Qui sommes nous ? About ?


All about balance. Tout est une question d'équilibre.
Cette phrase illustre Slack depuis ses débuts en 2005.
Alors que personne n’avait entendu parler de sangle molle, Damien Mercier décida de pousser le slackline vers les projecteurs en créant la marque Slack et le site www.slack.fr, ainsi que la boutique en ligne de slackline. Vous êtes ici sur notre blog.

Affichage des articles dont le libellé est Théo Sanson. Afficher tous les articles
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14 déc. 2015

Metronomic, le nouveau film des Flying Frenchies - Freddy Drum'N'Gong

Film complet disponible sur BarakaFlims.com


Metronomic c'est la rencontre entre les cascadeurs des Flying Frenchies, les danseurs aériens de la Compagnie 9.81, les musiciens du groupe RadioMonkey, et l’équipe de Baraka Flims. 


Un savant mélange d’artistes et de sportifs de haut-vol. Un hymne au vide, entre performance et poésie contemplative.




L'un des personnages principaux de ce film, autant dans sa réalisation, que dans la préparation, a été Freddy Montigny. Vous le connaissez peut-être plutôt sous le nom de Freddy Drum'N Gong où comme membre des Flying Frenchies.
Il est l'ami d'enfance et compagnon de jeu de Julien Millot (cf : I Believe I Can Fly), et a déjà quelques cascades qui ont buzzé à son actif (voir bas de page).



Freddy Montigny, dit Drum'N Gong, avec sa batterie volante

On a profité de l'un de ses nombreux passage au bureau de la WorldCompany à Cons Sainte Colombe, entre deux séances de coutures pour lui demander quelques mots sur le film dont nous sommes partenaires/soutien.

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Comment t'es tu lancé dans ce projet avec Antoine (Moineville) ?


Ca s'est fait de fil en aiguille, grâce à de vieilles idées d'un peu tout le monde.
Je voulais refaire du spectacle de grande hauteur, en falaise. Inspiré de ce qui s'est fait les années 80/90. Comme les Arts Cordés, la Place des Anges, de la danse escalade et la danse verticale. Une pratique qui s'est un peu perdu.
Mélanger ça à de la slackline, au pendule, au concept de musique accrochée, suspendue, avec la batterie, s'est fait naturellement. Ca fait déjà longtemps que j'accrochais des gars à la guitare.

Les musiciens de Radio Monkey avec en arrière plan Nathan Paulin sur une highline de 130m


Pourquoi des slacklines dans Métronomic ?


Le monde du saut pendulaire a repris du poil de la bête grâce à la slackline, même si on utilise toujours des cordes.
L'intérêt comparé à des cordes aussi, c'est qu'il y a des slackliners. Donc ça fait parti du spectacle. C'est beau, c'est visuel.

La base du projet c'était de mélanger les pratiques, donc si on ne mettait que des cordes ça n'avait plus aucun intérêt. Ou alors on l'aurait fait dans les années 90. Mais aujourd'hui en 2015, le truc c'est de le faire avec des slacklines, des slackliners, du show, du visuel, et un mélange des disciplines et des genres.


Tancrède Melet se préparant à se larguer d'une highline en BaseJump

Comment s'est passé l'organisation sur place ?


Chacun a bien joué son rôle.
L'accroche des slacklines, les pendules et ce qu'il y avait autour, s'est auto-géré grâce aux slackliners sur place.
Notamment par Gautier Bourgard des Pyrénaline. Il a géré l'installation des pendules et le calcul des trajectoires. Il n'est d'ailleurs pas assez cité dans le film pour toute l'aide qu'il nous a apporté. Le tout avec l'aide de Théo Sanson (Team Slack.fr) et Nathan Paulin (Team Slack.fr).

La partie danse verticale était plutôt autonome grâce à la Compagnie 9,81.


La chanteuse Dalenda Mélonie Sina, du groupe Radio Monkey

La partie mise en lumière, artistique, costumes, c'était Richard, un ami d'Antoine Moineville à Chambéry. Il a bien eu la vision globale de tout ça, pour pouvoir mettre en avant la performance.

Les systèmes de largage, accrocher les musiciens et la synchronisation entre tous, ça c'est plutôt moi.

