Qui sommes nous ? About ?


All about balance. Tout est une question d'équilibre.
Cette phrase illustre Slack depuis ses débuts en 2005.
Alors que personne n’avait entendu parler de sangle molle, Damien Mercier décida de pousser le slackline vers les projecteurs en créant la marque Slack et le site www.slack.fr, ainsi que la boutique en ligne de slackline. Vous êtes ici sur notre blog.

Affichage des articles dont le libellé est developpement. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est developpement. Afficher tous les articles

21 juin 2017

Highline chute sur Backup de 155m : Partie 2 : Maverick / 155m Highline Backup fall : Part 2 : Maverick

Partie 1 : backup moonwalk
Partie 2 : backup polyester
Partie 3 : backup corde semi-static


----------- English Below -------------

Nous avons continué nos tests sur une installation en Maverick, backup Maverick.
Une installation 100% polyester donc.

Ligne 2 Maverick les résultats :
La ligne principale tendue mesurait donc 151m. Tension à vide de 1,2kN. Quand Quentin marche sur la ligne, la tension est de 2,6kN. Lors d'un leash fall, la tension est de 3,7kN.

Nous avons testé des softlinks à la place des maillons rapides sur cette installation. L'avantage - si c'en est un - est de supprimer totalement le métal sur la ligne ainsi qu'une charge sur la mauvaise direction du maillon. Est-ce un avantage de se trouver avec un connecteur textile sur des boucles textiles ? La question peut se poser sur des grandes lignes, qui vibrent pendant longtemps si elles sont installées longtemps. Finalement un frottement métal/textile est moins problématique dans la durée qu'un frottement textile/textile.


Les maillons utilisés ici étaient des softlinks réalisés généreusement par AdrenalinBASE, et donnés pour 28kN à la rupture. Le montage est le même que pour un maillon rapide mais nécessite de savoir ce qu'on fait. Les softlinks ont très bien fonctionné.

Dernière chose, nous avons trop tendu le backup côté mesure, il était très proche de la ligne principale. Le dernier fractionné donne un backup de 24m sous une ligne principale de 25m.

Comment est-ce possible d'avoir un backup plus court qui reste cependant assez peu tendu?
Et bien nous avions pris une ligne principale qui avait déjà bien vécu, donc qui avait été allongée plusieurs fois. Tandis que nous avions pris une sangle neuve, qui n'avait jamais été tendue pour réaliser le backup. Cette sangle s'est donc allongée fortement lors de sa première tension, au point de dépasser la sangle principale.

Savoir donc si on construit un fractionné avec une sangle neuve ou une sangle déjà utilisée complique le calcul relatif des distances. A priori, prendre des sangles déjà utilisées permet de mieux anticiper les allongements relatifs. A creuser une fois de plus, et à mettre en regard aux tests grandeurs réels sur les grandes highlines.


Test 1 : (151m + 2,5m de mou)


Backup fall de 50m fractionné
Max dans la ligne : 5kN
Distance de Chute max : 12m
Max dans le leash : 2,74 kN (2,8G)

Test 2 : (151m + 3,75m de mou)

Backup fall de 75m fractionné
Max dans la ligne : 5,3kN
Distance de chute max : 15m
Max dans le leash : 3,24kN (3,3G)

Test 3 et 4 : (151m + 5m de mou)


2 Backups fall de 100m fractionné
Max dans la ligne : 5,3kN puis 5,6kN
Distance de chute max : 15m
Max dans le leash : 3,34kN (3,3G) puis 3,58kN (3,7G)

Test 5 : (Tout le backup soit 156,25m)

Max dans la ligne : 5,6kN
Distance de chute max : 19m
Max dans le leash : 4,1kN (4,2G)
Le backup est un peu court sur cette distance, comme expliqué précédemment.



Discussion :
Sur les coutures :
Des tests de ruptures additionnels sur les coutures montrent que :
- les boucles de fractionnés résistent à 17kN avant de rompre. C'est moins qu'une couture classique pour relier 2 sangles (>25kN), car il y a 3 épaisseurs de sangle à coudre ce qui cisaille plus la couture. Néanmoins, cette résistance est suffisante, car on ne dépasse pas 6kN sur les tests les plus éprouvants.

