Qui sommes nous ? About ?


All about balance. Tout est une question d'équilibre.
Cette phrase illustre Slack depuis ses débuts en 2005.
Alors que personne n’avait entendu parler de sangle molle, Damien Mercier décida de pousser le slackline vers les projecteurs en créant la marque Slack et le site www.slack.fr, ainsi que la boutique en ligne de slackline. Vous êtes ici sur notre blog.

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22 janv. 2018

Antoine Mesnage fait sa PANAMERICAN - Partie 3



Salut à tous !

Nous continuons avec Estelle notre voyage sur la route Panaméricaine, et après avoir quitté le Canada, nous sommes ensuite arrivés aux Etats Unis.

La slack ayant commencé la bas, il semblait évident que ce serait le pays dans lequel nous aurions le plus d’opportunités pour installer des lignes et rencontrer des gens. Et ça n’a pas manqué …

Notre première destination fut le Colorado. Dans l’une de mes nombreuses soirées “recherche de spots et d’infos”, j’étais tombé sur des photos d’un spot super sympa, ou un festival avait même lieux tous les ans plus tard dans l’année : Poudre Canyon.
N’ayant aucune infos sur les lignes existantes à part quelques photos trouvées sur Facebook, on décide quand même d’aller voir de plus près en emportant le matériel d’escalade. Après une bonne heure de repérage, on décide de grimper deux tours sur lesquelles on pourrait installer une ligne d’environ 40 mètres.
On trouve des ancrages d’un côté, on aubane un rocher de l’autre, et c’est parti ! Une bonne installation sportive, qui nous aura demandés de se bouger un peu pour grimper ces deux tours.


POUDRE CANYON : 



On profite de notre passage au Colorado pour aller dire bonjour à Mickey Wilson. Malgré l’envie de slacker, le mauvais temps nous obligera à trouver d’autres activités : Vidange, nettoyage du camion …

Ne voyant pas le temps s’améliorer dans le Colorado, on se dirige donc vers l’Utah, ou il semble faire plus chaud. Et en effet, en arrivant à Moab, la pluie s’arrête.
On rencontre Michelle et Sylvan, deux locaux avec qui nous installerons dès notre arrivée une Mid Waterline assez mythique de la ville, entre un gros bloc et un pont : 70 mètres de Maverick V3 rose et blanche, bien mous et sans Back Up, c’est pas du gateau !


Bridge Line

La communauté présente à Moab ainsi que les nombreux Canyons aussi magnifiques les uns que les autres, nous auront bien ouvert leurs portes, et permis de découvrir différents spots :
Le Highland Bowl, ou nous installerons trois lignes entre 20 et 55 mètres, afin de se mettre en jambe.

HIGHLAND BOWL





Quelques jours après, Sylvan, Andy Lewis et d’autres locaux nous proposent d’aller équiper deux lignes de 100 et 120 mètres à Bar M, un canyon accessible en voiture, à 15 minutes de Moab.
Avec des installations des plus faciles : le paradis du slackeur ! Une sacrée belle journée j’aurais en plus flashé aller retour la 120 mètres en Nylon.
Que du bonheur !

higline bowl


Avant de partir de Moab, il nous fallait quand même aller visiter un spot mythique : Le fruit bowl.
Si vous faites de la slackline, vous avez forcément entendu parler de ce spot !

Sans surprise, nous n’étions pas les seuls à nous y rendre pour le week end.
On installe une des lignes mythiques du spot : Une 60 mètres bien gazeuse s’ouvrant sur le canyon à plus de 150 mètres de haut.

On profitera du coucher de soleil, puis du lever du soleil sur le spot, à immortaliser cette roche rouge et ces canyons infinis.


Fruit Bowl

Après une semaine bien chargée à Moab, il était temps pour nous de continuer notre route.
La neige semblait s’annoncer dans les prochaines semaines, et nous savions que une fois celle ci tombée, il ne serait plus possible d’aller installer une highline dans le Yosemite.

Mais nous profitions quand même du temps que nous avions pour visiter les différents parcs des USA, tous aussi bluffants les uns que les autres.

En cherchant des infos sur Zion National Park, on remarque qu’une ligne avait été installée près d’une rando que nous envisageons de faire : Angel’s Landing.
Dans le doute, nous prenons donc le matériel pour équiper une ligne de 50 mètres, si l’occasion s’y présente.

Le spot ne fut pas difficile à trouver, et contents de ne pas avoir monté le matériel pour rien, nous commençons le passage de la ligne. J’essaie d’abord de lancer la sangle de l’autre côté, impossible et nous n’avions pas pris de cordelette pour faciliter le passage de ligne. On commence donc à faire le tour du canyon, entouré d'arbres tous plus piquants les uns que les autres, et de sapins suffisamment hauts pour rendre le passage de ligne bien difficile.

