All about balance. Tout est une question d'équilibre.
Cette phrase illustre Slack depuis ses débuts en 2005.
Alors que personne n’avait entendu parler de sangle molle, Damien Mercier décida de pousser le slackline vers les projecteurs en créant la marque Slack et le site www.slack.fr, ainsi que la boutique en ligne de slackline. Vous êtes ici sur notre blog.
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Ce billet détaille des tests réalisés sur des connections en noeud plat.
Noeud plat entre 2 boucles
Il est important de bien positionner les brins pour un desserrage plus simple en fin d'utilisation
Dans nos recherches pour développer de nouveaux kits de longline entre 35 et 50m, nous avons eu explorer l'utilisation de ce genre de noeud. Très pratique et utilisée dans beaucoup d'autres sports, le noeud plat se confectionne avec 2 boucles que l'on imbrique l'une dans l'autre en tête d'alouette.
Une fois correctement passées, les 2 boucles se placent très bien entre elles et forment un ensemble homogène, qui garde le plat, et sans connecteur. Le fait de nouer ensemble deux sangles textile n'est pas un problème, car le noeud correctement réalisé et serré va se bloquer et ne pas provoquer d'echauffement. Toutefois, une gaine de protection sur l'une des deux sangle est un plus.
C'est idéal pour connecter une sangle longue avec un autre morceau de sangle plus court, moins pratique pour connecter 2 morceaux de sangle longs, car il faut passer la totalité d'une des sangles dans l'autre boucle.
Tests de résistance :
On confectionne un noeud plat avec une sangle munie d'une gaine (la slackline du système de tension - en sangle Moonwalk), et une autre en boucle simple (la slackline de marche - Supertube ou Superflat)
Voici les résultats des tests effectués pour notre prochain kit 50m qui aura les Supertube RVD et Reggae, et les Superflat Maverick et Spring.
Supertube : rupture à 19kN de la sangle derrière la boucle cousue (15kN mini) , le noeud est intact.
Spring / Maverick : nous avons dépassé les 20kN de tension sans rupture des sangles, ni des coutures, ni des noeuds. Cependant nous constatons des marques sur les boucles (tests réalisés sans gaine de protection)
Le desserrage du noeud plat se fait sans aucun problème, même après de telles tensions.
Conclusion :
Le noeud plat offre plus de résistance que la boucle cousue d'une supertube, mais commence à se détériorer avant la rupture d'une boucle cousue de sangle plate (vers 25kN).
En conclusion, nous validons le concept de noeud plat entre deux boucles cousues que nous commercialisons, soit une charge de rupture maximum de 15kN.
En charge d'utilisation, il sera donc judicieux de ne pas dépasser les mêmes préconisations que pour les boucles cousues, soit 5kN.
Enfin, comme pour tous les noeuds, il est judicieux de désserrer le noeud plat entre 2 utilisations pour que les fibres se reposent et ainsi prolonger la durée de vie des boucles.
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This post is detailing the use of Square knot between two loops.
Square knot
It's important to make a nice knot to be able to untie it afterwards
In our search for new longline kits from 35 to 50m, we explored the use of this knot. Very easy and widely used in a lot of sports, the square knot is simply two loops threaded through each other.
Once correctly set, the 2 loops behave quite well, the webbings stay flat and there is no connector needed. Doing a knot like this between two webbing is not a problem, as the knot will lock itself gradually and no heat or friction will be produced. However, a protection sheath is a plus.
Resistance test :
A square knot is done with a protected webbing (tensioning webbing - in Moonwalk webbing) and a simple loop (walking webbing - Supertube or Superflat)
Here are the results for our new 50m kit, available with supertube RVD and Reggae, and Superflat Maverick and Spring.
Supertube : the webbing breaks at 19kN behind the sewn loop (15kN mini). The square knot is intact, and easy to remove.
Spring / Maverick
: we exceeded 20kN without any break from the loops and the Square knot. However, the loops start to be damaged (tests with no protection sheath)
The knot is easy to untie even after so much loading.
Conclusion :
The Square knot is more solid than a sewn loop on a Supertube webbing, but will damaged the loop fibers a little bit before the loop of a superflat breaks (around 25kN)
As a conclusion, we advise to use the square between two loops at the same load than sewn loops, which means a breaking load limit of 15kN maximum.
In use, it's wise to keep the same characterisitics of the sewn loop, so 5kN of working load limit.
In the end, as every knot, it's recommended to untie the Square, between 2 use, so that the fibers can rest with no former stress, for a longer integrity over time.
Sur un premier article, nous avions testé une nouvelle façon de sécuriser des highlines avec Nathan Paulin.
