Qui sommes nous ? About ?


All about balance. Tout est une question d'équilibre.
Cette phrase illustre Slack depuis ses débuts en 2005.
Alors que personne n’avait entendu parler de sangle molle, Damien Mercier décida de pousser le slackline vers les projecteurs en créant la marque Slack et le site www.slack.fr, ainsi que la boutique en ligne de slackline. Vous êtes ici sur notre blog.

Affichage des articles dont le libellé est Julien Millot. Afficher tous les articles
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8 nov. 2016

Réunion développement matériel avec la Team Slack.fr

Après plusieurs mails sans réponse, une date est fixée pour réunir la Team Slack.fr dans nos bureaux afin de discuter développement matériel. Ce fut le samedi 5 novembre.

Studieuse, la Team Slack.fr en pleine réflexion

Nous avons voulu rassembler une grande partie de la Team afin qu'ils nous fassent remonter leurs impressions d'experts et de pratiquants quant à l'utilisation de notre matériel.
Mais aussi vos retours, ce qu'ils entendent lors des sessions ou de discussions avec vous. Ce qui va, ou ce qui va moins bien...



Bref, nous aider à ne pas rester dans notre tour d'ivoire de fabricant de slackline (bien que nous ne soyons qu'au premier étage), et ne pas nous déconnecter de la pratique actuelle et de l'évolution de la discipline.

Julien dans notre tour d'ivoire, extrait de nos aventures : Slackline Pirates Ep 1

Pour les appâter, rien de très compliqué :
  1. Promettez-leur un bon petit déjeuner avec croissants, pains aux chocolats, café, thé, etc. Ca fait passer l'heure matinale du rendez-vous pour un samedi : 9h30...
  2. Emmenez-les dans la meilleure boulangerie de la région pour le déjeuner. Et à coup sûr, l'un d'entre eux devra y retourner pour y chercher son du, oublié par mégarde.
  3. Pour terminer la journée, laisser entendre qu'une bonne fondue savoyarde, faite avec le fromage de la coopérative du coin, est déjà toute prête et n'attend plus qu'à être enroulée autour de bons morceaux de pain pour la soirée. Bien sûr, accompagné de son petit vin blanc local.



A partir de là, avec une ambiance très détendue, cette journée s'est montrée très productive et studieuse en fin de compte.

Ils étaient quasiment tous là. Venus de Paris, Lyon, et autres contrées lointaines. Les absents quant à eux, avaient de très bonnes raisons. Difficile de réunir 13 personnes le même jour au même endroit quand tout le monde à ses obligations.




La réunion s'est donc déroulée avec Romain Billard, Romain Chagny (Tester), Florent Founau, Nathan Paulin, Thibault Cheval, Antoine Mesnage, Corentin Bruet et Nicolas Margaron. Le tout sous la houlette bienveillante des patrons Julien Millot, Quentin Rebillard et Thibaut Zwolinski.

Nous n'avons pas oublié de faire un petit coucou à l'ami Fabrice Wittner, bloqué à la maison en vue de sa future et très proche, seconde paternité!

Visio-conférence avec Fabrice

Nous leur avions prévu un petit planning tout de même afin de garder le cap et de ne pas trop se disperser. Faire chauffer les méninges, à 11, dans 20m², ce n'est pas facile.

Alors à l'aide d'un beau tableau blanc et de marker effaçable à sec, il leur a été notifié le planning suivant :
  • Matinée : bilan du matériel actuel et remontée des impressions des pratiquants
  • Après-midi : Présentaton et discussion ("scussions") autour de nos nouveaux projets de développements et prise en compte de leurs propositions de nouveaux produits.


Les idées ont fusé de toutes parts toute la journée. Les uns se jetant sur les prototypes avec des yeux d'enfants, les autres levant le doigt afin de nous faire part de leur réflexion profonde sur les caractéristiques techniques de tel ou tel produit.




Ce qui ressort globalement c'est qu'on a l'air pas mal sur les sangles.
On a des efforts à faire sur la jumpline en général.
Nos poulies fonctionnent plutôt bien avec des évolutions à apporter. Sauf la Skylab02, qui va être prochainement arrêtée.
Quant au Sladlock Power (nos bananas), des pistes d'évolutions ont été évoquées.

Des choses à jeter, d'autres à modifier, certaines à explorer plus profondément, mais un bilan final qui ne fait aucun doute : nous avons encore pas mal de pain sur la planche !