Après une bonne heure de galère et la peau des doigts en moins, la ligne est finalement des deux côtés du canyon. Il ne nous faudra ensuite pas longtemps pour finir l’installation, et traverser cette jolie ligne, bien plus facile à marcher qu’à installer ;-)


Zion

Quelques jours plus tard, nous nous rendons à Red Rock Canyon, à côté de Las Vegas. Cet endroit, est l’hiver, un paradis pour grimper, mais aussi pour slacker.
On profite d’être dans le coin pour installer une petite ligne de 20 mètres avec un Brésilien local, Igor.


La neige arrivant à grand pas, nous nous dépêchons de rejoindre le parc national du Yosemite afin de mettre une highline à Taft Point, un rêve de plus à réaliser dans ce pays magnifique.
Le parc national du Yosemite a été l’endroit ou la highline a commencé aux US, et dans le monde aussi.

Certaines highline demandent une grosse équipe pour être installées, mais heureusement, celles de Taft Point pouvaient largement s’installer à deux, et n’était pas moins magnifique que les autres.

Nous installons rapidement la plus grande ligne du spot, 55 mètres avec un gaz énorme. Malgré la distance assez courte, la première traversée, bien que passée du premier coup, ne fut pas si facile, tellement cette ligne me faisait peur !
Mais après quelques allers retours, la peur avait disparu, et laisser place à un immense plaisir, de traverser une des lignes les plus belles et les plus emblématiques que j’ai pu découvrir. Le pied !


Highline Yosemite

Après avoir découvert tous ces spots et slacké plus de 15 lignes différentes lignes aux Etats Unis, j’avais déjà largement accompli mon rêve Américain. Mais, ayant le parc de Joshua Tree sur la route du Mexique, il nous restait donc encore un spot emblématique à découvrir.

Une fois de plus, après quelques recherches sur Facebook et quelques prises de contact, nous rencontrons des locaux avec qui nous installerons plusieurs highlines :
  • Une première de 50 mètres à Hemingway wall, peu gazeuse par rapport à la précédente (Taft Point), mais très jolie et une bonne mise en jambe de l’approche “Boulder” de Joshua tree
Joshua Tree Hemingway

  • Une deuxième ligne nommée “Hall of Horrors”, toute petite mais qui nous aura donné du fil à retordre pour l’installation. Le vent soufflait énormément, et il fallait grimper un peu pour accéder aux ancrages. On finira quand même par installer la ligne au coucher du soleil. Encore une ligne qui prouve que ce n’est pas la longueur qui fait la beauté du spot !

Joshua Tree - Hall of Horrors
  • Enfin, lors de notre dernier jour sur place, nous rencontrons une équipe de slackeurs sur le point d’aller installer une 100 mètres qui avait été tendue seulement une fois, et jamais traversée. On se greffe donc à l’équipe et les aidons à installer cette jolie ligne, un peu plus hautes que les deux précédentes.
Une fois tendue, nos amis locaux font plusieurs tentatives mais, avec la fatigue de l’installation, ne parviennent pas à traverser la ligne.
C’est à mon tour de me lancer, je suis aussi bien fatigué d’une journée chargée en escalade et en installation, et commence ma traversée avec des jambes tremblantes et une concentration difficile à trouver.
Voyant cependant la ligne agréable à marcher et me demandant simplement de rester calme, je me détends et parvient à flasher cette ligne.

Highline 100 m Joshua tree

C’est donc avec les lumières du soir que je m’amuse sur le retour de cette ligne de 100 mètres, qui sera notre dernière aux Etats Unis.

Après avoir passé tous ces merveilleux moments, installé des lignes toutes plus magnifiques les unes des autres, il était temps pour nous de quitter les Etats Unis, pour découvrir notre troisième pays : Le MEXIQUE !

A bientôt pour de nouvelles aventures !

UNE MINUTE AUX USA :




Toutes les highlines sont pointées sur la carte de notre voyage disponible ici : https://www.espritsoutdoor.com/le-projet/au-fil-du-voyage/ou-sommes-nous/



Antoine Mesnage

7 nov. 2017

Antoine Mesnage fait sa PANAMERICAN - Partie 2



Salut à tous !

Avec Estelle, nous avons commencé notre périple sur la route Panaméricaine le 20 aout dernier. L’objectif étant de traverser tous les pays reliant le Canada à l’Argentine, et de découvrir tous ces merveilleux paysages en pratiquant différents sports Outdoor, et d’installer les highlines mythiques dans le monde de la Slackline (voir l’articlesur notre matériel ici)

Packing list !

Nous sommes arrivés à Vancouver avec comme première destination, les montagnes Rocheuses du Canada.