Vous pouvez vous rafraîchir la mémoire ici : http://blog.slack.fr/2017/03/fractionner-une-highline-split-highline.html
Pour être honnête nous n'avions testé "que" le confort de marche sur une ligne de 68m, afin de s'assurer que de telles highlines allaient être acceptées par la communauté, si un jour une telle méthode d'installation devait se répandre. De nombreux tests nous attendaient pour valider ou non cette méthode, et surtout la confronter à l'état actuel des backups.
Voici donc le résumé de la seconde partie de nos tests, cette fois-ci sur une installation nettement plus conséquente de 155m de long.
Nous voici donc en route pour cette highline bien particulière, sous le pont utilisé par Rope Jumping Zone qui y commercialise des sauts de corde. Nous ne sommes pas en terrain inconnu donc car c'est sur proposition de Gautier Bourgard de l'équipe Pyrénaline que nous pouvons réaliser nos tests. Un grand merci à lui, et si vous passez dans le valais, allez donc sauter à Niouc !
Un pont, une highline, un Quentin Bischoff qui randonne !
La configuration de ce site se prête parfaitement à nos tests. Nous installons la highline sous le pont, qui dispose d'un treuil electrique qui va nous permettre de larguer et remonter notre charge pour réaliser ce que tout le monde redoute dans notre sport : Des chutes sur backup sur une longue highline !
Les données imposées par le site :
La highline mesure 155m de long.
Le pont possède un treuil à 63m de distance de l'ancrage le plus proche.
Nous lancerons donc le poids à cet endroit car c'est l'endroit le moins difficile pour répéter les chutes.
Nous ne sommes, ni au bord, ni au milieu de la sangle, mais finalement proche de l'ancrage de mesure, celui qui logiquement prend le plus de force car le plus près de la chute.
Chaque ligne possède des fractionnés permettant de réaliser des reprises des backups sur : 50m, 75m, 100m, et sans reprise 155m. Les lignes 1 et 2 ont été préparées à l'avance dans nos bureaux, avec un écart de longueur entre la ligne principale et la ligne de backup de 5%.
Ex : sur 50m de ligne principale, le backup mesure 52,5m. Ce qui fait de bonnes boucles.
5% de plus de longueur sur le backup = grosses boucles
Le(s) poids :
Quentin Bischoff (70kg au petit déjeuner) a validé les installations, nous permettant d'enregistrer quelques données sur la marche, des catchs, et des leash falls classiques. Il est donc la 3ème personne à marcher sur un tel setup et affirmer que ça ne change rien au feeling, merci à lui.
Nous avons ensuite solidemment arrimé un bloc de granit de 94kg, affectueusement appelé "Nathan". Ce sera lui qui aura le privilège de voler le plus pendant ces 2 jours de tests.
"Nathan" : 94kg tout habillé, avec son harnais et son dynamomètre
sur le leash
Le déroulé de chaque test :
A chaque test, nous simulons une chute sur le backup. C'est à dire :
- descente de Nathan à la hauteur de marche sur la ligne principale (flèche de la ligne principale connue au préalable par un test statique)
- déconnecter la ligne principale pour simuler la perte de la ligne principale (un maillon est prévu en milieu de ligne)
- larguer Nathan de la position donnée
- filmer depuis le point d'ancrage le plus proche la chute (une corde avec fanions tous les 5m comme repère donne la hauteur de la chute)
- enregistrer depuis le point d'ancrage la prise en charge de l'installation avec un dynamomètre
- enregistrer avec un dynamomètre la valeur maxi subie par Nathan au niveau du leash
- descendre chercher Nathan, et recommencer avec une autre installation
Enregistrement côté dynamomètre
Cet article ne parle que de la sangle Moonwalk, nous traitons la Maverick et la corde dans d'autres articles.
Ligne 1 Moonwalk les résultats :
La ligne principale, tendue au linegrip, faisait 152,7m de long. Flèche
de 8m environ avec Q. Bischoff qui marche dessus, 9,5m de flèche avec Nathan dessus en statique.
Voici une séquence de marche de Quentin, avec un leash fall et une remontée.
La ligne avec lui dessus est chargée à 2,5kN
Le leashfall provoque une oscillation de charge avec un pic à 4,5kN dans l'installation.
Elle retombe à une
tension faible de 0,3kN après son passage. Les petites oscillations sont des rebonds amplifiés par la brise bien présente dans cette petite vallée.