Sur les hauteurs de chute :

Les hauteurs de chutes en 75m et 100m sont quasiment les mêmes car le backup sur le fractionnés du côté mesure étaient très tendu. Les réultats sont cohérents avec une augmentation de la hauteur de chute relativement régulière.
C'est une chute plus petite qu'avec un setup en Moonwalk, car la sangle Maverick principale s'allongeant plus, il faut moins de sangle pour réaliser la même highline (151m de Mav au lieu de 152,7m en Moon), la distance de la sangle de backup est elle aussi diminuée, et donc diminue la hauteur de chute. Un résultat qui s'explique, mais qui n'est pas forcément intuitif.

Sur les forces de choc : 
Les forces de choc augmentent avec la distance au niveau du leash, la tolérance à la maverick à réaliser plusieurs fois de suite ce test montre aussi qu'elle garde relativement bien son élasticité.
A priori sur un cas réel, il n'y aura qu'un seul backup fall et ensuite l'installation serait demontée, donc on devrait avoir une force de choc plus proche de 2,8G que de 4,2G, ce qui est très confortable.

Au niveau des ancrages, les forces de choc ne dépassant pas 6kN sont très raisonnables, de ce côté là, le matériel n'est pas poussé dans ses derniers retranchements. Le polyester garde donc bien ses avantages d'élasticité.

Le graphique de force suivant qui représente les tests les uns par rapport aux autres est criant d'homogénéité


Conclusions temporaires pour de la sangle maverick :
- Ne pas dépasser 5% d'écart de longueur entre ligne principale et backup. Ca ne sert à rien pour améliorer la marche. Viser plutôt 3% ou 4%. D'autres tests sont à faire évidemment.

- Calculer grossièrement votre flèche en cas de backup fall pour savoir si votre highline est suffisamment haute :
Pour 50m, anticiper 15m de chute.
Puis rajouter 10m tous les 50m. (Ex : 100m = 25m de chute.)

- Un point intéressant étant que les forces n'augmentent pas significativement sur la distance, il doit donc être possible de réaliser des fractionnés sur des distances plus longues de 200m ou 300m, à partir du moment où la distance de chute est suffisamment importante. Sur des distances plus longues cependant, la force de choc dans le leash va augmenter, ce qui a terme peut rendre la ligne dangereuse. Ne nous leurrons pas, un backup fall de 800m ou + ne doit pas faire du bien, même en polyester.

- Enfin l'utilisation de noeuds sur le backup peut être une solution pour régler le backup facilement. Des tests sur les noeuds de sangles sont en cours.
Maverick : rupture nœud dit queue de vache : 1390 kg
Maverick : rupture nœud de huit : 1520 kg

Les tests sur les sangles hybride ici.
La suite des tests sur les cordes semi-statiques ici.


----------- English here -------------

We continued with a setup Maverick, backup Maverick. 100% polyester line.

Ligne 2 Maverick the results :
The main line measured 151m. Nominal tension is 1,2kN. With Quentin walking on the line, the tension is 2,6kN. During a leashfall, the tension rises up to 3,7kN.

We tested softlinks instead of quicklinks on this setup. The main advantage is to suppress metal parts on the line, and avoid bad direction loading. Is it really an advantage ? The question is asked on big lines, when repeated and friction metal/textile could be better than textile/textile.



The softlinks here were manufacturer especially by AdrenalinBASE, and 28kN resistant tested. The setup is nearly the same than for quicklinks, but is more difficult to do. The softlinks worked perfectly.
Last thing, we tensioned the backup too much on the measure side. It was really close to the main line. The backup length was 24m, while the mainline was 25m.

How is it possible to have a shorter backup than the mainline while still walking on the mainline ?
Well, we used a mainline that has been used a lot before, and a backup line that was never tensioned (new). So the new line stretched a lot from it's initial measurement.