En arrivant par le Sud Ouest du Canada, un spot mythique semblait évident : Les falaises de Squamish, The Chief, bien connues pour leurs Highlines.
C’est donc dès le lendemain de notre arrivée que l’on s’est rendus à Squamish. Encore un peu fatigués du décalage horaire, on décide quand même de faire la randonnée qui mène aux lignes sans matériel, juste pour prendre l’air et découvrir les environs.

On croise par hasard, pendant la marche d’approche deux Américains, Brandon et Lisa, qui étaient ici pour la même chose que nous. On décide alors de les suivre jusqu’au spot afin d’installer ensemble une jolie ligne de 50 mètres. Cette ligne, appelée Dean’s line, avait été ouverte par Dean Potter : notre première highline du voyage !

Squamish, CA. Dean's Line

En se baladant sur ces belles falaises du Chief, on découvre vite un deuxième spot : Une toute petite ligne de 15 mètres, installable en à peine un quart d’heure, et avec une ouverture terrifiante. Ni une ni deux, la ligne était installée, et malgré sa courte distance, elle faisait bien plus peur que la plus grande, et était encore plus belle.

Chief, CA

  

Après quelques jours à profiter des highlines du Chief, on reprit la route en direction des montagnes Rocheuses : Le parc National de Jasper.
Malgré l’énorme potentiel de cette région, très peu de slacklineurs y sont présents. Nous avons quand même pu contacter Aaron, un local, qui nous emmena sur son spot habituel : 25 mètres de Highline dans un Canyon.
On se serait cru à la Glacière du Parmelan ! (Voir ici la glacière du Parmelan). La ligne n’avait rien d’exceptionnel, mais ce fut un bon moment partagé avec un local, qui était aussi content de trouver des motivés pour l’aider à installer une highline ;)




Le Canada est bien connu pour ses lacs turquoise, ses forêts verdoyantes et ses montagnes enneigées. C’est dans le parc National de Jasper que nous avons profité de deux jours pour aller faire du Canoë sur le lac Maligne.
Et en voyant la beauté des paysages et du moment, on était obligé de trouver un spot pour installer une petite waterline sur la route (toujours avoir son kit KUL dans son canoë !)


Parc National de Jasper, CA

En parlant de KUL, celui-ci nous accompagne aussi dans toutes nos balades. 40 mètres de Moonwalk avec une boucle, un petit bout de sangle, 2 mousquetons et un line lock. C’est le matériel nécessaire pour pouvoir, avec un poids réduit, installer des petites slack partout on on va. Et on doit dire qu’on est souvent bien contents du résultat et des spots trouvés !



Après un mois à vadrouiller dans les rocheuses Canadiennes, nous sommes ensuite redescendus vers le Sud, pour rejoindre les USA.

A bientôt pour de nouvelles aventures, on vous laisse pour finir regarder un résumé en 1mn d’un mois au Canada !





Pour en savoir plus sur le voyage d’Antoine et Estelle sur la Panaméricaine, c’est ici :
Facebook : Esprits Outdoor
Instagram : Esprits_Outdoor

25 août 2017

Antoine Mesnage fait sa PANAMERICAN - Partie 1



Bonjour à tous,

Voici le premier article d’un voyage d’un an que Estelle et moi même allons entreprendre entre le Canada et l’Argentine : EXPLORING THE PANAMERICAN ROAD

Ayant tous les deux finis nos études cette année, nous avons décidé, avant de rentrer dans la vie professionnelle, de partir voyager une année et de traverser la route Panaméricaine.

Leur trajet sur un an

Traverser l’Amérique du Nord, Centrale puis du Sud. C’est l’idée, et on verra bien où elle nous mène. Notre but ? Profiter des paysages variés que nous rencontrerons pour pratiquer tous types de sports Outdoor, et notamment la Slackline. Nous souhaitons aller dans les spots mythiques bien connus pour la slack, mais aussi trouver de nouveaux spots inconnus. Nous avons toujours aimé l’idée de pratiquer la slackline en voyageant. C’est une autre manière de découvrir le pays, et aussi de pratiquer le sport.

Est alors venue l’heure de choisir quel matériel de slackline prendre pour partir. Il est en effet difficile de prendre le matériel optimal pour une année, tout en faisant un maximum attention au poids.

L’objectif est de pouvoir installer :
  • Des highline ou waterline jusqu’à 120 mètres
  • Des petites highlines <40 mètres avec de longues marches d’approche
  • Une Jumpline


Le matériel de slackline se compose donc de :

Le tout devra tenir dans un sac de 20kilos, on espère que ça fera !

Départ pour Vancouver le 20 Août, alors à bientôt pour le début de nos aventures au Canada !


Estelle et Antoine - Suivez nous sur Esprits Outdoor
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INSTAGRAM : https://www.instagram.com/esprits_outdoor/

8 nov. 2016

Réunion développement matériel avec la Team Slack.fr

Après plusieurs mails sans réponse, une date est fixée pour réunir la Team Slack.fr dans nos bureaux afin de discuter développement matériel. Ce fut le samedi 5 novembre.

