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All about balance. Tout est une question d'équilibre.
Cette phrase illustre Slack depuis ses débuts en 2005.
Alors que personne n’avait entendu parler de sangle molle, Damien Mercier décida de pousser le slackline vers les projecteurs en créant la marque Slack et le site www.slack.fr, ainsi que la boutique en ligne de slackline. Vous êtes ici sur notre blog.

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10 sept. 2009

Ragnarok - la VIDEO du trip highline

Ragnarök from mannigan on Vimeo.



C'est la rentrée alors on a décidé de se gâter. Une vidéo montée par Mannigan, sur un son de Tha Trickaz avec des acteurs plus vrais que nature. De l'audace, du froid, des doutes, des répliques justes, une odeur tenace de sueur et l'éléphant dance!

De la neige avant l'hiver.

Merci à tout l'équipe.

5 août 2009

Ragnarok - le trip highline qui tue des ours - JOUR 7

Jour 1 ici - Jour 2 ici - Jour 3 ici - Jour 4 ici - Jour 5 ici - Jour 6 ici




Après avoir battu le record du monde de highline et rejoins notre camping-car, nous avons fêté dignement. Grandeur et décadence! Bières et délires de pochards...pas joli pour l'égo (Fab, Ju et moi-même n'étions pas des héros...) et pas utile pour les lunettes de notre ami Marc (alias Rémy) qui ont fait du fjord leur dernière demeure...
Bref, on s'en est collée une toute grosse avant le réveil pour le ferry.



La surprise fut de taille! Pas de ferry les amis. Ni le jour même, ni le lendemain ni même le surlendemain car toutes les places étaient déjà réservées...Lyseboten, charmante bourgade norvégienne peuplée officiellement par 14 habitants, n'est pas surfréquenté l'hiver. Sauf lors du weekend Pascale où les familles profitent de ces jours fériés pour se reposer et aérer leur maison de vacances estivales.




Ce plan n'était pas prévu. La nourriture supplémentaire nécessaire non plus. Il nous restait - encore quelques bières - et de quoi faire de bien frugales repas pour les trois/quatre jours à venir.



On a exploré les environs. On le connait maintenant ce bout du monde;-).On a fait de la longline (50 et 80 m).

21 juil. 2009

Ragnarok - le trip highline qui tue des ours - JOUR 6

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A 5h00 du matin le réveil a sonné mais la pluie faisaient au moins autant de bruit sur la carrosserie du camping-car. Charles et moi fatigués de la veille et abattus par ce temps pourri, avons donc décidé de repousser notre départ pour rejoindre l'équipe sous-alimenté restée au sommet. C'est à partir de 6h00 que celle-ci s'est levée et a constaté que le neige continuait de tomber. Le moral était au plus bas.



Aux alentours de 7h30, Charles et moi avons chargé nos sacs de nourritures et attaqué les 12 km de montée aux pas de charges sous un pluie torrentielle. Nous n'avions pas d'autres choix que de rejoindre les potes...c'est parfois dur d'avoir des potes;-)!

Là-haut, la neige a cessé de tomber et le ciel s'est éclairci. Michi s'est équipé.



Les informations de notre ami Christrian se sont finalement révélées exactes, un créneau météo de trois à quatre heures s'offraient à nous pour vaincre! Les 20 mètres de traversée au-dessus de 1100 mètres de falaises devaient être domptés ce jour.



Une fois le leash enfilé Mischi a chuté plusieurs fois en rattrapant la sangle. La tension était palpable mais chaque essais venaient diminuer le stress. Le soleil a percé les nuages et Mischi s'est envoyé le run. Les photo parlent mieux que moi!





L'ascension de Charles et moi se faisaient plus rapide au fur à mesure que la pluie cessait. Après le sms de Rémy nous indiquant que la highline avait été franchie par Mischi, c'est en courant (enfin presque...) que nous finissions celle-ci!

C'est Julien qui s'est essayé en second à cette highline (seulement sa quatrième au totale...). Chutes sur chutes! Monsieur n'a pas eu peur des leashfalls mais ces derniers ne l'aidaient pas.



Ce qu'il lui fallait ont été les essais, que dis-je l'essai de Fabrice! En effet du premier coup, il a réussi à progresser jusqu'au milieu de la slack. Évidemment qu'il s'est lui aussi collé de bons gros leashfalls!



L'émulation de groupe se faisant, Julien est remonté sur la slack avec la ferme attention d'en découdre. Et là, c'est l'aller-retour qu'il a passé. La performance est belle, croyez-moi! Ce mec, il y va gros coeur.







La compétition était lancé, le jeu s'est installé et Fabrice est remonté. Il a mis tout le monde d'accord! Une traversée et un knee-drop pour l'achever.





C'est après 4 heures de marches, que nous arrivions au sommet. Nous avons retrouvé notre équipe exaltée. Ils avaient tous traversés. Il ne restait plus que moi. J'avais les miquettes et le nuages gris n'arrangeaient en rien l'atmosphère. Cependant, ils avaient tous réussi et leurs succès m'a aidé à me lancer. Je me suis brisé l'entre-jambe à de multiples reprises mais j'ai finalement décroché cette highline! C'était BON!