Mise en place avant les largages. ©Damien Deschamps


Les caméras, les cadres et les images, c'était Julien Nadiras et Vladimir Celier de Baraka Flims. Ils ont également dirigé la musique pour avoir quelque chose d'ordonné, qui ne part pas trop n'importe comment. Afin qu'ils puissent avoir une matière suffisamment simple et exploitable pour monter le film avec leur style.
Ils ont été aidé aussi dans les prises de vue par DamienDeschamps et Alex Marchesseau de Chamonix.


Mélange des genres. ©Damien Deschamps

Antoine Moineville s'est occupé de l'entrainement des musiciens à la remontée sur corde et l'utilisation du matériel d'escalade.
Mais aussi de la gestion logistique globale, l'anticipation. Il a été le chef d'orchestre entre les repérages, les autorisations des différents interlocuteurs et propriétaires, mais aussi sur la coordination entre les différents protagonistes du spectacle, etc. Il a géré toute l'organisation centrale du projet en fait.

En gros, sur place, chacun a joué son rôle, a pris ses responsabilités. C'est là où, le bon job a été fait, prendre les bonnes personnes, les mettre ensemble et faire en sorte que ça marche tout seul.


Images tirées du film Métronomic


Parle nous un peu plus de toi


Je suis batteur depuis que je suis bébé. Je suis né sur la batterie de mon père. J'ai toujours été dans le monde de la musique. J'ai gagné ma vie dans/de la musique de mes 15 ans à mes 25 ans. C'était vraiment mon métier.


Freddy jouant du Hang. ©Jeremy Dussauze

Je rêvais de montagne, de voyager, tout ça. C'était difficilement compatible avec la musique. Donc j'ai tout plaqué à 25 ans et je suis venu habiter en Rhône-Alpes. J'ai commencé le parapente et à me balader dans les montagnes, et voilà.

Toutes ces étapes sont des marches qui ont été gravies les unes après les autres, jusqu'à rencontrer l'escalade et le monde de la corde. Et enfin rassembler ces deux passions que sont voler et jouer de la musique.
Les mettre ensemble, c'est à la fois intégrer les compétences techniques des 2 mondes mais aussi intégrer tout le réseau de personnes autour qui permet de mettre tout ça en place.
Quand j'habitais à Orléans, on ne connaissait pas les cordistes, ni les parapentistes, ni les grimpeurs. La slackline n'était pas connu à l'époque. En tout cas, je ne l'avais pas encore rencontré.

C'est bien plus tard, quand j'ai voulu faire du spectacle aérien, que j'ai découvert le monde de la verticalité. Ce n'était pas du tout ma culture. Moi c'était plutôt conservatoire, jazz et musique classique. Et là je me suis dit « ah ouai daccord, en fait ils ont déjà tout fait les gars... ». Sauf accrocher une batterie en l'air, et encore moins sous des parapentes.
Accrocher des musiciens en l'air ça avait déjà été fait, mais les trucs bien Rock'N'Roll comme des contrebasses, batteries, des pianos, non. Donc c'était vraiment ça l'intérêt, d'aller chercher ce loufoque, cet absurde là.



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11 déc. 2015

Part 3 : Singeries Moabiennes et 500m de highline - Thibault Cheval



Indian Creek – GGBY – Parriott Mesa


Après l’installation du space net, et le début du GGBY approchant, je décide de prendre un peu de distance avec la foule en retournant à Indian Creek avec Faith pour retrouver des amis à elle sur place.

Départ donc le lundi en milieu de matinée pour le Sud. Arrivé sur le spot vers midi nous nous dirigeons vers le secteur Scarface pour faire quelques voies avant la nuit. En arrivant sur place je me rends compte que le calme auquel je m’étais habitué la dernière fois que je suis venu a disparu : effectivement Thanksgiving arrivant les grimpeurs affluent pour passer cette fête à Indiana Creek, pour prendre part au désormais célèbre Creeksgiving !