This is a big issue to build correctly a split between lines, as with a new line, it will imply more stretch than with older lines. Apparently already tensioned lines allowed of course to predict a better behaviour, rather than new lines. This is something to take into account with long highlines on new webbing.

Test 1 : (151m + 2,5m slack)


Backup fall 50m
Max on the line : 5kN
Max fall height : 12m
Max on the leash : 2,74 kN (2,8G)

Test 2 : (151m + 3,75m slack)

Backup fall 75m
Max on the line : 5,3kN
Max fall height : 15m
Max on the leash : 3,24kN (3,3G)

Test 3 et 4 : (151m + 5m slack)


2 Backups fall on 100m
Max on the line : 5,3kN then 5,6kN
Max height fall : 15m
Max on the leash : 3,34kN (3,3G) then 3,58kN (3,7G)

Test 5 : (All the backup so 156,25m)

Max on the line : 5,6kN
Max fall height : 19m
Max on the leash : 4,1kN (4,2G)
The backup was a bit tight, as explained before.


Discussion :
On sewing :
Additionnal tests shows that :
- The loops break at 17kN. This resistance is enough given the 6kN max load they have to take.


On height fall :
The 75m and 100m fall are quite the same because the backup on the measured side was tight. Then the fall heights increase but with a last test with a quite short backup, the heights are not that big.
The fall is smaller than with the Moonwalk setup ! The maverick stretches more, so you need less webbing to make the same highline (151m of Mav instead of 152,7m of Moonwalk), so the backup distance is also diminished, and the height of the fall. This is explainable, but quite counter intuitive.

On shockloads : 
Forces increases on the leash with the distance. The Maverick is pretty tolerant for making several backup falls, and keeps its stretch abilities pretty well.
On a real case then, with only a backup fall, the leash should hold more around 2,8G rather than 4,2G, which is quite comfortable.

On the anchors, the loads don't go over 6kN, so the gear is allright. Polyester has good stretching and absorption properties.

The following graphic shows the 4 tests on the same timeline and it is pretty impressive to see nearly the same measurement from 50m to 155m !


Temporary conlusion on the Maverick polyester :
- Do not go over 5% of extra length between the backup and the mainline. It's useless to improve the walk. We tested 3% and 4% would be nice too. Further tests will be made along the year.

- Roughly know the fall height :
For 50m long highline, expect 15m of fall.
Then add 10m every 50m. (Ex : 100m = 25m fall.)
This confirms the problems of low highlines.

- A very interesting point is that forces at the anchor are not increasing with the distance. It's possible to make longer splitlines with 200m or 300m between splits, as long as the height fall is not a problem. However, the leash loading increases slowly but surely. So don't be fooled, 800m backup fall on polyester is not probably a nice thing to try.

-At last, to avoid the setting up of a backup line with sewing, it would be interesting to do as with ropes : knots, as the tension is not very high, then knots should hold. This is to be pushed forward.
Knot on Maverick webbing : breaking strenght cow tail knot : 1390 kg
Knot on Maverick webbing : breaking strenght eight knot : 1520 kg

Hybrid Dyneema webbing test here.
Semi-static rope test here.







10 mars 2017

Test de fatigue RFT / TBS Test

-- ENGLISH BELOW --

Partie 1 - Rupture et fatigue - clique là (FRA)
Partie 2 - L'usure du matériel - ici (FRA)
Partie 3 - Fatigue des mousquetons - par là (FRA)
Partie 4 - Fatigue façon trickline - de ce côté (FRA / ENG)


Mesures en condition réelle en vue de l'élaboration d'un test trickline en laboratoire


I)Rappels


  A) Installation du matériel de trickline


L'aluminium ou zicral est à proscrire en trickline.
A cause de ses limites élastiques, c'est une matière qui ne supporte pas bien les pics de tension répétés (rebonds par exemple).