Concernant les nouvelles idées, elles sont plutôt concluantes selon nos champions de sangle molle. C'est cool! Même si, comme à chaque fois, il en faut 20 pour en retenir une qui a l'air de tenir la route.
Donc tous les prototypes ultra-secrets, discutés et modifiés, pendant des heures et des heures n'ont pas étaient vain!

L'imprimante 3D va chauffer sévère!




La conclusion de cette journée pour tout le monde, a été il me semble, de confirmer que de développer et de sortir un nouveau produit n'est pas simple.
Entre les contraintes techniques de développement, la production et la commercialisation, il faut du temps.

Ce n'est donc pas dans les prochaines semaines que les idées farfelues évoquées prendrons forme, mais bien dans plusieurs mois si tout va bien!

Fondue savoyarde pour clôre cette dure journée de travail
On leur dit un grand merci pour le cadeau découvert le lundi matin en ouvrant les stores du bureau! Ca a fait notre journée ! :-D


Thibaut Z

19 sept. 2016

Skyline : La Chandelle et le Trident du Tacul - Thibault Cheval et Julien Millot

Texte par Thibault Cheval :

Il y a deux ans, en compagnie d’une bande de copains bien barrées et hétérogène, j’avais voulu ouvrir une highline entre la Chandelle et le Trident du Tacul. Par manque de temps et d’effectif nous avions dû nous contenter de la poser à mi-hauteur de ces deux imposants monolithes de granit.



C’est au mois de Juin 2016 que Faith Dickey me parle du projet de Bernhard Witz : poser une highline entre ces deux tours situées sous l’imposant sommet du Grand Capucin. Il n’était pas au courant de la ligne avait été ouverte deux ans plus tôt et se montre très enthousiaste lorsque je lui donne les informations en ma possession sur l’accès, les voies, etc… Il me propose ensuite de me joindre à leur expédition, ce que j’accepte avec plaisir.

Après une très longue conversation via Internet avec tous les protagonistes, des heures d’organisation à distance, le rendez-vous est donné pour le mardi 6 septembre à 8h30 au parking du téléphérique de Courmayeur.

JOUR 1


Julien passe me récupérer à Chamonix aux alentours de 7h30, nous chargeons sa voiture du matériel récupéré la veille chez Slack.fr et nous mettons en route.
Après avoir traversé le long et puant tunnel du Mont-Blanc nous voici en Italie, le temps de trouver le parking du nouveau téléphérique et nous voilà déjà en train de trier notre matériel et de préparer nos sacs, en attendant Bernhard, Alain et Stephan, le photographe.



Le fameux quart d’heure savoyard n’est pas le seul apanage des habitants des bords du lac du Bourget, comme nous le montre l’équipe suisse-allemande, qui pointe le bout de son nez sur les coups de 9h.

Nous finissons ensemble le tri du matériel, le chargement de la pulka, et c’est parti pour trois quart d’heure de queue aux caisses du téléphérique… Une fois cette formalité accomplie nous chargeons nos lourds sacs (20kg environ) et notre pulka (50kg environ) sous l’œil médusé des touristes en short.
Dans la montée, inspirés par le paysage, nous rêvons à de nouvelles highlines et de nouveaux exits de BASE jump.



Arrivés en haut, vient l’heure de chausser les crampons, d’ajuster les sacs sur le dos, de s’encorder et de répartir les rôles : Alain Custovic, qui a le sac le plus léger, tirera la pulka. Il sera encordé avec Bernhard et Stephan.
Julien et moi, encordés et suivant Alain de près, nous nous relaierons pour maintenir l’équilibre de la pulka et pour la pousser dans les démarrages en côte.

Notre équipe ne passe pas inaperçue ainsi équipée !

Après un peu moins de deux heures de marches entre les crevasses, nous arrivons à notre emplacement de bivouac.
Le temps de monter les tentes et nous attaquons directement le pré-scotchage de la ligne. Une fois cette tâche terminée, nous prenons chacun de quoi grimper la voie qui nous a été attribuée.



Julien et moi grimperons la voie Bonatti-Tabou sur la Chandelle (ED-, 6b+) en hissant un sac rempli de corde et de matériel pour percer et réaliser un ancrage de highline correct, pendant qu’Alain, Bernhard et Stephan grimperont la voie Lepiney, en portant les cordes à fixer sur leur dos, l’inclinaison et le tracé de la voie ne permettant pas de hisser.



Notre voie se révèle être magnifique, aucune longueur à jeter, de la première longueur en 5c à la dernière en 6a, en passant par le 6b court et intense et le 6b+ plus long et continu, nous adorons chacune des longueurs et passons un très bon moment.