Studieuse, la Team Slack.fr en pleine réflexion

Nous avons voulu rassembler une grande partie de la Team afin qu'ils nous fassent remonter leurs impressions d'experts et de pratiquants quant à l'utilisation de notre matériel.
Mais aussi vos retours, ce qu'ils entendent lors des sessions ou de discussions avec vous. Ce qui va, ou ce qui va moins bien...



Bref, nous aider à ne pas rester dans notre tour d'ivoire de fabricant de slackline (bien que nous ne soyons qu'au premier étage), et ne pas nous déconnecter de la pratique actuelle et de l'évolution de la discipline.

Julien dans notre tour d'ivoire, extrait de nos aventures : Slackline Pirates Ep 1

Pour les appâter, rien de très compliqué :
  1. Promettez-leur un bon petit déjeuner avec croissants, pains aux chocolats, café, thé, etc. Ca fait passer l'heure matinale du rendez-vous pour un samedi : 9h30...
  2. Emmenez-les dans la meilleure boulangerie de la région pour le déjeuner. Et à coup sûr, l'un d'entre eux devra y retourner pour y chercher son du, oublié par mégarde.
  3. Pour terminer la journée, laisser entendre qu'une bonne fondue savoyarde, faite avec le fromage de la coopérative du coin, est déjà toute prête et n'attend plus qu'à être enroulée autour de bons morceaux de pain pour la soirée. Bien sûr, accompagné de son petit vin blanc local.



A partir de là, avec une ambiance très détendue, cette journée s'est montrée très productive et studieuse en fin de compte.

Ils étaient quasiment tous là. Venus de Paris, Lyon, et autres contrées lointaines. Les absents quant à eux, avaient de très bonnes raisons. Difficile de réunir 13 personnes le même jour au même endroit quand tout le monde à ses obligations.




La réunion s'est donc déroulée avec Romain Billard, Romain Chagny (Tester), Florent Founau, Nathan Paulin, Thibault Cheval, Antoine Mesnage, Corentin Bruet et Nicolas Margaron. Le tout sous la houlette bienveillante des patrons Julien Millot, Quentin Rebillard et Thibaut Zwolinski.

Nous n'avons pas oublié de faire un petit coucou à l'ami Fabrice Wittner, bloqué à la maison en vue de sa future et très proche, seconde paternité!

Visio-conférence avec Fabrice

Nous leur avions prévu un petit planning tout de même afin de garder le cap et de ne pas trop se disperser. Faire chauffer les méninges, à 11, dans 20m², ce n'est pas facile.

Alors à l'aide d'un beau tableau blanc et de marker effaçable à sec, il leur a été notifié le planning suivant :
  • Matinée : bilan du matériel actuel et remontée des impressions des pratiquants
  • Après-midi : Présentaton et discussion ("scussions") autour de nos nouveaux projets de développements et prise en compte de leurs propositions de nouveaux produits.


Les idées ont fusé de toutes parts toute la journée. Les uns se jetant sur les prototypes avec des yeux d'enfants, les autres levant le doigt afin de nous faire part de leur réflexion profonde sur les caractéristiques techniques de tel ou tel produit.




Ce qui ressort globalement c'est qu'on a l'air pas mal sur les sangles.
On a des efforts à faire sur la jumpline en général.
Nos poulies fonctionnent plutôt bien avec des évolutions à apporter. Sauf la Skylab02, qui va être prochainement arrêtée.
Quant au Sladlock Power (nos bananas), des pistes d'évolutions ont été évoquées.

Des choses à jeter, d'autres à modifier, certaines à explorer plus profondément, mais un bilan final qui ne fait aucun doute : nous avons encore pas mal de pain sur la planche !

Concernant les nouvelles idées, elles sont plutôt concluantes selon nos champions de sangle molle. C'est cool! Même si, comme à chaque fois, il en faut 20 pour en retenir une qui a l'air de tenir la route.
Donc tous les prototypes ultra-secrets, discutés et modifiés, pendant des heures et des heures n'ont pas étaient vain!

L'imprimante 3D va chauffer sévère!




La conclusion de cette journée pour tout le monde, a été il me semble, de confirmer que de développer et de sortir un nouveau produit n'est pas simple.
Entre les contraintes techniques de développement, la production et la commercialisation, il faut du temps.

Ce n'est donc pas dans les prochaines semaines que les idées farfelues évoquées prendrons forme, mais bien dans plusieurs mois si tout va bien!