Les mousquetons sont à proscrire en trickline, même en acier.
Préférez des manilles acier/inox de 12mm minimum. Elles tiennent mieux les pics de tension répétés et le triloading.
A droite, exemple de Triloading. Très mal supporté par les mousquetons. Source : http://outdoors.stackexchange.com/questions/1384/what-does-it-mean-to-cross-load-a-carabiner

Les installations en tête d'alouette ne sont pas adaptées à la pratique du trickline.
La sangle est rongée dans la boucle à cause des vibrations répétées (rebonds). Ne convient qu'aux kits débutants.
Installation en tête d'alouette pour un kit débutant : Kit Cruise

Faire un backup est primordial
Exemple de backup sur cliquet. D'autres techniques sur ce lien

   B) Caractéristiques du matériel


La Charge de Rupture (CR)
La charge de rupture, est la charge maximale que peut supporter un élément 1 fois avant de rompre. Elle est déterminée par un test de rupture en laboratoire. Mais l'élément peut très bien complètement se déformer et être inutilisable avant d'atteindre cette rupture.
    Exemple : la charge de rupture de mon élément #1 est de 100kN (ou 10 tonnes).

La Charge Maximale d'Utilisation (CMU)
La charge de travail ou d'utilisation, est la charge maximale à laquelle on peut utiliser un élément sans l'abîmer (déformation, écrasement, etc). Elle est conseillée par le fabricant et est arbitraire.
     Exemple : la charge de travail de mon élément #1 est de 20kN (marge de 5 par rapport à la CR).

La rupture de fatigue
C'est la rupture d'un élément bien en dessous de sa charge de travail (CMU) ou de rupture (CR), causée par un cycle répété de tension qui fait atteindre les limites de l'élément. Très difficile à déterminer à ce jour.
     Exemple : mon élément #1 ayant une charge de rupture à 100kN, peut très bien casser après 100.000 cycles à 10kN si il n'est pas adapté à la pratique.



II) Constat et questionnement sur la pratique du trickline

  

  A) Chiffres connus à ce jour


La tension nominale
La tension nominale en trickline est la tension dans la sangle sans personne dessus. Grâce aux différentes mesures effectuées lors de compétitions internationales, notamment à l'OutdoorMix Festival et aux Natural Games, nous savons que la tension nominale en compétition est comprise entre 9kN et 11kN.

Une journée de compétition
Grâce à l'analyse vidéo des compétitions nommées ci-dessus, nous estimons qu'une journée de compétition correspond à environ 10.000 rebonds.


  B) Questionnement

- A quoi ressemble la pratique moyenne d'un trickliner sur une année?
- Quelles sont les forces mises en jeu lors de la pratique du Trickline tout au long d'une séance?
- Est-ce que la charge de rupture (CR) indiquée sur l'élément utilisé me permet de pratiquer le trickline en sécurité?
- Est ce que l'utilisation de mon élément dans la limite de sa charge maximale d'utilisation (CMU) en permet un usage en sécurité en trickline?
- Comment déterminer la durée de vie de mon matériel dans le cadre d'une pratique du Trickline? Bien spécifique et différente comparée au longline, highline ou shortline.


III) Recherches sur le trickline


  A) Sondage sur le trickline de janvier et octobre 2016



Pour connaître les différentes caractéristiques du trickline. Nous avons lancé en janvier puis en octobre 2016, un sondage en ligne ouvert à tous. Nous avons recueilli 264 réponses. En voici les conclusions* :
  • Un trickliner fait en moyenne 66,04 sessions/an
  • Une session représente 1h 23min effective de pratique. C'est à dire le temps passé à s’entraîner, sans le temps d'installation ou de démontage de son matériel. Soit 91h 8min/an.
  • La trickline est en moyenne tendue à 1.37m du sol, sur une longueur de 19.16m
*le détail des réponses se trouvent sur ce lien

Mais ce sondage, ne nous permet pas de connaître ni la fréquence, ni la répartition des rebonds effectués sur une trickline pour estimer un nombre moyen de rebond à l'année.
Notre première estimation était de l'ordre de 1 rebond/seconde. Nous avons voulu affiner cette estimation par des mesures en condition réelle.


  B) Test terrain et mesures en conditions réelles


Maintenant que nous avons une idée du temps de pratique moyen sur une trickline, nous devons connaître le nombre de rebonds infligés au matériel, leur "puissance" et leur répartition sur une session.

