandonner malgré la mission sherpa, et commençons la redescente.

sommet du triglav

Mais 100 mètres plus bas, Estelle repère deux gros blocs surplombant le chemin, qui pourraient faire office de ligne de secours, afin de ne pas avoir promené le matériel pour rien.
Etant un peu plus à l’abri du vent, nous nous mettons donc au travail. Un tour de rocher, puis un autre, une Moonwalk et hop, c’est fait. Finalement, on n’aura pas fait les sherpas pour rien !

Highline au Triglav
Nous redescendons enfin, épuisés après cette grosse journée.
Notre trip touche à sa fin après presque un mois de vadrouille. Nous faisons un dernier arrêt dans la vallée de la Soca, au Nord du Triglav. Cette vallée est connue pour sa rivière pure d’un bleu émeraude.
En courant le Soca Trail, un chemin qui longe la rivière sur ses 25 kilomètres, nous découvrons de belles gorges, propices à une petite highline et à l’escalade.

Estelle grimpe au-dessus de la soca
Soca highline
Nous finissons donc notre voyage sur cette belle ligne surplombant la rivière, avant de rentrer des souvenirs pleins la tête.

Malgré le manque d’informations, nous avons réussi à mettre pas mal de lignes durant notre trip. Pour l’avenir, je prendrais cependant bien plus d’élingues. Lorsque l’on ne sait pas à quoi s’attendre, que l’on utilise des ancrages naturels et que l’on improvise des installations, il faut avoir suffisamment de matériel pour que la ligne ne soit pas dangereuse. Et 3 élingues, c’est souvent un peu limite.

Voici la liste des highlines que nous avons installé durant ce trip avec les points GPS :

  • Monte Piana, Italie - 15, 50 et 75 mètres : 46.626501, 12.244657
  • Trieste, Napoleonica, Italie – 55 mètres (Ancrages présents pour 20 et 90 aussi) : 45.695883, 13.744256
  • Vela Draga, Croatie – 20 m (existe aussi une 60m) : 45.315604, 14.168461
  • Gorges de la Soca – 25m : 46.336842, 13.645987
Si il vous prend l’envie d’aller vadrouiller dans ces endroits et que vous lisez cet article, n’hésitez pas à me contacter pour plus d’infos ! C’est tellement agréable quand on sait ou aller, comment installer la ligne et quel matériel prendre, mais bon, c’est quand même moins marrant, et puis c’est ce qu’on recherche aussi, l’aventure ;)
Keep it Slack !

22 juin 2016

World Record Highline 1 km - 19/04/16

Photo : Wittner Fabrice
1020m - RECORD DU MONDE DE HIGHLINE !
NathanPaulin et DannyMenšík ont plus que doublé le record du monde de highline à Aiglun (Alpes Maritimes - 06910). Nathan, à la première tentative en 1h10 et Danny au 3e essai en 40min. BRAVO LES GARS !

1020m de long pour 600m de haut, et env 50m de flèche. 
Le précédent record était détenu par Théo Sanson avec 495m (2015), Utah / USA.

Tension env 500kg
Sangle : MoonWalk de slack.fr. Backup : corde dyneema 6mm de Lanex.



VIDEOS :




Le record par Redbull.com :




Behind the Scene par Slack.fr:

17 mars 2016

Une semaine d'entraînement Franco-Allemande, et un record de France



La période hivernale est toujours plus calme pour les highliners. On est obligé d’aller dans le sud pour ne pas se geler les pieds. Après une première semaine sur 330m en polyester dans des gorges rouge dépaysantes nous décidons d’installer encore plus long au Tholonet.




Situé à 10 minutes d’Aix en Provence c’est LE spot d’entrainement rêvé. Avec des longueurs de 20 à 200m et maintenant 424 m !
Un jour avant mon arrivé : Le mardi 4 mars, Guillaume Rolland, Antony Newton* et Jean-Daniel (notre pilote de drone) se retrouvent sur le spot pour établir la connexion de la 424m.
Quelle bonheur d’avoir un drone ! Ce qui d’habitude nous prend 3 jours se fait en 3 minutes. Néanmoins ce jour-là le vent violent emmène le fil de pêche dans les arbres. 6h de combats dans les branches plus tard le ficélou est passé !

*Deux amis présent sur presque chaque records, de la Réunion (469m), aux USA (493m), ils font partis des hommes de l'ombre sans qui toutes ces réalisations ne seraient pas possible. Ce sont d'autant plus, deux très bons performeurs sur ces méga lignes!

Antony et Guillaume trimbalent le km de sangle (Ligne + backup)


Le lendemain nous voilà tous les 3 au bord de la falaise.
La sangle scotchée au backup la veille, est prête à être déployé. Antony va de l’autre côté pour tirer le ficélou auquel nous attachons la sangle.