Fondue savoyarde pour clôre cette dure journée de travail
On leur dit un grand merci pour le cadeau découvert le lundi matin en ouvrant les stores du bureau! Ca a fait notre journée ! :-D


Thibaut Z

1 sept. 2016

A la conquête des Balkans - Antoine Mesnage

Artcile 1 - Come Back from UK
Article 2 - Good Morning from Ireland !
Article 3 - Norvège : Preikestolen Line en amoureux
Article 4 - Chinoiseries slacklinesques!


Cet été, après avoir acheté un camion et l’avoir aménagé comme un petit chalet, nous avons décidé avec Estelle de partir l’essayer autour de l’Italie, la Slovénie et la Croatie.





Nous n’avions cette fois pas prévu d’itinéraire type, afin de choisir au jour le jour quelle serait la destination du lendemain.

Notre maison à roulette

La première étape fut un arrêt dans la région du lac de Garde, en Italie. Très similaire à Annecy, le paysage reste très agréable, avec son grand lac surplombé de montagnes. Nous y rencontrons ici des Slacklineurs locaux Stefano et Nazareno, qui nous emmènent sur leur spot d’entrainement.
Les ficelous sont en place pour passer la ligne facilement, les aménagements divers sont présents, on est bien sur le spot classique de la région ! On passera ainsi la journée à s’amuser sur une jolie 60 mètres, avant de reprendre la route vers les montagnes.




Rando sur la route

Après avoir gravi plusieurs des sommets environnants, nous nous dirigeons vers les Dolomites. Un arrêt obligatoire pour découvrir les belles Via Ferrata, et le spot mythique de Monte Piana.


Via Ferrata del Tofane 3300 m


Ici encore, nous rencontrons le local Tobias, et sa copine Lisa. Ouvreur d’une bonne partie des lignes des Dolomites, Tobias m’avait déjà été d’une aide précieuse lors de la conquête du Preikestolen (une aventure à lire).

Nous nous rendons ainsi tous les quatre au Monte Piana. Ce lieu riche en histoire et en émotions le devient d’autant plus grâce aux explications de Lisa, professeur d’histoire. En effet, le Monte Piana est un musée à ciel ouvert de la première guerre mondiale.

Nous profitons de journée avec plusieurs highline, dont la plus longue, de 75 mètres, surplombe la vallée. La vue est magnifique, surtout lorsque les lumières du soir font leur apparition.


Tobias sur la 75

Antoine sur la 75

Nous redescendons de nuit et prenons la route vers le Nord de l’Italie.
Le lendemain, jour de repos, nous partons à la recherche d’un petit lac de montagne du Tyrol. Après quelques 800 mètres de dénivelés bien raides et garnis de chanterelles, nous découvrons un joli petit lac sauvage. La Moonwalk et mon kit ultralight toujours dans le sac, j’en profite pour installer une petite waterline.

Waterline dans un petit lac de montagne


Nous sommes déjà à 10 jours de voyage et décidons de descendre en Istrie (Croatie) rejoindre ma famille qui séjournait la bas.
Sur la route, arrêt obligatoire à Trieste pour mettre une highline à Napoleonica, spot d’entrainement des locaux. Les plaquettes n’étant pas restées en place et n’ayant pas pensé à en prendre, il nous faudra un peu d’imagination pour trouver des ancrages et ouvrir une variante aux lignes déjà existantes.
Ce sera finalement une cinquantaine de mètres, avec une très belle vue sur la mer. Spot à conseiller !


la Highline de Trieste 55m


Nous finissons la soirée à grimper et faire des traversées, à la fraîche.


Estelle sommet de la tour

C’est parti pour la Croatie !
Je profite d’avoir un peu de wifi pour faire des recherches sur la région. Un spot s’avère évident : Vela Draga, un parc situé au nord-est de l’Istrie, ou l’on peut grimper sur différentes tours, et ou Lukas Irmler avait déjà installé une highline il y a quelques années.

Je m’aperçois qu’il faut énormément d’élingues pour installer cette ligne à ancrages naturels, puisqu’il faut haubaner deux tours.
Nous en avons seulement 3, et cela s’avère compliqué. Nous nous rendons quand même sur le spot. Nous découvrons un superbe panorama, des tours à perte de vue et un site d’escalade bien équipé.

Je repère le spot ou se trouve la highline, et la trouvant bien compliquée à installer avec le peu de matériel que l’on dispose, je préfère abandonner et profiter de la journée pour grimper.

Démo de grimpe du papa !


Malgré mon manque d’envie, Estelle et mon père me remotivent, et prennent part à l’installation de manière très efficace. Je grimpe sur la tour que j’encercle difficilement avec mon élingue de 3m, mon père entoure un bloc de l’autre côté avec de la corde, et Estelle nous effectue un passage de ligne sans accroche !
Vite fait bien fait, la ligne est en place. Elle ne fait pas plus de 20 mètres, mais l’ambiance et l’équipement peu exhaustif la rendent assez terrifiante !
On finira la journée à grimper sur ce beau rocher de Vela Draga (A conseiller !).