Une fois en haut nous trouvons un énorme bloc que nous pourrons ceinturer pour faire un ancrage naturel, nous posons un spit pour diriger les sangles de l’ancrage dans la bonne direction, racontons quelques blagues salaces et attaquons la descente, à la frontale pour Julien, et dans le noir complet pour moi qui ai oublié la précieuse fée électricité en boite.

Julien et Thibault
De leur cotés les copains ont du mal à trouver l’itinéraire dans leur voie, se perdent, montent, traversent, descendent, remontent… pour finir à 15m du sommet de nuit, et redescendre en fixant des cordes statiques jusqu’au sol, de manière à remonter plus facilement le lendemain.

Il est 22h quand nous nous retrouvons tous au campement.
Avec Julien nous nous jetons sur nos bières, préalablement mise au frais dans la neige, et Bernhard, qui, à notre question « did you bring beer » n’avait pas répondu, pensant à une blague, nous regarde avec des yeux ronds avant de nous tendre son godet pour une petite lampée de houblon !



JOUR 2


La nuit a été courte et froide. Pour Julien particulièrement, avec son matelas gonflable crevé qui lui donne une idée assez précise d’à quoi doit ressembler une nuit allongé dans la neige…



L’idée était de se lever à 6h45 pour partir du camp à 7h30 et attaquer la remontée des cordes fixes sur le Trident, pour enfin arriver en haut, préparer l’ancrage, et finalement hisser la slackline et conclure l’installation en début d’après-midi et commencer à faire des essais sur la ligne dans la foulée.

En voyant arriver Bernhard à 7h25, en train de se servir du lait dans ses céréales, on a vite compris que la journée ne se déroulerait pas selon ce plan.
Une fois tout le monde prêt nous avons reformé les équipes : Stephan, qui ne se sentait pas de refaire une montée aujourd’hui, resterait en bas avec Julien et se tiendrait prêt à faire la connexion une fois qu’Alain, Bernhard et moi aurions fini d’installer le coté Trident.



Sur la paroi, l’organisation est simple : Alain et moi remontons le plus vite possible les 200m de cordes statiques pour finir l’ascension du sommet et repérer les possibles ancrages, pendant que Bernhard nous suit en récupérant les cordes au passage, pour pouvoir les jeter de l’autre côté, en face Ouest, et y attacher la sangle.
Après quelques oublis de cordes et de nourriture, nous jetons finalement les cordes dans la face ouest. 

Alain descend en rappel dessus pour défaire les nœuds que les imperfections de mon lovage ont créé, et faire la connexion avec Stephan en bas.
De son côté Julien a attaqué la remontée sur corde sur la Chandelle, avec la slackline attachée sur lui, pendant que, simultanément, je m’occupe du hissage de la sangle coté Trident.



Une fois la ligne au sommet et la connexion Trident-Chandelle établie, Ju nous fait passer le perfo pour que nous puissions équiper notre côté.
La vire où nous nous trouvons étant 15m plus haute que le sommet de la Chandelle, nous rappelons sur une magnifique arête ciselée pour trouver un emplacement où faire notre ancrage. De ce côté pas d’ancrage naturel possible, nous devons poser des spits : deux pour la ligne, et un en backup.

A 19h, après avoir dû gérer de nombreux problèmes d’organisation et d’installation, je m’élance enfin en poulie sur la ligne pour rejoindre la ligne de descente de la Chandelle, suivi de Bernhard.
Une fois de l’autre côté, Julien nous sauve en nous tendant une demi-bouteille d’eau ; après une après-midi en altitude, au soleil et sans rien boire, c’était un bonheur sans nom !

Une fois en bas, rebelote : bière, pistache, cacahuètes grillées, les français ont prévu le coup pour l’apéro, et la rigueur suisse se laisse rapidement attendrir !

Comme c’est notre dernière nuit, Alain, le cuistot de l’expédition, nous laisse le choix du menu : ce sera veau aux carottes et riz, un vrai festin fait maison et mis sous vide en prévision des repas du soir, chapeau bas Alain !




JOUR 3


Levés aux aurores pour profiter de la ligne avant de partir, Julien et moi n’attendons personne et nous mettons rapidement en route vers la ligne de cordes fixes sur la Chandelle.
Une heure et 200m de corde plus tard nous sommes au sommet, bien échauffés, et bien essoufflés.