Le dynamomètre couplé à un ordinateur permet d'enregistrer des séquences de plusieurs minutes
Mise en place du dynamomètre sur l'installation côté opposé au mouflage
Nous avons effectué un test avec un dynamomètre relié à un ordinateur qui enregistre en temps réel les tensions générées par la pratique du trickline. Le test a été effectué en intérieur, à Lyon le 03/11/16.
  • La ligne mesurait 25m de long d'ancrage à ancrage avec 21.8m de sangle de banana à banana
  • Tendue à 1m50 au dessus des tapis.
  • La sangle utilisée était en polyester, avec une élasticité de 4,5% sous 10kN et pesait 75g/m
  • La tension s'est faite à l'aide de poulies triple, avec un restant d'un mètre de corde après tension
  • Le profil des 4 slackliners ayant effectué les tests sont :

Le test s'est déroulé par une première phase d'échauffement de 40min. Puis avec une phase de compétition de 2min effective par personne (battle 1 VS 1). Les mesures retenues ont été faites lors de cette phase car nous partons du principe que c'est le cas le plus "extrême" de pratique.

Simulation d'une situation de compétition avec chronomètre
Le pic de tension à 17,06kN a été enregistré sur un "atomic chestbounce" de Vivien

Lors de la session la plus intense en terme de tension, nous avons mesuré un pic maximum de tension à 17,06kN avec une tension nominale (à vide) de 10,92kN. En croisant ces données avec les mesures du dynamomètre, on obtient le tableau suivant :

Florent VS Vivien :

  • 0.86 rebonds par seconde sur la session
  • La moitié des rebonds sont compris entre 14 et 16kN (47.8%).
  • Le tiers des rebonds se situent entre 11 et 14kN (34.1%).
  • La part des rebonds enregistrés dans l'intervalle du pic max n'est que de 2%.



IV) Analyse


D'après les mesures effectuées au dynamomètre sur la session de 4 minutes la plus "explosive" (Florent VS Vivien), il y a eu en moyenne 0,86 rebonds par seconde. D'autres sessions montraient des fréquences jusqu'à 1.2 rebonds/secondes mais avec des tensions de rebonds très faible (peu d'amplitude).

Selon les informations recueillies grâce au sondage et à ce test terrain, nous estimons qu'une année de trickline représente :
  • 1h 23min en moyenne par session
  • 91h 8min en moyenne par an
  • 66,04 session en moyenne par an
  • 0.86 rebonds/seconde
  • Soit 4283 rebonds/session
  • Soit 282138 rebonds par an



V) Test de fatigue en laboratoire : le Test de Rupture de Fatigue de Trickline (Test RFT)

  

A) Objectif


Mettre en place un test en laboratoire pour tester le matériel avec des paramètres se rapprochant le plus possible de la pratique réelle du trickline.
Afin d'améliorer la sécurité des pratiquants dans la discipline et de s'assurer que le matériel est adapté à la pratique.


  B) Marge de sécurité


Afin de garder une marge de sécurité quant à ces résultats, nous augmentons les mesures de tension enregistrées de +20%. Le pic maximum de référence est alors de 21,17 kN avec une tension nominale (à vide) de 13,09kN.
Ce qui donne le tableau suivant :


  • 0.86 rebonds par seconde sur la session
  • Plus de la moitié des rebonds sont compris entre 15 et 18kN (53.6%).
  • Le tiers des rebonds se situent entre 18 et 20kN (32.2%).
  • La part des rebonds enregistrés dans les deux intervalles max est de 6.8%.


  C) Le Test RFT

Afin d'effectuer ce test de fatigue dans le laboratoire indépendant de l' APAVE, nous sommes obligé de l'adapter aux possibilités de la machine. Il est impossible de programmer 282138 cycles dans l'ordinateur.
Nous divisons donc par mille chaque séquence et arrondissons à la dizaine supérieure pour être sûr de ne pas sous-estimer les valeurs.