Test 1 : (152,7m + 2,5m de mou)
Backup fall de 50m fractionné
Max dans la ligne : 7kn
Distance de Chute max : 15m
Max dans le leash : 4,32 kN (4,6G)
Test 2 : (152,7m + 3,75m de mou)
Backup fall de 75m fractionné
Max dans la ligne : 6,83kn
Distance de Chute max : 19m
Max dans le leash : 4,92 kN (5,2G)
Test 3 : (152,7m + 5m de mou)
Backup fall 100m fractionné Max dans la ligne : 9,12kn
Distance de Chute max : 23m Max dans le leash : 6,92 kN (7,3G)
Test 4 (idem test 3 dans la foulée) :
Backup fall 100m
Nouveau leash pour déterminer si le leash n'amortit plus. Apparemment non. Max dans la ligne : 9,93kn
Distance de Chute max : 23m Max dans le leash : 7,86 kN (8,3G)
A cet instant, nous réalisons que faire le test sur la distance totale n'est déjà plus raisonnable d'un point de vue humain car les efforts dans le leash couplés à la hauteur de chute sont déjà trop importants. Enfin, nous soupçonnons la ligne de backup d'être trop sèche depuis le test 3, comme si le dyneema avait déjà perdu son pouvoir d'élasticité en 2 chutes, ce qui est totalement possible. Nous décidons de reporter au lendemain le backup fall sur la distance totale de ligne.
Test 5 : 153,1m de moonwalk le second jour (le backup serait trop court dans cette situation, on marcherait dessus)
Max dans la ligne : 7,20kn
Distance de Chute max : 15m Max dans le leash : 5,64 kN (6G)
Sur ce test, nous avons trop ravalé le backup suite à un cafouillage sur le marquage de la ligne de backup (et oui ça arrive), la mesure à posteriori de la sangle 153,1m montre que cette distance se rapproche trop de la distance initiale de la sangle principale de 152,7m. Néanmoins, on peut noter une grosse force de choc, même avec une ligne démontée et reposée toute une nuit.
Discussion : Sur les coutures :
Des tests de ruptures additionnels sur les coutures montrent que :
- la résistance de la moonwalk n'est pas affecté par la présence de couture (Rupture à 25kN dans nos sladlocks).
- les boucles de fractionnés résistent à 17kN avant de rompre.C'est moins qu'une couture classique pour relier 2 sangles (>25kN), car il y a 3 épaisseurs de sangle à coudre ce qui cisaille plus la couture. Néanmoins, cette résistance est suffisante, car on ne dépasse pas 10kN sur les tests les plus éprouvants.
Sur les hauteurs de chute :
On voit une augmentation de 4m de chute pour chaque tranche de 25m de fractionné rajouté, sur une ligne 5% plus longue et avec une élasticité faible de 4% sous 10kN.
Sur les forces de choc :
Les forces de choc augmentent avec la distance au niveau du leash, la tolérance à la moonwalk à réaliser plusieurs fois de suite ce test montre aussi qu'elle perd son élasticité.
A priori sur un cas réel, il n'y aura qu'un seul backup fall et ensuite l'installation serait demontée, donc on devrait avoir une force de choc plus proche de 5G que de 8G.
Au niveau des ancrages, les forces de choc entre 7kN et 10kN sont relativement raisonnables, de ce côté là, le matériel n'est pas poussé dans ses derniers retranchements.
La formule magique qui permettrait d'en déduire une relation n'est pas simple à trouver, notamment parce qu'on fractionne la ligne, donc la partie de ligne principale intacte à déjà été allongée, et le caractère répétitif des tests sur la ligne lui fait perdre progressivement de l'élasticité, pour preuve le Test 5 sur une ligne reposée. Il faudrait aussi revenir pour faire des tests avec des backups plus court entre les fractionnés (3% par exemple) pour sentir l'influence de la taille des boucles.
On ne peut éventuellement donc que schématiser grossièrement et projeter grossièrement ces informations pour en tirer des enseignements.
Conclusions temporaires pour de la sangle hybride :
- Ne pas dépasser 5% d'écart de longueur entre ligne principale et backup. Ca ne sert à rien pour améliorer la marche. Viser plutôt 3% ou 4%. D'autres tests sont à faire évidemment.
- Calculer grossièrement votre flèche en cas de backup fall pour savoir si votre highline est suffisamment haute :
Pour 50m, anticiper 15m de chute.
Puis rajouter 10m tous les 50m. (Ex : 100m = 25m de chute.)
Cela confirme les doutes déjà levés sur l'éfficacité d'un backup sur des highline basses.
- Les forces de choc sont importantes de part la présence de dyneema. Le corps humain encaisse 4G dans de mauvaises positions (un "mauvais" leashfall), jusqu'à 10G dans un axe bien précis et en étant prévenu. Ne pas dépasser 100m en backup Moonwalk entre 2 fractionnés parait donc un minimum.