Estelle en haut de la voie


Highline Vela Draga 20 m

Nous passerons la plupart de notre temps en Istrie à profiter de la mer, masque et tuba, canoé et paddle, deep water soloing, et même quelques waterlines.

Waterline en Istrie
Nous prenons ensuite la direction du Nord de la Slovénie, région plus montagneuse que le sud avec ses Alpes Juliennes.
Ici se trouve le plus haut sommet de la Slovénie, le Mont Triglav, culminant à 2864 m, que nous avions prévu d’atteindre. Avant cela, nous passons par la jolie petite ville de Bled, connue pour son lac et l’Ile qui s’y trouve au milieu.

Jolie vue de Bled

C’est parti pour l’ascension du Triglav !
Ce sommet se faisant normalement en 2 jours avec une nuit dans l’un de ses 3 refuges, nous décidons de le faire à la journée en partant du parking le plus haut, ce qui nous laissait « seulement » 1800 mètres de dénivelés et quelques 14 km jusqu’au sommet.

En light ? Bien sûr que non, une highline avait déjà été posée au sommet, et malgré le peu d’informations, on aurait été bien trop frustrés de ne pas avoir pris le matériel si l’on avait trouvé le spot.

Nous voilà donc partis Estelle et moi. Plus l’on s’approchait du sommet, plus un vent violent et froid se faisait ressentir. Pas de chance, ça complique nos plans. Nous atteignons quand même le sommet en un peu plus de 4h30.
Le moment fatidique arrive, avons-nous monté du matériel de highline pour rien ? Il semblerait, étant donné la puissance du vent s’engouffrant dans la face Nord, ainsi que la friabilité des rochers sur laquelle nous étions censés entourer nos élingues.
Nous décidons donc d’abandonner malgré la mission sherpa, et commençons la redescente.

sommet du triglav

Mais 100 mètres plus bas, Estelle repère deux gros blocs surplombant le chemin, qui pourraient faire office de ligne de secours, afin de ne pas avoir promené le matériel pour rien.
Etant un peu plus à l’abri du vent, nous nous mettons donc au travail. Un tour de rocher, puis un autre, une Moonwalk et hop, c’est fait. Finalement, on n’aura pas fait les sherpas pour rien !

Highline au Triglav
Nous redescendons enfin, épuisés après cette grosse journée.
Notre trip touche à sa fin après presque un mois de vadrouille. Nous faisons un dernier arrêt dans la vallée de la Soca, au Nord du Triglav. Cette vallée est connue pour sa rivière pure d’un bleu émeraude.
En courant le Soca Trail, un chemin qui longe la rivière sur ses 25 kilomètres, nous découvrons de belles gorges, propices à une petite highline et à l’escalade.

Estelle grimpe au-dessus de la soca
Soca highline
Nous finissons donc notre voyage sur cette belle ligne surplombant la rivière, avant de rentrer des souvenirs pleins la tête.

Malgré le manque d’informations, nous avons réussi à mettre pas mal de lignes durant notre trip. Pour l’avenir, je prendrais cependant bien plus d’élingues. Lorsque l’on ne sait pas à quoi s’attendre, que l’on utilise des ancrages naturels et que l’on improvise des installations, il faut avoir suffisamment de matériel pour que la ligne ne soit pas dangereuse. Et 3 élingues, c’est souvent un peu limite.

Voici la liste des highlines que nous avons installé durant ce trip avec les points GPS :

  • Monte Piana, Italie - 15, 50 et 75 mètres : 46.626501, 12.244657
  • Trieste, Napoleonica, Italie – 55 mètres (Ancrages présents pour 20 et 90 aussi) : 45.695883, 13.744256
  • Vela Draga, Croatie – 20 m (existe aussi une 60m) : 45.315604, 14.168461
  • Gorges de la Soca – 25m : 46.336842, 13.645987
Si il vous prend l’envie d’aller vadrouiller dans ces endroits et que vous lisez cet article, n’hésitez pas à me contacter pour plus d’infos ! C’est tellement agréable quand on sait ou aller, comment installer la ligne et quel matériel prendre, mais bon, c’est quand même moins marrant, et puis c’est ce qu’on recherche aussi, l’aventure ;)
Keep it Slack !

15 sept. 2015

Chinoiseries Slacklinesques - Antoine Mesnage

Artcile 1 - Come Back from UK
Article 2 - Good Morning from Ireland !
Article 3 - Norvège : Preikestolen Line en amoureux
Article 5 - A la conquête des Balkans




Cet été, nous avons eu la chance, ma famille, Estelle et moi, d'aller visiter la Chine.
Les trois semaines prévues nous laissaient le temps de découvrir différents endroits, sans les survoler.
Ne sachant pas du tout à quoi m'attendre pour la Slackline, et n'ayant aucune information sur d'éventuels spots, j'ai pris dans ma valise le minimum vital : de quoi tendre 60 mètres de Moonwalk, légère et facile à tendre.

