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All about balance. Tout est une question d'équilibre.
Cette phrase illustre Slack depuis ses débuts en 2005.
Alors que personne n’avait entendu parler de sangle molle, Damien Mercier décida de pousser le slackline vers les projecteurs en créant la marque Slack et le site www.slack.fr, ainsi que la boutique en ligne de slackline. Vous êtes ici sur notre blog.

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1 sept. 2016

A la conquête des Balkans - Antoine Mesnage

Artcile 1 - Come Back from UK
Article 2 - Good Morning from Ireland !
Article 3 - Norvège : Preikestolen Line en amoureux
Article 4 - Chinoiseries slacklinesques!


Cet été, après avoir acheté un camion et l’avoir aménagé comme un petit chalet, nous avons décidé avec Estelle de partir l’essayer autour de l’Italie, la Slovénie et la Croatie.





Nous n’avions cette fois pas prévu d’itinéraire type, afin de choisir au jour le jour quelle serait la destination du lendemain.

Notre maison à roulette

La première étape fut un arrêt dans la région du lac de Garde, en Italie. Très similaire à Annecy, le paysage reste très agréable, avec son grand lac surplombé de montagnes. Nous y rencontrons ici des Slacklineurs locaux Stefano et Nazareno, qui nous emmènent sur leur spot d’entrainement.
Les ficelous sont en place pour passer la ligne facilement, les aménagements divers sont présents, on est bien sur le spot classique de la région ! On passera ainsi la journée à s’amuser sur une jolie 60 mètres, avant de reprendre la route vers les montagnes.




Rando sur la route

Après avoir gravi plusieurs des sommets environnants, nous nous dirigeons vers les Dolomites. Un arrêt obligatoire pour découvrir les belles Via Ferrata, et le spot mythique de Monte Piana.


Via Ferrata del Tofane 3300 m


Ici encore, nous rencontrons le local Tobias, et sa copine Lisa. Ouvreur d’une bonne partie des lignes des Dolomites, Tobias m’avait déjà été d’une aide précieuse lors de la conquête du Preikestolen (une aventure à lire).

Nous nous rendons ainsi tous les quatre au Monte Piana. Ce lieu riche en histoire et en émotions le devient d’autant plus grâce aux explications de Lisa, professeur d’histoire. En effet, le Monte Piana est un musée à ciel ouvert de la première guerre mondiale.

Nous profitons de journée avec plusieurs highline, dont la plus longue, de 75 mètres, surplombe la vallée. La vue est magnifique, surtout lorsque les lumières du soir font leur apparition.


Tobias sur la 75

Antoine sur la 75

Nous redescendons de nuit et prenons la route vers le Nord de l’Italie.
Le lendemain, jour de repos, nous partons à la recherche d’un petit lac de montagne du Tyrol. Après quelques 800 mètres de dénivelés bien raides et garnis de chanterelles, nous découvrons un joli petit lac sauvage. La Moonwalk et mon kit ultralight toujours dans le sac, j’en profite pour installer une petite waterline.

Waterline dans un petit lac de montagne


Nous sommes déjà à 10 jours de voyage et décidons de descendre en Istrie (Croatie) rejoindre ma famille qui séjournait la bas.
Sur la route, arrêt obligatoire à Trieste pour mettre une highline à Napoleonica, spot d’entrainement des locaux. Les plaquettes n’étant pas restées en place et n’ayant pas pensé à en prendre, il nous faudra un peu d’imagination pour trouver des ancrages et ouvrir une variante aux lignes déjà existantes.
Ce sera finalement une cinquantaine de mètres, avec une très belle vue sur la mer. Spot à conseiller !


la Highline de Trieste 55m


Nous finissons la soirée à grimper et faire des traversées, à la fraîche.


Estelle sommet de la tour

C’est parti pour la Croatie !
Je profite d’avoir un peu de wifi pour faire des recherches sur la région. Un spot s’avère évident : Vela Draga, un parc situé au nord-est de l’Istrie, ou l’on peut grimper sur différentes tours, et ou Lukas Irmler avait déjà installé une highline il y a quelques années.