- Si vous faites un backup avec de la moonwalk, il faut donc limiter le % d'écart avec la ligne principale, et diminuer la distance de fractionné. Moins vous chuterez de haut, moins vous prendrez de vitesse, moins votre corps recevra de G.
- Ces conclusions doivent pouvoir être étendues en l'état aux tresses dyneema. Ne nous voilons pas la face, depuis le record de 400m de Nathan à la Réunion (même avant), jusqu'au record actuel de Samuel Voléry, ces lignes là tueraient le slackliner en cas de backup fall, soit en touchant par terre, soit en cassant le dos. Et inutile de penser à un secours rapide dans de telles conditions.
On a previous article, we tested a new way to make safe long highlines with Nathan Paulin.
The previous article here : http://blog.slack.fr/2017/03/fractionner-une-highline-split-highline.html
To be honest, we just tried the feeling of setup like this, in order to be sure that the community can adopt it. Various tests were needed to finalize this solution, and also to compare it with classic rigging (1 main line, 1 backup, tape)
Here is the second part of tests, on a quite long highline measuring 155m.
Here we are with this special highline, under the bridge where Rope Jumping Zone
invite you to jump with rope. We are welcomed here by Gautier Bourgard from the Pyrénaline. Many thanks to him, and go jump this bridge it's great !
A bridge, a highline, a Quentin Bischoff chilling !
The setup is perfect, the highline is right under the bridge, which has a thermic lift that allows us to drop and reload weights on the highline. And what is our main concerned here is : Backup fall on long highlines !
The site configuration :
The highline is 155m long.
The bridge has a lift which is 63m away from the closest anchor.
We will throw the lift from this place, as it is the best to repeat the tests and limit hauling time.
We are not on a side, not in the middle, closer to the measured anchor, which is the one dealing with the greater force during a fall.
Each line gets sewn loops to realise splits on the highline on : 50m, 75m, 100m, and no split 155m. Line 1 and 2 were prepared at the office, with an overlength of 5% between mainline and backup.
Ex : on a 50m of mainline, the backup is 52,5m, which leads to quite big loops.
5% overlength = grosses boucles
The weights :
Quentin Bischoff (70kg in the morning) walked the setups, and we recorded some data concerning walks, catches, leash falls. He is the 3rd person walking such a setup and affirm nothing changes from the highliner point of view.
We then packed a 94kg granit boulder, lovingly named "Nathan". He will be the lucky backup fall flyer of these 2 days.
"Nathan" : 94kg all set, with harness and dynamometer on the leash
Test sequence :
For each test, we simulate a backup fall, which is :
-
set Nathan to the reference walking height (the sag is known by letting him lay down on a static test)
- disconnect the main line (quicklink in the middle)
- drop Nathan from there on the setup as it is.
- record the fall from the side to measure the falling height (a rope with 5m flags is set as a reference)
- record the fall on the anchor with a dynamometer and a computer
- record the max peak on Nathan's leash with the other dynamometer
- go down to get Nathan back, and start again with an other test
Recording on the side
This part only shows the Moonwalk results, the other results are in the other articles.
Line 1 : Moonwalk the results :
The main line, linegrip tension, was 152,7m long. The sag with Quentin is 8m approximately, 9,5m with Nathan, static loads.
Here is a walking sequence of Quentin, with a leashfall and a rise up.
The line is loaded at 2,5kN with him.
The leashfall produces 4,5kN on the anchor.
The tension drops to 0,3kN after his walk. The oscillations are amplified by the winds, that are quite strong in this little valley.
Test 1 : (152,7m + 2,5m backup slack)
Backup fall 50m splitted
Max force on the anchor : 7kn
Max height fall : 15m
Max leash force : 4,32 kN (4,6G)
Test 2 : (152,7m + 3,75m backup slack)
Backup fall 75m splitted
Max force on the anchor : 6,83kn
Max height fall : 19m
Max leash force : 4,92 kN (5,2G)
Test 3 : (152,7m + 5m backup slack)
Backup fall 100m splitted Max force on the anchor : 9,12kn
Max height fall : 23m Max leash force : 6,92 kN (7,3G)
Test 4 (idem test 3 right after) :
Backup fall 100m
New leash to check if a new leash absorbs more. Apparently not. Max force on the anchor : 9,93kn
Max height fall : 23m Max leash force : 7,86 kN (8,3G)
At this time, we realise that a backup fall on the total distance is not very reasonable from a human point of view. The leash force and the fall are already very important. We also suspect the backup line to get very static as we performed 4 tests in a row, as if the dyneema looses it's stretch after 2 falls, which is completely plausible. We postpone the final backup fall on 155m on the second day.