Nous nous éloignons un peu des voies surpeuplées pour trouver notre bonheur un peu plus loin, sous la forme d’un 5.9 (5c) offwidth (comprendre qu’on ne peut pas utiliser les techniques de verrous classique, la technique ici étant de ramper dans une fissure trop large pour les poings, trop étroite pour les genoux ou les épaules, un régal.) et d’une très belle fissure déversante en 5.10+.

Tout juste arrivés et déjà épuisés par ces deux voies nous nous dirigeons vers Creek Pasture, un autre site de camping aménagé pour les grimpeurs gratuit, avec emplacement séparé, bancs, emplacement pour le feu, toilettes communes, etc…

En arrivant nous cherchons les amis de Faith Dickey à l’emplacement qu’ils nous avaient indiqué, mais nous n’y trouvons personne de connu. Nous interrogeons les personnes occupant l’emplacement et ils nous apprennent que le couple d’amis que nous cherchons sont partis, mais qu’on peut rester avec eux si on le souhaite.
Aussitôt dit aussitôt fait, nous installons notre tente et passerons les prochains jours en leur compagnie, entre apéros au coin du feu jusque tard dans la nuit, et grimpe toute la journée sur les différents secteurs d’Indian Creek.




Je retiendrais particulièrement de ces trois jours mon essai dans Anunnaki, un 5.12- dévers, très esthétique mais aussi incroyablement physique, où j’apprendrais à voler tête en bas sur coinceurs, mais aussi l’ascension en moulinette de Big Guy, un vrai offwidth bien horrible, très long et très large ! Et pour finir les incroyables moments passés avec de complets inconnus pendant 3 jours !

Après ces trois autres jours passés à Indian Creek nous reprenons la désormais bien connues route jusqu’à Moab, en se promettant de revenir car le potentiel du spot est vraiment infini.

Le lendemain, Jeudi de Thanksgiving, direction le Fruit Bowl !
Après quelques lignes pour me remettre dans le bain de la highline je me lance sur la « floating line » : WAOUUU ! La vue est à couper le souffle, la ligne facile à marcher, c’est un magnifique moment passé dans les airs.



Arrivés au bout, je pose le pied sur la banana et me jette à plat ventre dans le filet : hurlement partout autour de moi, je ne m’en étais pas rendu compte mais un nombre incalculable de personnes se tenait au bord des falaises et c’était tourné vers moi pendant ma traversée, un grand moment que je ne suis pas près d’oublier !

Après avoir passé 5min à profiter du filet et à repérer comment sauter à travers le trou du milieu, je pars pour faire le retour, moins impressionnant niveau visuel mais plus difficile car la ligne monte énormément et je ne vois désormais plus les mouvement des gens dans le filet, qui influent sur la ligne.

Une fois la traversée terminée, chose rare pour moi, j’y retourne. Après tout c’est pas tous les jours qu’on peut marcher une ligne tendue entre deux filets au milieu du désert en Utah ! Une fois debout, je lève les yeux de l’ancrage en face de moi, et profites du paysage, de tous ces canyons, c’est avoir le visuel d’un « exposure turn » tout en marchant normalement sur la ligne, MAGIQUE !

Une fois de retour sur la terre ferme je récupère mon parachute et retourne sur le filet en compagnie d’Hayley pour sauter à travers le trou. Elle part la première, se suspend sous le filet à une main, lâche, part tête en bas et tire. Je me positionne près du trou, me prépare, mais au moment de pousser mon cerveau refuse de pousser bien à plat, de peur de toucher l’autre bord du filet et je me retrouve donc moi aussi en train de plonger tête en bas. Certaines mauvaises langues diront que j’ai touché mon parachute avec mes pieds…


Le soir c’est Thanksgiving party chez Andy, avec environ 25 personnes, de la nourriture de partout, musique à fond, costume et objets psychédéliques en tout genre, définitivement pas le Thanksgiving traditionnel !


La fin de semaine marque aussi la fin du GGBY (Gobble Gobble Bitche Yeah) et du Turkey Boogie, et, vous connaissez les ‘ricains, on a fêté ça comme il se doit avec un mini Burning Man au milieu du désert de Moab, ambiance Mad Max assuré, substance illicites conseillées, lance flammes soigneusement préparés, c’est parti ! L’ami Rodolphe nous fera l’honneur de sa présence et égayera notre soirée de ses remarques sur la grâce de Mimi et la dégaine de certains illuminés dans l’assistance !