Après avoir passé quelques longues heures dans l'avion, s'être fait arnaquer par un chauffeur de taxi et avoir eu le plaisir de se rendre compte que la réservation de l’hôtel n'avait pas été prise en compte, nous nous retrouvons finalement à Pékin. Dépaysement total dans cette ville de plus de 12 millions d'habitants (2 fois l'Irlande ou j'ai passé une bonne partie de cette année), nous visitons les classiques, la cité interdite, et la muraille de Chine.



Cette dernière est en fait restaurée seulement sur quelques lieux, touristiques et bien surveillés. Il me fallait quand même essayer, et prendre la Slack, au risque de porter un sac bien lourd toute la journée pour rien. Après avoir marché jusqu'au bout du chemin autorisé, passé la dernière caméra, on trouve un endroit plutôt joli, et peu fréquenté par les touristes. Ni une ni deux, j'installe une énorme longline (4 m environ), et démarre une longue traversée. Un aller, un retour, quand je vois qu'un petit morceau d'écaille est en train de se décoller de la muraille, au moment ou un chinois typé asiatique un peu louche et l'air suspicieux passe. Je désinstalle donc rapidement, et on file. Muraille de Chine, fait !


On quitte alors la capitale, reprend un vol direction Yangshuo. Ville assez touristique et jumelée avec Annecy-le-Vieux, Yangshuo est entourée de petites montagnes (pains de sucre), et de sa rivière Li qui les contourne. Les panoramas sont magnifiques, et on profite de vélos et scooters pour faire de belles balades. La ville en elle même est par contre assez spéciale, des vendeurs de bibelots nous accostent à chaque pas, et l'odeur nauséabonde du marché de la ville rappelle bien qu'en Chine, on mange de tout ! Et dire qu'en France, on se dit réputés pour être mangeurs de grenouilles ! La bas, c'est des crapauds énormes, du serpent, et je passe nos si mignons animaux de compagnie...

Revenons à nos installations. Lors d'une ballade en vélo au milieu des villages, j'avais pris le risque d'emmener, encore une fois, tout mon matériel en balade. Heureusement, on traverse la rivière Yulong, sur un pont typique (Fuli bridge). On en profite pour se baigner, et pour installer une petite Waterline. En accédant à l'arbre de l'autre côté, il fallait légèrement marcher dans la broussaille. Après deux pas peu sereins, je vois un gros serpent qui sort devant moi pour aller plonger dans l'eau. Il me faut alors une bonne dizaine de minutes pour atteindre l'arbre, se trouvant à 5 mètres de moi, en fauchant le sol avec mon élingue et en tapant des pieds !



Après quelque temps, une Moon bien molle traverse finalement la rivière Yulong. Il fait cependant tellement chaud que l'on a plus envie d'être dans l'eau qu'au dessus !!



Yangshuo nous a aussi permis d'installer une première Highline. En allant grimper quelques jours plus tôt, nous avions repéré une vieille tyrolienne abandonnée, qui laissait place à de nombreux spits accessibles de part et d'autre d'une grotte. J'avais entrepris alors l'installation, traversé le cable sur les fesses pour passer la ligne, triangulé, etc, pour me rendre compte au dernier moment que j'avais oublié le leash … Non pas juste à côté comme il arrive souvent, mais à l’hôtel, à une bonne heure en scooter. Restons calme, restons calme, et nous y retournons donc quelques jours plus tard, avec tout le matériel nécessaire. Ayant déjà fait l'installation complète auparavant, il ne me fallut pas très longtemps pour la refaire, avec le leash cette fois ! Je scotche, effectue une traversée, et là, surprise ! La tyrolienne que l'on pensait abandonnée était en fait un nid à touristes, qui payaient une petite fortune pour une tyrolienne de 30 mètres et une descente en rappel. Ayant un côté ancré sur la tyrolienne et un côté ancré sur le rappel, il nous fallut désinstaller assez rapidement, puisqu'un groupe arrivait sur le spot.







Ne voulant pas être trop encombrés par le monde, on se dirige alors vers une autre grotte, juste à côté, pour faire de nouveau quelques voies. Les premiers spits des voies de chaque côté nous permettent en même temps d'installer deux petites lignes, histoire de slacker en attendant notre tour, et aussi, de pouvoir s'asseoir autre part que sur un sol bien poussiéreux. Après s'être bien entraîné à la maison, ce n'était qu'une routine pour le père, Dom (mon papounet...!), de flasher sa première ligne au sol : Ca progresse, bientôt la highline !
Estelle elle nous enverra des petits tricks, tout en esthétique !