Test 5 : 153,1m moonwalk on the second day (the backup would have been too tight unfortunately)
Max force on the anchor : 7,20kn
Max height fall : 15m Max leash force : 5,64 kN (6G)
On this test, we did a mistake by pulling the backup to much (error on the marks of the line), the line is 153,1m, which is very close than the initial mainline of 152,7m. Nevertheless, we note a high shock force, even with little slack and a line which has been unset during one night.
Discussion : On the sewing :
Additional break tests shows that :
- The moonwalk is not affected by adding sewing on it (Breaks at 25kN in our sladlocks).
- Sewn loops breaks at 17kN. This is less than a regular sewing for connecting 2 webbings (>25kN), as there is 3 webbings to sew together and it shears more the sewing. This is nevertheless enough, as we don't go over 10kN for the hardest tests.
On the fall heights :
We have a 4m increase of fall every 25m added between the splits. This line is 5% longer and stretches at 4% under 10kN. Smaller loops will reduce fall heights.
On the shockloads :
The shockloads tend to increase with the length at the leash. Added to this, the Moonwalk seems to be less and less stretchy after repeated tests.
On a real case, there should only be 1 backup fall, as the setup will be destroyed, so the leash force would be more around 5G rather than 8G.
From the anchors, the loads are between 7kN to 10kN, which is quite OK. This is not the gear limit.
The magical formula is hard to get, especially because we splitted the line, which means that the main line is already stretched and we repeat the tests. As an example the Test 5 shows the stretch is back after some rest. More tests is needed with less overlength (3% for ex.) on the backup, to measure the difference too.
So apart from basic results, it's hard to get more.
Temporary conclusion for hybrid webbing :
-
Do not go over 5% of extra length between the backup and the mainline. It's useless to improve the walk. We tested 3% and 4% would be nice too. Further tests will be made along the year.
- Roughly know the fall height :
For 50m long highline, expect 15m of fall.
Then add 10m every 50m. (Ex : 100m = 25m fall.)
This confirms the problems of low highlines.
-
Shockloads are important because of dyneema. The body is OK with 4G in bad position ("bad leashfall"), up to 10G in a nice position and warned. Do no go with more than 100m of moonwalk between two splits at least.
-
If you backup with a moonwalk, limit the % overlength, and reduce the split distance, this will reduce the fall height, you will get less speed and the force will be lighter.
- These conclusions could be extended to dyneema ropes. We should not bury our heads in the sand, since the 400m record of Nathan in la Réunion (and even before), until Samuel Volery actual record, those highlines would kill the highliner in case of a backup fall, either by hitting the ground, or breaking the highliner's back. And rescuing is an other story too..
Partie 3 - Fatigue des mousquetons - par là (FRA) Partie 4 - Fatigue façon trickline - de ce côté (FRA / ENG)
Mesures en condition réelle en vue de l'élaboration d'un test trickline en laboratoire
I)Rappels
A) Installation du matériel de trickline
L'aluminium ou zicral est à proscrire en trickline.
A cause de ses limites élastiques, c'est une matière qui ne supporte pas bien les pics de tension répétés (rebonds par exemple). Les mousquetons sont à proscrire en trickline, même en acier.
Préférez des manilles acier/inox de 12mm minimum. Elles tiennent mieux les pics de tension répétés et le triloading.
Exemple de backup sur cliquet. D'autres techniques sur ce lien
B) Caractéristiques du matériel
La Charge de Rupture (CR)
La charge de rupture, est la charge maximale que peut supporter un élément 1 fois avant de rompre. Elle est déterminée par un test de rupture en laboratoire. Mais l'élément peut très bien complètement se déformer et être inutilisable avant d'atteindre cette rupture.
Exemple : la charge de rupture de mon élément #1 est de 100kN (ou 10 tonnes).
La Charge Maximale d'Utilisation (CMU)
La charge de travail ou d'utilisation, est la charge maximale à laquelle on peut utiliser un élément sans l'abîmer (déformation, écrasement, etc). Elle est conseillée par le fabricant et est arbitraire.
Exemple : la charge de travail de mon élément #1 est de 20kN (marge de 5 par rapport à la CR).
La rupture de fatigue
C'est la rupture d'un élément bien en dessous de sa charge de travail (CMU) ou de rupture (CR), causée par un cycle répété de tension qui fait atteindre les limites de l'élément. Très difficile à déterminer à ce jour.
Exemple : mon élément #1 ayant une charge de rupture à 100kN, peut très bien casser après 100.000 cycles à 10kN si il n'est pas adapté à la pratique.