Le créneau est mythique, imaginez : nous sommes deux, sur un sommet pas très grand mais plat et confortable, au soleil, sous une tempête de ciel bleu, pas un souffle de vent et la ligne pour nous pour les trois prochaines heures, minimum. Le rêve éveillé.

Julien monte sur la ligne en premier. Il est tendu. La ligne fait 87m, à plus de 3500m d’altitude, 200m au-dessus du glacier. Elle est plus longue que la ligne de sa meilleure perf’, et dans un contexte autrement plus stressant ! Mais le mental d’un des papas français de la slackline est toujours là ! Après quelques catchs et quelques repos, il enchaîne la moitié de la ligne avec un sourire jusqu’aux oreilles, ça fait plaisir à voir !



Suite du texte par Julien Millot :

Et oui, on ne peut pas dire que je m’entraîne régulièrement ces derniers temps en highline, mais étrangement les sensations et la facilité du setup (Moonwalk + Backup 8mm dyneema gainé) rendent la traversée des plus agréables. Etre acclimaté après 3 jours de haute montagne doit aussi y être pour quelque chose.

Au tour de Thibault qui passe son premier aller en quelques catchs pour se détendre, avant d'envoyer un retour avec un départ un peu loin de l'ancrage pour certains, mais qui justifie pleinement le terme de traversée à mes yeux. Il y a 3m de différence de niveau entre les ancrages, assumés à l'équipement car logiques par rapport aux vires, cela expliquant le lever de retour un peu plus loin que le bord car nous glissons sur la sangle à cause de la pente.

Faith est enfin arrivée au camp de base, après un voyage depuis Ostrov qui pourrait déjà être le sujet d'un film à part entière, prête à remonter les cordes et faire un peu de highline de haute montagne. Bernhard et Stephan jumardent déjà, profitant du prétexte de faire des photos en contre-plongée de nos essais pour reprendre leur souffle.

L'heure avance, un aller/retour sur 87m prend bien 45min quand on tombe beaucoup, je retourne me finir les bras, et prendre un maximum de plaisir en me faisant rouster car après tout on est là pour ça.
Thibault fait un dernier aller/retour pour valider, et c'est déjà l'heure de redescendre.


Nous croiserons Faith dans les rappels, et sa compagne de voyage Heather au camp de base. La remontée vers le téléphérique se fera avec des sacs déjà bien lourd, laissant derrière nous la responsabilité de désinstaller une des highlines les plus difficiles d'accès au monde au reste de l'équipe. Après tout ils vont encore en profiter 2 jours, et conclure par une désintallation sans problèmes après une expédition de 5 jours. Bravo et merci à eux pour le line service.


Une équipe d' « anciens », un jeune qui n'en veut, une pulka, 4 tentes, un camp de base au pied des plus belles voies de haute montagne du massif, du beau temps, trop de matériel, du fun, mission plaisir pleinement remplie !


Profil de Thibault Cheval

Julien Millot





29 avr. 2016

The FatLock - Le linelock all around


English below  - French here

Les grandes inspirations ont souvent lieu dans les moments les plus anodins. Alors que dire de nos petites inspirations de développement. Je me souviens encore de cet après-midi d'automne où un parfum de feuilles mortes distillait lentement dans nos bureaux. Thibaut a qui l'on doit un nombre incalculable de trucs et astuces dormait tranquillement en face de moi lorsque soudain, comme pris d'un spasme irritant lui pris l'idée d'un nouveau linelock, plus gros mais plus efficace que le petit linelock. Quoi de plus naturel alors que de se pencher sur ce nouveau concept, chacun avec nos cerveaux lents encore à peu près actifs pour pondre un linelock surboosté, le bien nommé :
FatLock !



Prenez un linelock classique. Il fonctionne plutôt bien avec :
- des sangles fines
- des mousquetons
Pour tout le reste, à savoir l'utilisation de manilles et de sangles plus ou moins épaisses, votre petit linelock est bien limité.
Aux utilisations limites, un linelock a aussi une tendance facheuse à abimer les sangles par des effets de géométrie entre lui et le mousquetons.
Enfin, la résistance d'un montage de sangle dans un linelock réduit assez fortement la résistance supposée de la sangle. Une tubulaire donnée à 21kN cassera à 15kN dans un linelock, soit une réduction de 30%.