Je m’aperçois qu’il faut énormément d’élingues pour installer cette ligne à ancrages naturels, puisqu’il faut haubaner deux tours.
Nous en avons seulement 3, et cela s’avère compliqué. Nous nous rendons quand même sur le spot. Nous découvrons un superbe panorama, des tours à perte de vue et un site d’escalade bien équipé.

Je repère le spot ou se trouve la highline, et la trouvant bien compliquée à installer avec le peu de matériel que l’on dispose, je préfère abandonner et profiter de la journée pour grimper.

Démo de grimpe du papa !


Malgré mon manque d’envie, Estelle et mon père me remotivent, et prennent part à l’installation de manière très efficace. Je grimpe sur la tour que j’encercle difficilement avec mon élingue de 3m, mon père entoure un bloc de l’autre côté avec de la corde, et Estelle nous effectue un passage de ligne sans accroche !
Vite fait bien fait, la ligne est en place. Elle ne fait pas plus de 20 mètres, mais l’ambiance et l’équipement peu exhaustif la rendent assez terrifiante !
On finira la journée à grimper sur ce beau rocher de Vela Draga (A conseiller !).

Estelle en haut de la voie


Highline Vela Draga 20 m

Nous passerons la plupart de notre temps en Istrie à profiter de la mer, masque et tuba, canoé et paddle, deep water soloing, et même quelques waterlines.

Waterline en Istrie
Nous prenons ensuite la direction du Nord de la Slovénie, région plus montagneuse que le sud avec ses Alpes Juliennes.
Ici se trouve le plus haut sommet de la Slovénie, le Mont Triglav, culminant à 2864 m, que nous avions prévu d’atteindre. Avant cela, nous passons par la jolie petite ville de Bled, connue pour son lac et l’Ile qui s’y trouve au milieu.

Jolie vue de Bled

C’est parti pour l’ascension du Triglav !
Ce sommet se faisant normalement en 2 jours avec une nuit dans l’un de ses 3 refuges, nous décidons de le faire à la journée en partant du parking le plus haut, ce qui nous laissait « seulement » 1800 mètres de dénivelés et quelques 14 km jusqu’au sommet.

En light ? Bien sûr que non, une highline avait déjà été posée au sommet, et malgré le peu d’informations, on aurait été bien trop frustrés de ne pas avoir pris le matériel si l’on avait trouvé le spot.

Nous voilà donc partis Estelle et moi. Plus l’on s’approchait du sommet, plus un vent violent et froid se faisait ressentir. Pas de chance, ça complique nos plans. Nous atteignons quand même le sommet en un peu plus de 4h30.
Le moment fatidique arrive, avons-nous monté du matériel de highline pour rien ? Il semblerait, étant donné la puissance du vent s’engouffrant dans la face Nord, ainsi que la friabilité des rochers sur laquelle nous étions censés entourer nos élingues.
Nous décidons donc d’abandonner malgré la mission sherpa, et commençons la redescente.

sommet du triglav

Mais 100 mètres plus bas, Estelle repère deux gros blocs surplombant le chemin, qui pourraient faire office de ligne de secours, afin de ne pas avoir promené le matériel pour rien.
Etant un peu plus à l’abri du vent, nous nous mettons donc au travail. Un tour de rocher, puis un autre, une Moonwalk et hop, c’est fait. Finalement, on n’aura pas fait les sherpas pour rien !

Highline au Triglav
Nous redescendons enfin, épuisés après cette grosse journée.
Notre trip touche à sa fin après presque un mois de vadrouille. Nous faisons un dernier arrêt dans la vallée de la Soca, au Nord du Triglav. Cette vallée est connue pour sa rivière pure d’un bleu émeraude.
En courant le Soca Trail, un chemin qui longe la rivière sur ses 25 kilomètres, nous découvrons de belles gorges, propices à une petite highline et à l’escalade.