Crédits Photos: Fabrice Wittner

8 juil. 2009

Ragnarok - le trip highline qui tue des ours - JOUR 5

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Encore un jour durant lequel l'ennui a été un compagnon à apprivoiser. Le vent a baissé (toujours violent ceci dit) et le mélange pluie neige s'est estompé au profit d'un ciel bien nuageux.
On a prit notre ennui à deux mains et nous nous sommes décidés à faire une petite randonnée aux alentours. Michi et Georg se sont essayé à émuler les planeurs et autres objets volants en s'attachant une bâche en guise d'aile. Leur tentative s'est avéré veine quoique qu'amusante à regarder.





Réchauffé par notre randonnée Ju et Michi se sont décidés à aller essayer la Highline sous un vent déraisonnable. Nous avons admiré leur courage et détermination, surtout lorsque Ju s'est collé le premier leash fall (ça fait toujours un petit haut le coeur qu'en s'est le premier - tiendra, tiendra pas...).



Ce climat insensé, l'impossibilité d'essai raisonnable et notre dernière ration à manger - que-dis je à ingurgiter (des pâtes déshydratées chauffée à l'eau froide - pas bon!) ont soulevé des questions.
Le temps va-t-il s'arranger? Pourrons traverser cette highline? Ce trip est-il idiot? Les tentes ne vont-elles pas finir par céder sous les attaques répétés du vent?
Bref, il a fallu s'organiser pour avoir des réponses. Pour connaître les prévisions météo pas d'autres choix que de contacter un service ou une personne par téléphone, pour amener de la nourriture pas d'autres options que de redescendre au camion...
Charles et moi avons décidé d'aller chercher vivres et informations soit 12 heures de marches A/R. Pas une sinécure.

Le brouillard s'est levé, le vent a empiré, la neige s'est remise à tomber et nous sommes partis. Quels cons! Pendant ce temps Rémy, Fabouze, Ju se tournaient les pouces dans leur tentes. Michi et Georg se chauffaient leur dernier repas officiel ;-).



On en a chié dur. Une vraie constipation cimentée. Le vent a même réussi à me jeter à terre et à bousculer Mr 92k au sol. Une fois au parking - repas chaud et bières - nous avons contacté un ami pour connaître les prévisions météos. Pas beau. Seul créneau le lendemain entre 6h et 10h du matin sinon faudrait se préparer à repartir broucouille...On s'est couché à 00h00 et réglé le réveil à 5h pour arriver là haut tôt mais c'est une pluie torrentielle qui nous a levé. Merde! ce début de 6em jour a commencé à sentir bien mauvais.



Crédits Photos: Fabrice Wittner.

6 juil. 2009

Ragnarok - le trip highline qui tue des ours - JOUR 4

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La journée qui nous a massacré le moral. 36h consécutives durant lesquelles le blizzard, la pluie, la neige nous ont empêchés de sortir de nos tentes.



Charles et moi, bien qu'amis de longues dates, associés et compagnon de cordée, avons eu grand peine à nous souffrir durant ces longues heures au sein de l'espace précaire d'une tente ultra-légère deux places. J'ai remarqué que le corps à fait preuve d'une faculté d'adaptation assez singulière puisque le sommeil-sieste a réussi à s'installer malgré une nuit déjà bien longue.
Celui d'entre nous pour qui l'attente a été la plus pénible fût Julien. Cette pile atomique d'activité a découvert des conditions climatiques durant lesquels on ne pouvait rien faire. rien faire!
Julien est bien sorti faire quelques tours dans l'espoir de pouvoir trouver des tâches réalisables (remonter l'igloo, améliorer le mur, chercher de l'eau, pisser avec élégance dans les bourrasques, gratter la neige, remettre les sardines, retendre la tente...). Succès mitigés.

Crédits photos: Fabrice Wittner

15 juin 2009

Ragnarok - le trip highline qui tue des ours - JOUR 3

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L'une des plus belles journées! L'excitation de l'aventure nous portait, la météo s'améliorait au fur à mesure de la montée.
Avant de s'élancer à la conquête de Kjerag, nous avons réuni notre matériel pour faire un point logistique.



Et là, quel casse-tête pour charger les sacs! Deux membres de l'équipe - Fabrice notre photographe et Marc notre caméraman - ne pouvaient pas prendre trop de matériel commun (tentes, nourritures, matériel pour highline) aux regards du poids du leur. Restait 5 personnes à équiper pour 3 jours en autonomie total sur terrain mix au sommet d'un plateau balayé par les vents. Parmi nous, Georg aka "Terminator" a fait la différence. Il a embarqué 45 kg de cordes, sangles et perceuse...
Michi, Julien, Charles et moi avons emporté le reste. Notre sagesse nous a même pousser à ne pas emmener de gniole (quel erreur!).




Julien est heureux avant même de monter


Georg et Michi vont ouvrir le chemin.