Après deux jours de repos pour se remettre de cette soirée, je me dirige avec Faith vers la maison de Terry, légende américaine de la sangle molle qui a aménagé son jardin spécialement pour la slackline.
Au menu : deux middlines, 3 longlines, deux cables en acier de 50m, un trampoline, un espace d’entrainement pour l’escalade avec toutes sortes d’astucieux bricolages, une cabane réservée aux slackers de passage avec un lit, un poêle à bois, une petite télé et la signature de tous ceux qui y ont passé une nuit, bref, une étape obligatoire pour tout slackliner qui se respecte passant par Moab !




Le lendemain, mercredi, nous partons grimper un incontournable petit bout de caillou posé en équilibre en haut d’une falaise : Ancient Art. La grimpe n’y est pas ce que j’ai connu de plus esthétique, on rampe la plupart du temps dans une cheminée de sable facile mais difficilement protégeable. Mais une fois en haut on se dit que ça en valait le coup !

La vue sur les Fisher Tower est incroyable et nous tombons en plein milieu d’un tournage Red Bull avec acrobatie aérienne, wingsuit proxy entre les tours, 2 ways depuis King Tower, le tout avec deux ou trois hélicos tournant dans tous les sens. Je me sens un peu seul là-haut avec mon parachute sur le dos et mon extracteur à la main !


Lien de la vidéo ici

Brian, un ami de Moab qui travaille sur le tournage nous voit et me fais signe depuis le bas que je peux sauter, il a prévenu par radio les hélicoptères de notre présence.

Le jeudi, Faith, Brian et moi montons à Parriott Mesa pour repérer et équiper une highline qui nous servira, à Faith et moi, d’entrainement au mou. En effet, elle comme moi avons un train de retard sur la nouvelle tendance et voulons rattraper tout ça. 



L’approche est très drôle, alternant marche dans un pierrier, câble de 4mm en guise de main courante sur une dalle très raide, remontée de vieilles cordes fixes dans une cheminée, saut d’un trou avec réception sur un mélange de neige et glace et escalade en solo chargé comme des mules d’une seconde cheminée jusqu’au sommet.




Nous trouvons la ligne, Brian saute depuis le sommet de la Mesa, puis nous retournons percer, équiper les ancrages et passer une corde pour la connexion. Nous rentrons le soir chez Brian passer une dernière nuit au chaud avant de remonter à Parriott pour 4 jours en autonomie. 



Le vendredi Théo, Anthony et Julien (deux Québécois) nous accompagne pour nous aider à monter le matériel de highline, de bivouac ainsi que la nourriture. En fin de journée la ligne est quasiment installée et tout le monde redescend excepté Faith et Anthony.

Théo et moi choisissons un moyen rapide de descendre : PCA pour lui, saut classique pour moi, et on va poser à côté de la voiture. Pendant les jours qui suivront, le BASE sera mon moyen d’aller au ravitaillement quand nous manquerons d’eau, de nourriture, ou que Faith se rendra compte qu’elle a oublié son matelas gonflable.




Les jours suivants sont consacrés à l’entrainement sur ligne molle qui nous faisait tant peur. Anthony, meilleur que nous sur ce genre de ligne traversera la ligne le deuxième jour, passant 28min sur la ligne… De notre côté même si on note quelques améliorations, ça casse pas trois pattes à un canard, entre le backup qui balance sous la ligne, qui vient remonter au-dessus de nos pieds, tous ces facteurs auxquels on s’habitue petit à petit mais qui continue de nous retourner le cerveau chaque fois que l’on met le pied sur la ligne.



Le lundi soir on démonte la ligne, je pack le matos le plus lourd dans mon sac et demande à Faith de me faire une PCA avec. Moment assez effrayant que de sauter avec un sac de 30kg dans les bras, assez instable aussi une fois sous voile, mais finalement très drôle, et rapide !

De retour à Moab nous nous ruons une fois de plus à la Brasserie pour avaler un délicieux burger et deux pintes de bières brunes locales, un vrai régal après 4 jours de privation et de repas identiques matin et soir !