A lui seul il va devoir tirer les 400m à l’aide d’une micro traction, la partie la plus physique de l’installation. Mille brassées plus tard, la sangle est passée, encrée à deux gros arbres et prête pour slacker.
Je vais au milieu en poulie pour améliorer le scotchage et rentre en marchant.
La ligne est agréable bien qu’elle ait un mouvement de va-et-vient dans son axe, particularité des grandes highlines en polyester. (Voir photo ci-dessous)

Le mouvement dans l’axe sur les grandes lignes polyester dont l’amplitude est plus grande au milieu (20 cm si on insiste)

Antony au retour du premier essai avec vue sur la Sainte-Victoire

Jeudi matin, retour sur le spot.
Le vent est très fort : 30km/h continu et des rafales à 60km/h. Guillaume arrache un aller-retour en 1h30 de multiples catchs sur une ligne avec 20m de flèche latérale : Bravo ! 
Nous décidons d’aller sur la 110 (installée quelques jours plus tôt) abritée du vent.

Antony sur la 110m

Vendredi il n’y a plus de vent, nous sommes rejoints par Lucas. En prévision de l’arrivé des allemands (Friedi Kuhne, Lukas Irmler & Alexander Schulz) nous  faisons la connexion pour une 200m. Ceci grâce à un lancer à la canne à pêche sur la 400m.
Merci Jacky pour m’avoir appris à lancer à la canne en Bretagne ;-)

Après les essais de Lucas et Guillaume, je me lance sur la ligne avec de bonnes conditions. J’ai lors de mon départ l’envie d’aller au bout. Arrivé au premier tiers c’est le premier passage difficile, je me bats et essais de ne pas m’arrêter en poussant quelques cris.  Au milieu je me fais encore secouer et me baisse pour attraper la sangle mais je me redresse aussi tôt et repart.

J’ai mal aux bras,  l’impression que je ne pourrai pas aller au bout. Ca y est plus que 100 mètres, je commence à distinguer l’élingue sur l’arbre et je sais que si je reste concentré, j’irai au bout.
Dans la montée finale, avant d’être au-dessus du caillou je m’assoie, c’est fait ! Je me tourne et regarde ce grand serpent dompté.

Quelques minutes de repos plus tard je repars dans l’autre sens et traverse plus facilement et rapidement. Je mets 20min au lieu de 30 à l’aller.

C’est parti !

 Heureux après 840 mètres de marche sur sangle


Samedi matin on arrive au spot avec la MILF pour la 200m et Pablo Signoret qui est arrivé vendredi soir à l’appartement de Guillaume (notre camp de base). A midi elle est installée, nous avons maintenant un beau slackparc avec 110m, 200m et 424m. Friedi et Lukas débarquent au soir, content de quitter le mauvais temps de Munich.


Antony sur 200m de MILF

Slackparc


Le dimanche est tempétueux mais nous l’utilisons comme un entrainement plus difficile. Pendant que certains se battent contre le vent les autres se reposent dans les hamacs ou par terre.

Pablo sur la 424m, emporté par le vent

Batail et repos

Les français en hamac...
...les allemands qui bronzent


Gros bounce sur la 424m (lien vidéo ici) :

Huge bounce ! (lien vidéo)
Bounce sur 424m  après avoir traversé notre ligne d'entrainement. Merci @Luca De la vega pour la vidéo !

Alexandre Schultz alléché par ces lignes et ce soleil saute dans un avion.
Le lundi matin nous nous retrouvons avec les 3 allemands, Guillaume et moi. Avec nous Nans et Mouts de « Nus et Culotés » (France 5) qui ont croisé le chemin de Guillaume la veille.

Aujourd’hui pas trop de vent, 3 lignes pour 5 personnes, on ne s’ennuie pas. Jean Daniel revient pour shooter quelques images au drone.

Double expo YMCA avec Guillaume

Au milieu de la 424 depuis le drone de Jean-Daniel

Surprise en fin de journée, visite d’un garde de l’ONF accompagné par un employé de la région (le lieu appartient à la région). Nous n’avons aucune autorisation, bien que nous ne dérangions personne il nous est demandé de démonter toutes les lignes le plus rapidement possible pour des questions de responsabilité…

La journée de mardi est prise par le démontage, il faut transporter les kilos de sangle jusqu’aux voitures. Comme nous avions prévu de rester une semaine de plus il faut trouver un plan de secours.
Mercredi matin direction Niolon, une belle calanque (qui n’est pas dans le parc national).

J’y avais réalisé une vidéo l’année dernière.  80m et 90m installées en 1 heure, efficace l’équipe !
Nous passons deux belles journées au soleil et à la chaleur de la méditerranée. Friedi fait un beau solo au-dessus de l’eau sur la 80m et Alex se lâche depuis le milieu, « das wasser ist nicht kalt ».

Première traversée pour Friedi et Lukas

Les étoiles de mer

Sea, Slack and Sun

Friedi sans leash

C’est pour moi la fin de ces 10 jours d’entrainements intenses. Je rentre à la montagne profiter des bonnes conditions de neige tandis que le reste du groupe s’en va chez Pablo pour 110m et 200m…

Guillaume chez Pablo


A bientôt pour les résultats de l’entrainement ! ;)


Changement de décor