II) Constat et questionnement sur la pratique du trickline
A) Chiffres connus à ce jour
La tension nominale
La tension nominale en trickline est la tension dans la sangle sans personne dessus. Grâce aux différentes mesures effectuées lors de compétitions internationales, notamment à l'OutdoorMix Festival et aux Natural Games, nous savons que la tension nominale en compétition est comprise entre 9kN et 11kN.
Une journée de compétition
Grâce à l'analyse vidéo des compétitions nommées ci-dessus, nous estimons qu'une journée de compétition correspond à environ 10.000 rebonds.
B) Questionnement
- A quoi ressemble la pratique moyenne d'un trickliner sur une année?
- Quelles sont les forces mises en jeu lors de la pratique du Trickline tout au long d'une séance?
- Est-ce que la charge de rupture (CR) indiquée sur l'élément utilisé me permet de pratiquer le trickline en sécurité?
- Est ce que l'utilisation de mon élément dans la limite de sa charge maximale d'utilisation (CMU) en permet un usage en sécurité en trickline?
- Comment déterminer la durée de vie de mon matériel dans le cadre d'une pratique du Trickline? Bien spécifique et différente comparée au longline, highline ou shortline.
III) Recherches sur le trickline
A) Sondage sur le trickline de janvier et octobre 2016
Pour connaître les différentes caractéristiques du trickline. Nous avons lancé en janvier puis en octobre 2016, un sondage en ligne ouvert à tous. Nous avons recueilli 264 réponses. En voici les conclusions* :
Un trickliner fait en moyenne 66,04 sessions/an
Une session représente 1h 23min effective de pratique. C'est à dire le temps passé à s’entraîner, sans le temps d'installation ou de démontage de son matériel. Soit 91h 8min/an.
La trickline est en moyenne tendue à 1.37m du sol, sur une longueur de 19.16m
Mais ce sondage, ne nous permet pas de connaître ni la fréquence, ni la répartition des rebonds effectués sur une trickline pour estimer un nombre moyen de rebond à l'année.
Notre première estimation était de l'ordre de 1 rebond/seconde. Nous avons voulu affiner cette estimation par des mesures en condition réelle.
B) Test terrain et mesures en conditions réelles
Maintenant que nous avons une idée du temps de pratique moyen sur une trickline, nous devons connaître le nombre de rebonds infligés au matériel, leur "puissance" et leur répartition sur une session.
Le dynamomètre couplé à un ordinateur permet d'enregistrer des séquences de plusieurs minutes
Mise en place du dynamomètre sur l'installation côté opposé au mouflage
Nous avons effectué un test avec un dynamomètre relié à un ordinateur qui enregistre en temps réel les tensions générées par la pratique du trickline. Le test a été effectué en intérieur, à Lyon le 03/11/16.
La ligne mesurait 25m de long d'ancrage à ancrage avec 21.8m de sangle de banana à banana
Tendue à 1m50 au dessus des tapis.
La sangle utilisée était en polyester, avec une élasticité de 4,5% sous 10kN et pesait 75g/m
La tension s'est faite à l'aide de poulies triple, avec un restant d'un mètre de corde après tension
Le profil des 4 slackliners ayant effectué les tests sont :
Le test s'est déroulé par une première phase d'échauffement de 40min. Puis avec une phase de compétition de 2min effective par personne (battle 1 VS 1). Les mesures retenues ont été faites lors de cette phase car nous partons du principe que c'est le cas le plus "extrême" de pratique.
Simulation d'une situation de compétition avec chronomètre
Le pic de tension à 17,06kN a été enregistré sur un "atomic chestbounce" de Vivien
Lors de la session la plus intense en terme de tension, nous avons mesuré un pic maximum de tension à 17,06kN avec une tension nominale (à vide) de 10,92kN. En croisant ces données avec les mesures du dynamomètre, on obtient le tableau suivant :
Florent VS Vivien :
0.86 rebonds par seconde sur la session
La moitié des rebonds sont compris entre 14 et 16kN (47.8%).
Le tiers des rebonds se situent entre 11 et 14kN (34.1%).
La part des rebonds enregistrés dans l'intervalle du pic max n'est que de 2%.
IV) Analyse
D'après les mesures effectuées au dynamomètre sur la session de 4 minutes la plus "explosive" (Florent VS Vivien), il y a eu en moyenne 0,86 rebonds par seconde. D'autres sessions montraient des fréquences jusqu'à 1.2 rebonds/secondes mais avec des tensions de rebonds très faible (peu d'amplitude).