La randonnée a lié les membres du groupe. Bien entendu certain ont plus souffert que d'autres durant les 12 km de montée en terrain mix...Marc dit "Rémy" n'a pas vraiment enchaîné l'ascension en mode total plaisir. Michi en pleine convalescence s'est aussi battu. Seul, Georg alias "Terminator" a avalé la montée en courant avec son sac de 45 kg...


Marc se désaltère au camel pack de Charlesse...

Les premiers 6 kilomètres se sont effectués sur une route partiellement enneigée. Aucune difficulté. Seulement faire le dos à son sac, faire les semelles à ses pieds et prendre le rythme. Une fois au sommet de cette route sinueuse, nous nous sommes arrêté faire une halte au restaurant panoramique -fermé l'hiver - avant d'entamer la vraie partie montagneuse.



Nous avons déjà gravi les 600m de dénivelé positif, il reste environ 500m jusqu'au sommet et 6km à vol d'oiseau...Derrière ces informations se cachent trois cols et + de 3 heures de marches à s'enfoncer dans la neige.


Georg, Michi et Julien ouvre le chemin vers le sommet du second col.


Charlesse est heureux une fois dans l'action.


Direction KJERAG!

Le soleil est au beau fixe et le moral rayonne. Nous arrivons au but sans aucune difficulté majeure. Une fois la falaise trouvée, il fallu chercher un spot accessible. Y'en a beaucoup! Après une heure de recherche, Julien décroche la palme. Le spot utilisé par les Basejumpers. Le vide arrache grave et la vue sur le Fjord de Lyse est juste impressionnante.


Julien et moi méditons sur la distance qui nous sépare du sol.


Charlesse et Marc se reposent avant l'installation du campement.

Avant de s'attaquer à l'installation, nous avons déjeuné puis installé notre campement. Il y a eu deux styles: l'autrichien - méticuleux et organisé - et le francophone - bordélique et confortable. Fabrice a de suite proposé la réalisation d'un igloo après avoir shapé le mur nous abritant du vent (heureusement que ce mur était là!). Cet igloo avait pour but de nous servir de salle commune et de nous divertir (puisqu'aucun de nous n'avait jamais finalisé une telle construction ephémère).


Sehr Organisiert!


Bordélique peut-être mais mignon!


une belle vue d'ensemble du campement.

Le campement préparé, nous avons décidé de goûter nos premières rations. Elles étaient délicieuses et le panorama accompagnant nos papilles a rendu le moment encore plus savoureux.


Et ouais, je me la pète grave! RHAAAAAAAAAAA Lovely!

Pendant que Michi et Georg s'accordaient sur l'emplacement des ancrages, nous avons construit notre salon.


Michi perce le granit et finit par casser le perforateur...


Vue depuis le spot - RAGNAROK -

Michi a réussi a casser deux courroies du perforateur et en fin de journée il a manqué trois ancrages pour compléter totalement une installation de highline dans les règles de l'art. Georg et Julien ont sécurisé l'endroit en faisant passer des mains courantes à l'aide d'un corps mort enfoui sous la neige. Ensuite Georg a proposé d'entourer un rocher avoisinant pour remplacer les ancrages manquants. L'égalisation finie, nous avons diné dans notre igloo puis sommes tombés de sommeil!


Le diner romantique dans l'igloo.



il est pas beau notre salon?

Crédits photos: Fabrice Wittner.

8 juin 2009

Ragnarok - Le trip highline qui tue des ours - JOUR 2

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Alors nous voilà en Norvège à Kristiansand. Il fait beau et tout l'équipe s'émerveille devant lacs et montagnes qui bordent la route nous menant au Fjord de Lyse.



On décide de s'arrêter pour manger dans un de ces endroits sauvages. Notre confrontation à la nature nous amène à rencontrer la dépouille, tranquille, d'un blaireau. Ok, ce n'est pas le Dormeur du Val...



Après 6 heures de conduites, on est finalement arrivé devant Lyse. Michi a commencé à avoir des crampes à l'estomac, probablement dues à la conduite tonitruante de Georgaminator. Il a passé une nuit pourrie pendant que nous savourions - et nous reposions - ce panorama:



Le lendemain matin à 5h30 nous nous sommes levés dans l'attente du ferry. C'est à 6h00 que nous embarquions - enfin sans Fabrice (qui obnubilé par la photo matinale parfaite avait oublié de monter sur le ferry) -. Une explication au capitaine et un demi-tour après nous voguions vers Lyseboten. Bien que nous étions les seuls à embarquer,
j'ai eu quelques difficultés à parquer le camping-car sur le ferry, qui est conçu pour accueillir, seulement, 6 voitures.







C'est gros coeur que nous sommes partis vers le départ de notre aventure. Entre sommeil et pensées, il y a eu peu de dialogues échangés durant la remontée du fjord. Il a fallu environ une heure pour arriver à Lyseboten. Petit village inhabité au pied de Kjerag.



Nous sommes passés devant notre falaise, que dis-je, la falaise!



Crédits photos: Fabrice WITTNER - Merci pour lui.