Estelle grimpe au-dessus de la soca
Soca highline
Nous finissons donc notre voyage sur cette belle ligne surplombant la rivière, avant de rentrer des souvenirs pleins la tête.

Malgré le manque d’informations, nous avons réussi à mettre pas mal de lignes durant notre trip. Pour l’avenir, je prendrais cependant bien plus d’élingues. Lorsque l’on ne sait pas à quoi s’attendre, que l’on utilise des ancrages naturels et que l’on improvise des installations, il faut avoir suffisamment de matériel pour que la ligne ne soit pas dangereuse. Et 3 élingues, c’est souvent un peu limite.

Voici la liste des highlines que nous avons installé durant ce trip avec les points GPS :

  • Monte Piana, Italie - 15, 50 et 75 mètres : 46.626501, 12.244657
  • Trieste, Napoleonica, Italie – 55 mètres (Ancrages présents pour 20 et 90 aussi) : 45.695883, 13.744256
  • Vela Draga, Croatie – 20 m (existe aussi une 60m) : 45.315604, 14.168461
  • Gorges de la Soca – 25m : 46.336842, 13.645987
Si il vous prend l’envie d’aller vadrouiller dans ces endroits et que vous lisez cet article, n’hésitez pas à me contacter pour plus d’infos ! C’est tellement agréable quand on sait ou aller, comment installer la ligne et quel matériel prendre, mais bon, c’est quand même moins marrant, et puis c’est ce qu’on recherche aussi, l’aventure ;)
Keep it Slack !

22 juin 2016

Highline haute en couleurs




Il était une fois, un petit quartier sympathique dans les alentours de Lyon. On y trouvait des tours de bétons, des graffitis, des petits commerces, des zonards et tout ce qui va avec. Mais le vent du changement soufflait entre les tours du quartier de la Velette et les tracto-pelles, bulldozers et autres engins mécaniques s’affairaient déjà pour appliquer leur lifting immobilier au décors encore boisé des environs. Et si d’un côté de la route, on se figurait déjà une urbanisation flambant neuve, de l’autre, les tours Lyautey faisaient figure de deux vieilles soeurs jumelles en fin de carrière. Vouées à une destruction prochaine, elles se sont vu offrir un adieu coloré pour célébrer leurs années de bons et loyaux services lors de la journée « La Velette, Haut en couleurs »





Trail à travers la cité et dans les escaliers des tours, démonstration de pompiers, course des couleurs et résidence d’artistes, de quoi divertir les riverains et leur laisser un bon souvenir de ces deux piliers de bétons voués à disparaitre très prochainement. Mais la fête n’aurait atteint son paroxysme sans le clou du spectacle! Des traversées spectaculaires de funambules de l’extrême sur leur sangle molle. 





Pour cette partie, ce sont nos amis les Show D’La Slack qui s’y sont collés. La petite entreprise lyonnaise de prestation de slackline s’est dévouée corps et âme pour que le spectacle soit complet et que les autochtones en aient pour leurs loyers. Après une petite journée d’installation et de traversées pour du rire avec Florent Founau, le grand jour fut pour eux une course d’endurance. Voir un relai. Ce qui n’a pas semblé poser de problème aux cinq valeureux highliners, Testeur, l’ami Macaron, Herr Bischoff, Nati et Julien le chef d’orchestre, qui se sont relayés presque toute la journée pour assurer une animation digne de leur réputation! Bref, ils étaient chauds et ils ont fait le show. Comme c’était marqué dans le contrat et même mieux. 






Sûr que la petite mamie du 8ème, unique et dernière résidente des deux tours, valeureuse résistante devant le monstre tentaculaire des marchés immobiliers, aura su apprécier le spectacle qui se déroulait au-dessus de ses fenêtres. 