Le mardi nous partons Théo Mimi Faith et moi pour le Fruit Bowl pour essayer à nouveau la 225m. Et là, miracle, l’entrainement porte ses fruits. Pas de traversée pour le moment, mais un calme, un zen, assez inhabituel pour moi sur ce genre de lignes, et des essais longs et agréables, pour moi comme pour Faith. Enfin réconcilié avec la highline !!!
Mimi et Théo quant à eux cruisent tranquille sur la ligne, comme d’habitude.
Que du bonheur finalement !

A l’heure où je finis cet article il reste moins d’une semaine à Mimi et Théo sur le sol américain, quant à moi je m’apprête à partir à Joshua Tree en Californie pour grimper et highliner jusqu’à la fin de mon voyage.

More to come soon !




Photos : Chris Hoyte, Elliott Natz, Faith Dickey, Forrest Kaye, Thibault Cheval

Part 2 : Singeries Moabiennes et 500m de highline - Thibault Cheval



Indian Creek - Thug Mansion 



Après 4 jours passés en haut de Castleton Tower pour le record de Théo (must watched), nous nous accordons la journée de lundi de repos au Monkey Den.




En fin de journée Mimi et moi décidons de partir bivouaquer à Indian Creek, célèbre site d’escalade, où nous devons retrouver Etienneet l’équipe de Nograd le lendemain pour passer quelques jours à grimper.
Après quelques cafouillages pour se retrouver, et un aller-retour à Moab, on finit par se retrouver tous au Superbowl Campground le mardi soir, bien décidé à tout donner dans les superbes fissures de grès le lendemain !





Et, il faut le dire, le dépucelage de la fissure se fait dans la douleur. Avec Mimi nous nous échauffons dans une fissure courte cotée 5.10- pendant que les copains s’échauffent pépère dans Scarface, LA ligne du secteur !

S’ensuit une superbe envolée dans un 5.10+ où on a désormais plus le choix, si on veut avancer, faut verrouiller les doigts, mains, poings, pieds dans cette fichues fissures qui nous écrase, nous tord les articulations. Lors de ce premier jour et de ces premiers verrous je m’écrase tellement les doigts que ma main me fait toujours mal au moment où j’écris ces lignes, soit près de deux semaines après. Il va falloir faire avec car le potentiel de ce site est sans limite et je ne peux pas m’arrêter après seulement une journée !


Lien de la vidéo ici

Le soir nous nous retrouvons tous autour d’un feu géant, nous entrainant à tirer à la carabine à plomb d’Enzo et aux lance-pierres d’Etienne, François et Fab. Car oui, Thanksgiving approche et ils veulent chasser la dinde !





Le lendemain rebelote, nous filons en direction du secteur Optimator (4x4 obligatoire pour y accéder, mais on ne nous l’avait pas dit, alors notre citadine a fait l’affaire.. !) où Enzo prévoit de grimper la voie du même nom, un magnifique splitter de plus de 40m coté 5.13 (7c+ / 8a). De notre côté nous nous échaufferons dans une fissure à mains cotée 5.10 mais plus teigneuse qu’il n’y parait !
La journée se passe donc tranquillement, passant d’un secteur à l’autre, découvrant ce nouveau style d’escalade et essayant de se faire de moins en moins mal dans les verrous.



Le troisième jour je laisse l’équipe des Nograders pour partir avec trois français rencontrés sur le spot grimper la North Six ShooterTower (plus connue comme étant la fameuse tour de la publicité Marlboro) pour grimper la face Sud et sauter depuis le sommet.

Ma main me faisant trop mal je ne peux grimper, idem pour un des trois autres frenchies, comme par hasard celui qui doit sauter avec moi. Les grimpeurs poseront donc des cordes statiques pour les BASEux ! Une fois en haut on prend 5min pour admirer la superbe vue sur Canyonlands, puis c’est le moment de se préparer car le vent se lève ! Les copains grimpeurs sont déjà descendus en rappel, plus le choix, il faut sauter. On trouve un bon exit, on jette un caillou, ça tape à 4...