Exemple pour la séquence de 14<15kN :

Il y a 19268 rebonds. Divisé par 1000 = 19,268 rebonds. Arrondi à la dizaine supérieure = 20 rebonds.
Exception pour la première et dernière tranche avec 2 rebonds.


On obtient alors 304 cycles entre 13kN (tension nominale) et des pics de tension de 14kN à 22kN :



Répété 1000 fois, cette séquence sera l'équivalent d'une année de trickline.
Répété 2000 fois, cette séquence sera l'équivalent de deux années de trickline. Et ainsi de suite...

Certains remarqueront que certaines valeurs de pourcentage sont différentes du précédent tableau. Effectivement à cause des limites de programmation de la machine et aux arrondis, il y a des différences mais elles sont absorbées par la sur-cotation du nombre de sauts induits.

Donc dans le cadre de ce texte, si l'élément testé résiste à 304.000 cycles avec la configuration du tableau ci-dessus, alors nous considérons que sa durer de vie est de 1 an.
Si il résiste à 608.000 cycles, alors sa durée de vie est de 2 ans. Et ainsi de suite.

Nous concernant, nous allons effectuer les premiers tests RFT sur nos éléments pour en voir le résultat. Mais aussi estimer le coût d'un tel processus en laboratoire.

To be continued...



Si vous souhaitez plus de précisions, n'hésitez pas à nous contacter à info@slack.fr ou au 04.50.45.50.42
Pour tout utilisation de ces données dans une autre publication, merci de nous contacter en amont.
Ces données sont soumises à https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/






----------------  ENGLISH VERSION  ------------------------



Part 1 - Breaking and stress tests - click here (FRA)
Part 2 - Gear intensive stress - click here (FRA)
Part 3 - Carabiner stress tests - click here (FRA)
Part 4 - Trickline stress test - click here (FRA / ENG)



Actual mesure issue to create a laboratory stress test for tricklining



I) Reminder

  A) Trickline equipment and set up

Aluminium and zicral have to be banned from trickline
Because of the low stretch characteristics, it's not made to bear the tension peaks made by jumps and tricks.

Carabiners have to be banned from trickline
Even steel carabiners are not compatible with tricklining. It's better to use minimum
12mm shackles because they better fit with all the tension peaks and triloading.

Right, Triloading example. Not supported by carabiners. Source : http://outdoors.stackexchange.com/questions/1384/what-does-it-mean-to-cross-load-a-carabiner

Eye loop set up does not fit with trickline
The webbing is wear due to the tricks and jumps in the loop. Fit only with beginners kits.

Eye loop set up only for beginners kits : Kit Cruise

Never forget to make a Backup 
= secure the tension system

Example of a backup on a ratchet system. Other technics here


  B) Equipment characteristics

Breaking Load Limit (BLL)
The Breaking Load Limit is the maximal load supported by an element once before breaking. Determined in laboratory. The element could be completely deformed and unusable before reaching the BLL.
    Example : The BLL of the element #1 is 100kN (about  10tons)

Working Load Limit (WLL)
The Working Load Limit is the maximal load supported by an element without being damaged (deformation, crushing, etc). Recommended by the supplier, it's arbitrary.
    Example : The WLL of the element #1 is 20kN (factor 5 from the BLL)

Stress Breaking
The Stress Breaking is under the BLL or WLL. Cause by a repeated cycle of tension which can reach the stretch limits of the element and generates breaking. This is the most difficult to determine.
    Example : The element #1 with a BLL of 100kN, could break after 100.000 cycles of 10kN if it's not made for trickline.


II) Questions and report about trickline

  A) What we know today

Nominal tension
Tricklining nominal tension is the tension with nobody on the trickline webbing. Thanks to several test during international competition like OutdoorMix Festival or Natural Games, we know that the nominal tension is about 9kN to 11kN.

A competition day
Thanks to video analysis, we estimate that a competition day is about 10.000 jumps.


  B) Questioning
-What is the average practice of a trickliner in a year?
-What are all the charges involved in a trickline session?
-WLL and BLL are good indications to a safe practice of trickline?
-How to determine life expectancy of trickline equipments? Very specific in comparison with longline, highline or shortline.