Etat des lieux :
Avec 9 types de sangle différents actuellement disponibles sur notre boutique, nous nous devions de refaire un petit tour d'horizon du linelock et de la résistance d'un montage classique.
Résultats des tests de rupture en kN. m = rupture du mousqueton

Le mini mousqueton censé tenir 13kN, casse bien à 13kN avec toutes les sangles.
Le mousqueton aluminium censé cassé à 23kN casse bien à 23kN avec la Moonwalk.
Les Supertubes cassent bien à 15kN. Jusqu'ici les poules sont bien gardées.
Les sangles plates fines ont des résultats intéressants. La géométrie du mousqueton aluminium et peut-être sa matière font qu'il réduit la résistance de la sangle de ces dernières par rapport à un mousqueton acier.
Dans le pire cas, la réduction du linelock sur une sangle plate est de 52% pour la Néon, 45% pour la Maverick. Pour la Dark Blue, la résistance à 25kN sur ce test n'est pas forcément à généraliser, et la prudence s'impose.
S'il ne faut retenir qu'un chiffre ce serait que dans tous les cas, nous sommes à 15kN ou plus quelque soit la sangle. Cependant, quand on voit l'état dans lequel les sangles finissent, il est judicieux de se limiter à une usage inférieur à 5kN en conditions normales.

La néon qui ramasse dans le linelock à 17kN
Le Fat Lock :
Plein de sens pour les connecteurs :

La méthode classique, non ravalable permet de faire comme à son habitude et d'en tirer le maximum.

Montage classique non ravalable

L'avantage notable du FatLock est sa capacité à accepter tous les connecteurs correctement avec toutes les sangles.
Les manilles de 12mm et de 14mm ont des gorges spécialement creusées dans le FatLock pour permettre de mettre la sangle sur le Pin de la manille et ainsi utiliser le côté rond de celle-ci pour l'autre côté de l'installation (élingue, poulie, primitiv).
Les autres connecteurs ronds se mettent du côté plat du FatLock, et rentrent en appui sur lui sans compresser la sangle.

Le test :
Nous avons décidé de tester les configurations jusqu'à une force maximum de 25kN. Au delà nous arrêtons le test, en dessous nous observons la rupture.


Le FatLock est incontestablement plus efficace qu'un Linelock classique. Les tensions de rupture d'une Supertube sont largement améliorées, et de même pour les sangles plates.
Résultats en kN. s = rupture sangle hors Fatlock
L'amélioration sur les tubulaires et sangles plates ne se fait pas attendre, nous gagnons 20 à 25% d'efficacité sur les ruptures.

Comparatif Linelock - FatLock :
L'avantage à tension équivalente d'un FatLock sur un Linelock est qu'il ne coupe pas la sangle.
 

Tension à 12kN
Linelock à 12kN
La DarkBlue est endommagée à 12kN
La DarkBlue subit un début de coupure sur les bords à 12kN
Le FatLock à 12kN
La sangle dans le FatLock à 12kN n'a rien
Pas de marques à 12kN à part l'écrasement normal dans le FatLock qui disparait

On reprend le même test en diminuant la force, à partir de 8kN le linelock marque la DarkBlue.



DarkBlue légèrement atteinte à partir de 8kN
Avec une sangle tubulaire, les marques apparaissent vers 10kN

Tubulaire dans le linelock marquée à 10kN

Dans le FatLock, rien à signaler à 10kN
Le résultat souhaité avec le FatLock de supprimer les marques sur les sangles à des tensions équivalentes est sans équivoque. Le FatLock gardera vos sangles en bien meilleur état. Il est à noter que les tensions dans ce test sont déjà bien au dessus de celles qu'une installation de slackline sur linelock est censé avoir.
Il est recommandé de ne pas dépasser 5kN avec le montage en linelock pour rappel.

Quelques images aux limites :
Evidemment il est toujours possible d'aller vers les zones de rupture, et de montrer que l'on pet tout casser pour peu qu'on tire assez fort. Les grosses sangles épaisses tiennent logiquement le choc car elles ont plus de fibres. Cependant leur côté épais fait que la trame se dégrade vers 20kN.

Fibres extérieures étirées et cassées

Trame déchirée et fibres extérieures déchirées

Mousqueton HS. Trame dégradée

Fibres étirées et arrachées, trame déchirée

Après rupture, sangle soudée

Conclusion : 

En plus de ces tests de rupture, nous avons réalisé des tests de tension entre 10kN et 12kN pour vérifier que les sangles n'étaient pas dégradées par les montages. Nous n'avons pas vu de dégradations lors de ces tests.
Cependant, il est clair que les petits connecteurs comme la manille de 10mm et la manille de 12mm sont plus susceptibles de créer de petits dommages sur les sangles à de plus fortes tensions, et dans une certaine mesure les mousquetons.