Selon les informations recueillies grâce au sondage et à ce test terrain, nous estimons qu'une année de trickline représente :
1h 23min en moyenne par session
91h 8min en moyenne par an
66,04 session en moyenne par an
0.86 rebonds/seconde
Soit 4283 rebonds/session
Soit 282138 rebonds par an
V) Test de fatigue en laboratoire : le Test de Rupture de Fatigue de Trickline (Test RFT)
A) Objectif
Mettre en place un test en laboratoire pour tester le matériel avec des paramètres se rapprochant le plus possible de la pratique réelle du trickline.
Afin d'améliorer la sécurité des pratiquants dans la discipline et de s'assurer que le matériel est adapté à la pratique.
B) Marge de sécurité
Afin de garder une marge de sécurité quant à ces résultats, nous augmentons les mesures de tension enregistrées de +20%. Le pic maximum de référence est alors de 21,17 kN avec une tension nominale (à vide) de 13,09kN.
Ce qui donne le tableau suivant :
0.86 rebonds par seconde sur la session
Plus de la moitié des rebonds sont compris entre 15 et 18kN (53.6%).
Le tiers des rebonds se situent entre 18 et 20kN (32.2%).
La part des rebonds enregistrés dans les deux intervalles max est de 6.8%.
C) Le Test RFT
Afin d'effectuer ce test de fatigue dans le laboratoire indépendant de l' APAVE, nous sommes obligé de l'adapter aux possibilités de la machine. Il est impossible de programmer 282138 cycles dans l'ordinateur.
Nous divisons donc par mille chaque séquence et arrondissons à la dizaine supérieure pour être sûr de ne pas sous-estimer les valeurs.
Exemple pour la séquence de 14<15kN :
Il y a 19268 rebonds. Divisé par 1000 = 19,268 rebonds. Arrondi à la dizaine supérieure = 20 rebonds. Exception pour la première et dernière tranche avec 2 rebonds.
On obtient alors 304 cycles entre 13kN (tension nominale) et des pics de tension de 14kN à 22kN :
Répété 1000 fois, cette séquence sera l'équivalent d'une année de trickline.
Répété 2000 fois, cette séquence sera l'équivalent de deux années de trickline. Et ainsi de suite...
Certains remarqueront que certaines valeurs de pourcentage sont différentes du précédent tableau. Effectivement à cause des limites de programmation de la machine et aux arrondis, il y a des différences mais elles sont absorbées par la sur-cotation du nombre de sauts induits.
Donc dans le cadre de ce texte, si l'élément testé résiste à 304.000 cycles avec la configuration du tableau ci-dessus, alors nous considérons que sa durer de vie est de 1 an.
Si il résiste à 608.000 cycles, alors sa durée de vie est de 2 ans. Et ainsi de suite.
Nous concernant, nous allons effectuer les premiers tests RFT sur nos éléments pour en voir le résultat. Mais aussi estimer le coût d'un tel processus en laboratoire.
To be continued...
Si vous souhaitez plus de précisions, n'hésitez pas à nous contacter à info@slack.fr ou au 04.50.45.50.42 Pour tout utilisation de ces données dans une autre publication, merci de nous contacter en amont. Ces données sont soumises à https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/
---------------- ENGLISH VERSION ------------------------
Part 1 - Breaking and stress tests - click here (FRA)
Part 3 - Carabiner stress tests - click here (FRA) Part 4 - Trickline stress test - click here (FRA / ENG)
Actual mesure issue to create a laboratory stress test for tricklining
I) Reminder
A) Trickline equipment and set up
Aluminium and zicral have to be banned from trickline
Because of the low stretch characteristics, it's not made to bear the tension peaks made by jumps and tricks.
Carabiners have to be banned from trickline
Even steel carabiners are not compatible with tricklining. It's better to use minimum
12mm shackles because they better fit with all the tension peaks and triloading.
The Breaking Load Limit is the maximal load supported by an element once before breaking. Determined in laboratory. The element could be completely deformed and unusable before reaching the BLL.
Example : The BLL of the element #1 is 100kN (about 10tons)
Working Load Limit (WLL)
The Working Load Limit is the maximal load supported by an element without being damaged (deformation, crushing, etc). Recommended by the supplier, it's arbitrary.
Example : The WLL of the element #1 is 20kN (factor 5 from the BLL)
Stress Breaking
The Stress Breaking is under the BLL or WLL. Cause by a repeated cycle of tension which can reach the stretch limits of the element and generates breaking. This is the most difficult to determine.
Example : The element #1 with a BLL of 100kN, could break after 100.000 cycles of 10kN if it's not made for trickline.