III) Tricklining research

A) Trickline Survey from january and october 2016


We made a trickline survey a few months ago to know trickline habits better. We received 264 answers. Here are the conclusions* :
  • A trickliner makes about 66.04 sessions/year
  • A session is about 1h 23min, effective time. Meaning that this is the time spent on the trickline. Set up and unset are not counted.
    So an average trickline is stressed 91h 8min/year
  • An average trickline is set at 1.37m high and 19.16m long.

But even if these datas are interesting, we don't know neither the jumps frequencies and power, nor how are divided the jumps on a session.
Our first estimation was 1 jump/min. We wanted to know better about these informations and we made a real condition test.

B) Real condition test


With the trickline survey, we know the average practice time of a trickliner. But now we have to discover how many jumps and their power during a trickline session.

Computer and dynamometer connected to record several tricklining minutes
The dynamometer is set on the opposite side of the tensioning system

We made a test with a computer linked to a dynamometer. We made it in Lyon (France), on the 11/03/2016.
  • Set up was 25m long (anchor to anchor), with 21.8m of webbing from banana to banana.
  • 1m50 high over pads
  • Webbing was in polyester, 4.5% strech under 10kN, 75g/m
  • Tensioning system was triple pulley, with one meter rope left
  • Trickliners :
First session was a warning up session of 40min.
Then a competition time with 2min/trickliner. All the measures were taken during this part because that this is the most "extreme" condition.

Competition simulation
Tension pic was 17.06kN on an "atomic chestbounce" from Vivien

During the most powerful session, we measured a maximum peak of 17,06kN with a nominal tension of 10.92kN.

Florent VS Vivien :

  • 0.86 jumps per seconde.
  • About half of the jumps are between 14 and 16kN (47,8%).
  • About a third of the jumps are between 11 and 14kN (34.1%).
  • Only 2% of the jumps are in the maximum load category. 

IV) Analysis

From these measures (Florent VS Vivien), there was 0.86 jumps/sec. Other measures showed that it could go up to 1.2 jumps/sec but with lower tension peaks (low amplitude).

Thanks to the survey and these data, we estimate that a year of trickline looks like :
  • 1h 23min per session
  • 91h 8min per year
  • 66.04 sessions per year
  • 0.86 jumps/sec
  • So 4283 jumps/session
  • So 282138 jumps per year


V) Laboratory stress test : Trickline Breaking Stress Test (TBS Test)

A) Objectif

Set up a laboratory test to test the gear as close as real tricklining conditions. To increase safety and be sure that the gear fit with tricklining specifications.

B) Safety margin

To keep safety margin about these results, we increase all the datas of 20%. So the maximum pic registered is 21.17kN with a nominal tension of 13.09kN.

  • 0.86 jumps/sec.
  • More than the half of jumps are between 15 and 18kN (53.6%).
  • Third of the jumps are between 18 and 20kN (32.2%).
  • 6.8% of the jumps are in the maximum load category. 

C) TBS Test

In order to make this stress-test by an independant laboratory (APAVE), we have to adapt the numbers to fit with the machine. It's impossible to program 282.138 cycles in the machine.
So, we divide by one thousand each sequence, and rounded up to the nearest ten.

For example, on the 14<15kN sequence :
There are 19.268 jumps. Divided by 1.000 = 19,268. Rounded up = 20.
Except for the first and last sequences with 2 cycles only.

So we have a 304 cycles sequence, between 13kN (nominal tension) and peaks between 14 to 22kN :


With 1000 repetitions, this 304 cycles sequence will be 1 year of tricklining.
With 2000 repetitions, this 304 cycles sequence will be 2 years of tricklining. And so on...

Some of you will notice that some percentage values are differents from the first chart. Because of the machine's programation limits rounding, there are some differences but they are absorded by the over-numbers of cycles.

In this conditions, if the tested product resist to 304.000 cycles, we consider 1 year of life-expectancy.
If it resist to 608.000 cycles, its life expectancy is 2 years. So on...

We'll made the first TBS TEST on our products to see what happen. But also to see what is the cost of a such big test in laboratory.