Il était temps pour nous de quitter la ville de Yangshuo, pour rentrer dans les terres plus sauvages et moins peuplées. A travers les rizières, nous nous arrêtons dans la petite ville de Danian. Au programme, la visite de plusieurs villages de minorités ethniques (les Miao...), à la découverte de la Chine profonde. Un sacré changement après avoir visité deux grosses villes !
On en profite même pour dormir chez l'habitant. Enfin dormir, sans compter les 50 coqs du village, qui nous réveilleront à 2 heures du matin, en poussant la chansonnette jusqu'au jour.

Entouré de rizières, il me fallait absolument trouver un spot pour tendre une highline au dessus de celles ci. Mais ce n'était pas si facile, étant donné que chaque rizière est cultivée, et que rien qu'en marchant à côté, on se rend compte que ces plantations grouillent de serpents et d'animaux en tout genre. Pas si facile donc !
On demande donc au guide qui nous accompagnait pour quelques jours, s'il connaissait «un endroit ou il y a des plantations, des arbres à même hauteur et où on pourrait mettre un fil pour marcher dessus ». Il ne fallait pas en dire plus pour que lui et son ami chauffeur, férus de nouveauté et de spectacle, nous emmènent voir plusieurs coins qu'ils imaginaient propices à une telle folie. Après avoir roulé un bon bout de temps, avoir renoncé à plusieurs spots peu adéquats, on tombe finalement sur un bon spot. Deux arbres de chaque côté, pas vraiment au même niveau mais ça fera l'affaire ! On installe donc un côté, puis vient le moment stressant de traverser la rizière, puis de remonter de l'autre côté, dans une terre pleine de végétation. Me voyant hésiter, le chauffeur passe devant avec ses vieilles Crocs, et se retrouve en un rien de temps de l'autre côté. Il ne me reste plus qu'à m'aider de la corde pour remonter, bien sympa !







L'installation se fait rapidement, encore une sacrée ligne type « dré dans le pentu » ! Une pente d'au moins 3 mètres pour une ligne de 40 mètres, ça commence à faire. C'est malgré tout un énorme plaisir de slacker au dessus des rizières, pas si facile avec le chapeau chinois !
Notre guide fera même une traversée en poulie, peu serein mais bien content. Elise, ma petite sœur de 12 ans, se jettera elle aussi dans le vide avec la poulie, en profitant de la pente de la ligne pour faire une petite tyrolienne.

Le lendemain, nous prenons un train, qui nous emmène à Hong Kong à 300 km/h. Encore un énorme dépaysement que de passer d'un village qui vit en totale autarcie, à une ville puissante et énormément riche.





N'ayant pas vraiment préparé de plan Slack, et n'ayant pas eu internet pendant 3 semaines, je n'avais pas spécialement prévu de slacker ici. Mais finalement, après avoir fait quelques recherches, j'avais remarqué qu'une highline avait été installée sur un site d'escalade. On s'y rend donc, en ne manquant pas de se perdre dans la jungle, dans une montée bien raide, sous une chaleur de 35 degrés et 90% d'humidité. Après 2 bonnes heures, nous arrivons à cette « falaise facile d'accès ». Je me rends compte que la ligne de 60 mètres est bien difficile à passer avec la végétation, et que je n'aurais pas assez de temps, surtout avec les quelques 2 litres d'eau que nous avions pour 4 avec cette température.

Comme l'improvisation était l'atout principal dans ce voyage, on finit par installer une mini highline sur deux arbres, d'une quinzaine de mètres. Pas très haute, la chute n'était pas très conseillée. Mais slacker à Hong Kong, c'est quand même quelque chose, ça valait bien ce risque ! 



On finira finalement la journée avec Estelle, de nuit, à Slacker sous les buildings de Hong Kong pour notre dernière soirée avant de rentrer en France. Un superbe moment, ou il nous aura fallut prendre des selfies avec nos amis Chinois et leurs Selfie sticks. Ils sont fous ces Chinois !



A chaque fois que j'arrive à installer quelque chose dans un pays étranger, c'est toujours un énorme plaisir. C'est totalement différent, on y va sans aucune connaissance, ni du spot, ni du pays. On ne prend que le strict minimum en materiel, et on s'adapte à l'endroit : Des fois ça penche, des fois c'est court, des fois c'est pas très solide, des fois vaut mieux pas tomber. C'est pour cela qu'il est important de savoir slacker sur toutes les tensions, et d'avoir une distance maximale où l'on est sur de ne pas tomber, quelque soit la ligne. On ne pourra pas tous battre des records, mais la slackline laisse tellement de possibilités que l'on pourra tous installer notre propre ligne.



Keep it Slack,

Antoine


Merci beaucoup à Estelle Peretto, la copine d'Antoine, et à Dominique, son papa, pour les jolies photos qui illustrent cet article ;-)