28 nov. 2015

Part 1 : Singeries Moabiennes et 500m de highline - Théo Sanson


Qui n’as jamais vu ce caillou rouge extraordinaire en vidéo, ces incroyables tours de sables qui s’effritent aux vents, et se diluent dans les pluies torrentielles qui éclatent sans crier gare ?
Si ce n’est pas le cas… attention vous risquez d’avoir une envie irrépressible d’y poser les mains, d’en sauter, de vous balader à travers ces paysages grandioses ou de marcher dans les airs…
Après 5 ans de frustration positive à repousser pour telle ou telle raisons, nous arrivons finalement aux US, pas de Yosemite pour cette fois. C’est parti pour un mois à MOAB !!!!!!!!!!!






Partis au départ avec Thibault aka Pikachu et Mathieu Perthus en autonomie totale mais léger nous comptons comme souvent sur l’hospitalité, la bonne volonté et le matos des locaux. Cette fois-ci encore nous ne sommes pas déçus, hébergement top qualité dans le Monkey Den et petit tour du coin avec Andy Lewis…


Première journée :

Waterline au-dessus d’une eau dégueulasse et qui sent le purin
Longline (215m) rempli de la même odeur mais ce n’est que pour mieux apprécier ce qui suit…






Cette magnifique highline d’une quarantaine de mètres sur une Arche – attention !!! la plupart sont interdites et c’est considéré comme un crime par la loi ne serait-ce que de les toucher- nous éblouie mais le vrai joyaux est autour de nous… les paysages environnants sont à couper le souffle.












D’habitude, je ne peux m’empêcher de voir des highlines partout…cette fois-ci, je ne peux que contempler cette exceptionnelle nature. Thibault s’imagine déjà sauter de toutes les falaises en écoutant le flot d’anecdotes d’Andy. Mathieu resté silencieux se demande comment il va suivre un tel rythme et un tel engagement.
Effectivement le “welcome to Moab” avec l’approche dans une fissure en opposition en free solo avec les sacs et les départs à 6m de hauts en longline annoncent la couleur à venir… espérons qu’elle ne soit pas aussi rouge que la roche.

Le lendemain

Journée plus light car les « Frenchies » contrairement aux locaux ne sautent pas dans le vent… là aussi l’approche c’est grande ambiance, heureusement ce coup-ci dans les parties les plus « dalleuses » et sableuse il y a des cordes et celles-ci, fait apparemment rare, sont en bon état.






On enchaine ensuite sur une chevauché d’environ 150cv à travers le désert pour trouver un petit spot de highline sympathique, nous ne pourrons pas monter la 80m car le set-up est trop court, ce sera donc 40. En 45min, la ligne est montée et tout le monde a pu s’amuser…il est l’heure d’aller faire une ouverture en naturelle.

Nous nous dirigeons vers le Moonflower Canyon, la ligne la plus évidente faisant 100m, nous profitons de la vue et imaginons les différentes possibilités pour les jours suivants.





Le surlendemain

Nous partons pour de la waterline « saut l’eau » qui se transformera clairement en freez solo et qui de toute façon s’avère très haute et pas suffisamment profonde pour tomber.

Le jeu du jour : partir de la ligne la plus courte possible (27m) et monter la distance graduellement jusqu’à traverser le Colorado (120m) avant que la police ne nous déloge.
Andy étant toujours en probation (longue histoire) ne peut pas traverser le pont, il passera donc son temps sur la ligne au-dessus de l’eau, pour ne pas franchir la limite interdite.
Finalement la police n’est pas venue et nous aurons franchi ce pont éphémère avec grand plaisir.

Le sursurlendemain

Après une nuit rafraîchissante dans le treenet, nous sommes en route pour installer la ligne de Moonflower...





Théo Sanson



Thibault Cheval

Mathieu Pertus



Avant le GGBY, de nouveaux invités vont nous rejoindre, plus de news dans quelques jours…


Slacklife… 

Récit : Théo Sanson
Photos : Mathieu Pertus et Thibault Cheval