Le topo annonçait 80m de haut pour la voie, mais avec des zig-zags. Vu d’en haut, on penche plus pour 65m, 70 à tout casser. On se rassure comme on peut (lui comme moi ne sommes pas habitués des sauts bas) : « y’a du talus, on va être dans la strat’ ! ».

On attend quelques minutes, on compte la durée des accalmies entre deux rafales, puis c’est parti : Luc s’élance en premier, et je le suis dans la minute qui suit. Effectivement y’a du vent, sous voile c’est pas la joie mais ça fait, et on pose à 500m de la voiture quand les autres mettront une bonne heure à redescendre !

Saut au réveil : lien de la vidéo ici

Retour le soir même à Moab pour attaquer les préparatifs pour le montage du Space Net : Thug Mansion de son petit nom.
Finalement la journée du lendemain, samedi, sera consacrée à la highline, l’installation étant reportée au lendemain. Nous nous retrouvons donc tous au Fruit Bowl Théo Guillaume Rolland, Antony Newton, Mimi Guesdon, Mathieu Pertus et moi pour highliner dans ce superbe cadre.
Anto s’envoi la 160m aller-retour, Mimi et moi mettons quelques essais sur la 100, pendant que Théo passe son après-midi à danser au bord de la falaise !
Le soir Théo et moi partons à vélo manger un hamburger à la brasserie de Moab, fin novembre la nuit dans le désert, ça caille !!! On devra tricher pour que Théo qui a oublié sa carte d’identité puisse boire une excellente bière, brassée sur place, au fond du bar !




Le lendemain c’est le grand jour : une centaine de personnes sont présentes pour participer à l’installation des deux filets !

  • Première étape : désinstaller les highlines en place
  • Deuxième étape : préparer le filet au sol, « enkiter » les sangles, briefer tout le monde et répartir les équipes
  • Troisième étape : balancer tout ça dans le vide !
Le résultat est bluffant ! Incroyable ! Voir cette énorme installation prendre sa place dans le vide est vraiment « amazing » !
Après d’ultime réglages Andy s’élance en premier sur un des brins, traverse les 60m jusqu’au premier petit filet, le traverse, puis se rend sur la « floating line », celle qui relie les deux filets et qui n’a aucun ancrage fixe ! Magnifique ligne, une des plus belles qu’il m’ait été donné de marcher, mais ça, ce sera pour plus tard... !


Thibault Cheval



Photos : Chris Hoyte, Elliott Natz, Faith Dickey, Forrest Kaye, Thibault Cheval

17 juil. 2015

Natural Games Highline - Record du Monde et Rubalise




Loin de la foule et des cris d’encouragements de la foule en délire, nous avons tenté de trouver de l’air frai en prenant de la hauteur. Ce ne fut pas une grande réussite, avouons-le. Suant sous le cagnard qui se reflétait violemment sur les parois calcaires des Gorges de la Jonte, l’installation des huit highlines officielles de ces Natural Games nous aura prit deux grosses journées grâce à l’aide  des membres de la team Slack et d’amis de bonne volontés. 







Nos amis les vautours, qui ne s’étaient jamais plaints jusqu’alors se sont vu assignés des avocats commis d’office en les représentants de la LPO et du Parc National des Cevennes. La défense, ayant la loi et les bonnes moeurs pour étendards s’est engagé à recadrer les empêcheurs de nicher en rond que sont les highliners. Dans l’idée règlementer l’accès au site de la Jonte et enrayer le « savage bolting » n’est peut-être pas une mauvaise chose. Certes. 
A l’ordre du jour, plus de nouvelles highlines dans la partie « classé » du site, et un balisage adapté aux oiseaux à mettre en place en fin de journée. La rubalise de chantier est un outil idéal pour prévenir nos amis à plumes d’un éventuel obstacle. 