La manille de 14mm semble être la plus adaptée pour guider la force dans la sangle.

Aux tensions extrêmes, le gain du FatLock est indéniable, en faisant un connecteur plus sécuritaire, notamment avec l'utilisation des manilles intermédiaires qui par essence tiennent mieux à la fatigue que les mousquetons.


Pour faire simple lors de l'utilisation :
En méthode non ravalable, on pourra pousser les sangles entre 6kN et 9kn suivant celles-ci.



------------------------------ English Version -------------------------------



Here is a small design we did while thinking about the old little Linelock. Why not do a bigger one to get stronger results ? Here is the FatLock !

FatLock - 2 faces - at least 12 positions


Take a classic linelock. It works well with:
- thin webbing
- carabiners
For other use, like shackles or thick webbing, the little linelock is useless.
It also has a tendency to break the webbing due to geometry with the carabiner.
Then, the strength of a linelock+webbing setup reduces the webbing strength. From 21kN to 15kN on a linelock, it means 30% of force reduction.

Linelock basic testing :
With 9 different types of webbing on our store, we had to to an overview of our linelock to check the resistance.


Break test results in kN. m = carabiner breaks
Our mini carabiner supposed to hold 13kN, breaks at 13kN with all the webbing.
Our aluminium carabiner supposed to hold 23kN, breaks at 23kN with the Moonwalk.
Supertube webbing breaks at 15kN. Everything is allright so far.
Flat webbing have interesting results. Their strength is greatly reduced.
Worst case 52% of reduction for the Neon, 45% for the Maverick. The result on the Dark Blue is not to be generalized.
If there is one figure to remember, it's 15kN. Breaking of the setup. Then a daily use around 5kN is what you should consider with a linelock.

Neon blasted at 17kN
The Fat Lock :
Many connectors complient:

Classic wrap method is the way to get the best of it.

Classic wrap method
The main advantage is to be complient with a lot of shackles and all the webbing.
12mm and 14mm shackles have special holes into the FatLock to fit well, and use the Pin side for the webbing. Then the other side of the shackle is used for slings or pulleys, or even a Primitiv.

Other round connectors can be used on the FatLock flat side, and holds without compressing the webbing.

The test:

We tested the setups until 25kN. If it holds we stop because it has no real sense to do more, if not, we observe the breaking value.

Classic method:

The FatLock is undoubtedly more efficient than a Linelock in this use. Supertube and flat webbing resistance is much higher.
Results in kN. s = webbing breaks not on the Fatlock
The improvment for both tubular and flat is around 20 to 25% on breaking tests.

Linelock versus FatLock test :
The FatLock is way better for your webbing than the Linelock at the same force. In fact it doesn't tear your webbing.
 

Test at 12kN
Linelock at 12kN
DarkBlue is damaged at 12kN
DarkBlue's side are damaged at 12kN
FatLock at 12kN
FatLock at 12kN does not damage the webbing
No marks at 12kN except the slight crushing that disappears as in weblocks
Same test at 8kN, and the linelock already starts to mark the webbing.



The DarkBlue at 8kN starts to be damaged
With a tubular webbing, the linelock marks the webbing at 10kN.

Tube webbing at 10kN, with slight marks

In the FatLock, no marks at 10kN
The FatLock was designed to suppress those marks, then the result is without doubt achieved. The FatLock keeps the webbing in a good shape. Those tension are already very high for slacklining with a linelock.
We recommand to stay under 5kN with a linelock setup as a reminder.

Some destroyed webbing pictures :
It's always possible to show destroyed webbing when it comes to the limit. Then big webbings hold more as they have more fibers. But the perpendicular weave breaks around 20kN most of the time.
Outside fibers over stretched

Weaving destroyed

Carabiner and weaving destroyed

Weaving destroyed

The webbing welds after a break test

Conclusion : 

Added to those breaking tests, we tested the webbing around 10kN to 12kN to check if the webbings show some damage. We did not see any sign at those forces.
However it's obvious that small 10mm and 12mm shackles are more likely to make scratches on the webbing and carabiners too at higher tension. The 14mm shackles seems to be the best connector to guide the webbing.
At very high forces, the FatLock is a lot better. It is also safer than a linelock when used with shackles that are better for enduring continuous forces.

To make it simple when using it :
On the classic method, it will be possible to push the webbing from 6 to 9kN accordingly.