II) Questions and report about trickline
A) What we know today
Nominal tension
Tricklining nominal tension is the tension with nobody on the trickline webbing. Thanks to several test during international competition like OutdoorMix Festival or Natural Games, we know that the nominal tension is about 9kN to 11kN.
A competition day
Thanks to video analysis, we estimate that a competition day is about 10.000 jumps.
B) Questioning
-What is the average practice of a trickliner in a year?
-What are all the charges involved in a trickline session?
-WLL and BLL are good indications to a safe practice of trickline?
-How to determine life expectancy of trickline equipments? Very specific in comparison with longline, highline or shortline.
III) Tricklining research
A) Trickline Survey from january and october 2016
We made a trickline survey a few months ago to know trickline habits better. We received 264 answers. Here are the conclusions* :
A trickliner makes about 66.04 sessions/year
A session is about 1h 23min, effective time. Meaning that this is the time spent on the trickline. Set up and unset are not counted. So an average trickline is stressed 91h 8min/year
An average trickline is set at 1.37m high and 19.16m long.
But even if these datas are interesting, we don't know neither the jumps frequencies and power, nor how are divided the jumps on a session.
Our first estimation was 1 jump/min. We wanted to know better about these informations and we made a real condition test.
B) Real condition test
With the trickline survey, we know the average practice time of a trickliner. But now we have to discover how many jumps and their power during a trickline session.
Computer and dynamometer connected to record several tricklining minutes
The dynamometer is set on the opposite side of the tensioning system
We made a test with a computer linked to a dynamometer. We made it in Lyon (France), on the 11/03/2016.
Set up was 25m long (anchor to anchor), with 21.8m of webbing from banana to banana.
1m50 high over pads
Webbing was in polyester, 4.5% strech under 10kN, 75g/m
Tensioning system was triple pulley, with one meter rope left
Then a competition time with 2min/trickliner. All the measures were taken during this part because that this is the most "extreme" condition.
Competition simulation
Tension pic was 17.06kN on an "atomic chestbounce" from Vivien
During the most powerful session, we measured a maximum peak of 17,06kN with a nominal tension of 10.92kN.
Florent VS Vivien :
0.86 jumps per seconde.
About half of the jumps are between 14 and 16kN (47,8%).
About a third of the jumps are between 11 and 14kN (34.1%).
Only 2% of the jumps are in the maximum load category.
IV) Analysis
From these measures (Florent VS Vivien), there was 0.86 jumps/sec. Other measures showed that it could go up to 1.2 jumps/sec but with lower tension peaks (low amplitude).
Thanks to the survey and these data, we estimate that a year of trickline looks like :
1h 23min per session
91h 8min per year
66.04 sessions per year
0.86 jumps/sec
So 4283 jumps/session
So 282138 jumps per year
V) Laboratory stress test : Trickline Breaking Stress Test (TBS Test)
A) Objectif
Set up a laboratory test to test the gear as close as real tricklining conditions. To increase safety and be sure that the gear fit with tricklining specifications.
B) Safety margin
To keep safety margin about these results, we increase all the datas of 20%. So the maximum pic registered is 21.17kN with a nominal tension of 13.09kN.
0.86 jumps/sec.
More than the half of jumps are between 15 and 18kN (53.6%).
Third of the jumps are between 18 and 20kN (32.2%).
6.8% of the jumps are in the maximum load category.
C) TBS Test
In order to make this stress-test by an independant laboratory (APAVE), we have to adapt the numbers to fit with the machine. It's impossible to program 282.138 cycles in the machine.
So, we divide by one thousand each sequence, and rounded up to the nearest ten. For example, on the 14<15kN sequence :
There are 19.268 jumps. Divided by 1.000 = 19,268. Rounded up = 20.
Except for the first and last sequences with 2 cycles only.
So we have a 304 cycles sequence, between 13kN (nominal tension) and peaks between 14 to 22kN :
With 1000 repetitions, this 304 cycles sequence will be 1 year of tricklining.
With 2000 repetitions, this 304 cycles sequence will be 2 years of tricklining. And so on...
Some of you will notice that some percentage values are differents from the first chart. Because of the machine's programation limits rounding, there are some differences but they are absorded by the over-numbers of cycles. In this conditions, if the tested product resist to 304.000 cycles, we consider 1 year of life-expectancy. If it resist to 608.000 cycles, its life expectancy is 2 years. So on...
We'll made the first TBS TEST on our products to see what happen. But also to see what is the cost of a such big test in laboratory.
To be continued...
If you want more information, please do not hesitate to contact us at info@slack.fr or 0033 4.50.45.50.42
For any use of this data in another publication, please contact us beforehand.
This data is submitted to https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/