Mais les Gorges de la Jonte ont aussi (et surtout) été cette année le théâtre d’un nouveau record du monde highline. Si en 2009 la King Line et ses 60 mètres représentait ce qui se faisait de plus long en la matière, cela fait déjà quelques années qu’un zéro est venu gonflé le chiffre record. Nous n’avons pas encore atteint l’aberration que serait le simple ajout d’une décimale à la longueur de la King Line, même si ça ne saurait tarder. Le nouveau record donc, a été validé par trois compères habitués des projecteurs et autres interviews télévisées, Nathan Paulin, Danny Mensik et Théo Sanson. Tout ça sans même laisser paraitre la réelle difficulté de l’exploit et sur une slack tendue au minimum. On a même entendu dire que c’était plus facile que 100m bien tendus. Les 469 mètres de MoonWalk et son petit back-up en dyneema flottaient dans les airs au grès des rafales pendant que les gars se faisaient ballotter en douceur. 
Je pense que nous pouvons aussi nous permettre citer les valeureux guerriers qui ont passé le monstre en plusieurs fois mais qui sont passé quand même, comme sieur Antony Newton, lord Guillaume Rolland ou l’indémodable Lukas Irmler. 





Nous finirons ce papier en remerciant une fois de plus toutes les personnes qui nous ont donné un coup de main pour installer et démonter ces lignes et en rappelant qu’il faut faire attention aux oiseaux parce qu’ils ne font pas attention à eux. 




4 mars 2015

Part 2 : La Team Slack.fr sur le NOGRAD MAGIC TRIP • PORTUGAL

Part 1 ici

Part 3 ici
Part 4 ici
Part 5 ici

En route vers le sud !!


  Après une semaine passée au nord du portugal, en route pour le point le plus à l'ouest de l'Europe : Cabo da Roca !
 Mais avant ça, petite escale à Nazaré, spot mythique de surf. Le temps n'est pas vraiment clément ce jour-ci, on décide de se faire une nuit au chaud, direction le camping, où l'on se prendra un petit mobilehome, mode VIP enclenché, douche chaude pour tout le monde, bonheur !!

  Lendemain, on prend le temps puis c'est parti pour Cabo da Roca, on retrouve les autres qui ont installé le camp de manouch un peu plus loin. En nous attendant, ils ont eu la bonne idée de monter une midline d'une quarantaine de mètres au dessus de l'océan, très jolie ligne ! A notre arrivée, il fait trop sombre pour slacker mais ça donne envie. Patience, ce sera pour demain !




  Bonne nouvelle ! Théo et Lola arrivent également, camion reparé, tous au complet, c'est partie pour de nouvelles aventures ! Apéro, dodo et demain découverte du spot !

  Un ami portugais d'Etienne, Cuca, nous retrouve le midi pour nous faire découvrir les lieux et partager nos passions. Super gars, toujours le sourire, supra motivé ! Direction Cabo da Roca, effectivement spot majeure ! Une 70m a déjà été ouverte la bàs par Samuel Volery, mais pleins d'autres possibilités s'offrent à nous. Qu'en dites vous?

                                             



  Pour l'heure, nous partons avec l'équipe de grimpe découvrir un autre spot à une vingtaine de kilomètres, Casal piano. Très beau site de grimpe mais pas de highline possible. Vu l'heure déjà bien avancée, nous décidons d'aller grimper avec tout le monde. Océan, paroi de calcaire (enfin je crois), grimpe surtout sur fissure, super moment passé tous ensemble, on y aura laissé des bouts de peau dans ces fissures ! Mais un vrai régale ce cadre !

                                             



  Retour à Cabo de Roca, lieu de notre "camp", il est déjà tard, on installe un méga camp avec la caravane de Cuca et son auvent, route barrée, "no passaran baklavaau" (bacalhau), nous dirait Lola ! Et oui c'était un peu chez nous ! S'entame un petit apéro, décision de ce qu'on allait ouvrir. Au programme, 69m de Maverick, ouverture d'une 35m de reggae; 180m de moonwalk; une spaceline avec 3 brins de 65 à 90m environ.



  Une petite équipe de slackeurs nous retrouve dans la soirée pour parler un peu de nos projets. Apparemment, ils sont très peu d'highlineurs dans la région de Lisbonne mais en tout cas ils sont bien bien motivés. Dans l'élan, nous décidons de monter le centre de la spaceline. Quelle histoire, il fallait nous y voir! On a du s'y reprendre à 3 fois pour tisser la toile, avec l'aide de nos amis Portugais, elle finira par être monter vers 3h du mat, une courte nuit s'annonce, perso je n'ai pas tenu jusqu'au bout!



  Entre les journées off du au temps et les petits aléas des installations que tout le monde connait, il nous aura fallu une petite semaine pour avoir l'intégralité du slack park monté. Un peu long à mon gôut mais ça en valait vraiment la peine. La spaceline est vraiment majeure sans parler de la 69m ou encore de la 180m.
  Cette installation nous aura quand même coûtée une corde qui mal protégée pendant le montage, a passé la nuit à se frotter au caillou. Bonne à changer ! Les grimpeurs et josé (dit zé, slackeur local) nous ont bien filé la main pour tout ce boulot. Chouette de faire ça tous ensemble et de bons gags ont eu lieu.
   Du genre guigui qui décoince la sangle des galets mais qui ne voit pas cette belle vague arrivée. Et là, c'est le drame, dommage qu'il n'y avait pas une petite caméra qui tournait à ce moment là ! On en a bien ch... mais maintenant, que du bonheur, il est temps d'en profiter !

                                         



  Nous passerons la fin de la semaine perchés sur nos lignes, enfin pas pour tout le monde, un certain "poney" qui s'est petit à petit transformé en "licorne" (il se reconnaîtra et vous le reconnaîtrez sûrement) passera plus de temps perché sur le caillou. Ahah ! J'me moque, mais il nous aura quand même fait un beau retour sur un des brins de la space et ce sera bien éclaté sur la 35 !


                                           





  Pour ma part ce sera à fond sur la 69m, tendue comme on aime ou plutôt pas du tout tendue les premiers jours, elle finira par passer avec un chouia de tension en plus ! Vraiment de bonnes
sensations sur cette ligne, avec un aller face à l'océan, le retour se fait accompagné des vagues qui éclatent sur les rochers, je vous laisse imaginer quand il y a du vent, ambiance !

                                             



  Flo avec sa main en moins se fera quand même plaisir sur la 35 et aussi la 69, de belles batailles. Nous n'échapperons pas à notre pacte, nous lançerons tous deux un petit backflip sur la 35m, en
sortie pour moi tandis que Foufoune sera à deux doigts de le replaquer ! Ca fait vraiment flipper, mais c'est tellement bon !

                                           





  Notre Théo passera aisément tous les brins de la space, quant à la 180m, les conditions n'ont pas été vraiment favorable pour la travailler, mais à l'entendre rire lors de ses catchs, on se doute bien qu'il s'éclate et que c'est que du bonheur. En tout cas, c'est toujours un beau spectacle de le voir slacker. Bien au dessus de notre niveau, foufoune, zé et moi même ne pourront pas résister à l'appel de cette longue highline, quelques tricks et levés au milieu de cette ligne, c'est dément !

                                             




  Bref, vraiment un super spot, dommage qu'on est pas toujours eu les meilleurs conditions. On en aurait bien profité un peu plus. Mais il est temps de découvrir de nouveaux horizons.

  Pour marquer la fin de cette aventure, nous allons tous au restaurant accompagné de nos amis portugais. Cuca nous fait découvrir un petit endroit où cuisine et alcool traditionnel sont à la carte ! Oups je crois qu'on a vidé la cave du patron, et encore une tournée de Xiripiti, ahah ça fait mal. La soirée se terminera sur les bords de mer, guitare, slack, ou plutôt tentative de slack, roulade dans le sable, du grand n'importe quoi, mais quel bon moment !



                                           




  Jour des départs, pour Nico et Foufoune ce sera direction la France. Les copains grimpeurs, Etienne, Guigui et Charles resteront içi quelques jours de plus tandis que Théo, Lola et moi même prenons encore la direction du sud, en route vers Sagres pour y passer 2 jours, ouvrir une "petite" ligne puis rendez vous avec les copains pour le Maroc !

  Encore un grand merci à nos amis portugais, Cuca, Zé, Claudio et bien d'autres qui nous ont fait découvrir les lieux, qui se sont rendus vraiment disponible pour nous aider, et partager cette aventure avec nous. Et tout ça, toujours avec un énorme smile ! Au top les copains ! See you soon...


                                           


Credit photo : Mimi guesdon, lola seyller photography, Etienne Tafary