To be continued...



If you want more information, please do not hesitate to contact us at info@slack.fr or 0033 4.50.45.50.42
For any use of this data in another publication, please contact us beforehand.
This data is submitted to https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/

8 nov. 2016

Réunion développement matériel avec la Team Slack.fr

Après plusieurs mails sans réponse, une date est fixée pour réunir la Team Slack.fr dans nos bureaux afin de discuter développement matériel. Ce fut le samedi 5 novembre.

Studieuse, la Team Slack.fr en pleine réflexion

Nous avons voulu rassembler une grande partie de la Team afin qu'ils nous fassent remonter leurs impressions d'experts et de pratiquants quant à l'utilisation de notre matériel.
Mais aussi vos retours, ce qu'ils entendent lors des sessions ou de discussions avec vous. Ce qui va, ou ce qui va moins bien...



Bref, nous aider à ne pas rester dans notre tour d'ivoire de fabricant de slackline (bien que nous ne soyons qu'au premier étage), et ne pas nous déconnecter de la pratique actuelle et de l'évolution de la discipline.

Julien dans notre tour d'ivoire, extrait de nos aventures : Slackline Pirates Ep 1

Pour les appâter, rien de très compliqué :
  1. Promettez-leur un bon petit déjeuner avec croissants, pains aux chocolats, café, thé, etc. Ca fait passer l'heure matinale du rendez-vous pour un samedi : 9h30...
  2. Emmenez-les dans la meilleure boulangerie de la région pour le déjeuner. Et à coup sûr, l'un d'entre eux devra y retourner pour y chercher son du, oublié par mégarde.
  3. Pour terminer la journée, laisser entendre qu'une bonne fondue savoyarde, faite avec le fromage de la coopérative du coin, est déjà toute prête et n'attend plus qu'à être enroulée autour de bons morceaux de pain pour la soirée. Bien sûr, accompagné de son petit vin blanc local.



A partir de là, avec une ambiance très détendue, cette journée s'est montrée très productive et studieuse en fin de compte.

Ils étaient quasiment tous là. Venus de Paris, Lyon, et autres contrées lointaines. Les absents quant à eux, avaient de très bonnes raisons. Difficile de réunir 13 personnes le même jour au même endroit quand tout le monde à ses obligations.




La réunion s'est donc déroulée avec Romain Billard, Romain Chagny (Tester), Florent Founau, Nathan Paulin, Thibault Cheval, Antoine Mesnage, Corentin Bruet et Nicolas Margaron. Le tout sous la houlette bienveillante des patrons Julien Millot, Quentin Rebillard et Thibaut Zwolinski.

Nous n'avons pas oublié de faire un petit coucou à l'ami Fabrice Wittner, bloqué à la maison en vue de sa future et très proche, seconde paternité!

Visio-conférence avec Fabrice

Nous leur avions prévu un petit planning tout de même afin de garder le cap et de ne pas trop se disperser. Faire chauffer les méninges, à 11, dans 20m², ce n'est pas facile.

Alors à l'aide d'un beau tableau blanc et de marker effaçable à sec, il leur a été notifié le planning suivant :
  • Matinée : bilan du matériel actuel et remontée des impressions des pratiquants
  • Après-midi : Présentaton et discussion ("scussions") autour de nos nouveaux projets de développements et prise en compte de leurs propositions de nouveaux produits.


Les idées ont fusé de toutes parts toute la journée. Les uns se jetant sur les prototypes avec des yeux d'enfants, les autres levant le doigt afin de nous faire part de leur réflexion profonde sur les caractéristiques techniques de tel ou tel produit.




Ce qui ressort globalement c'est qu'on a l'air pas mal sur les sangles.
On a des efforts à faire sur la jumpline en général.
Nos poulies fonctionnent plutôt bien avec des évolutions à apporter. Sauf la Skylab02, qui va être prochainement arrêtée.
Quant au Sladlock Power (nos bananas), des pistes d'évolutions ont été évoquées.

Des choses à jeter, d'autres à modifier, certaines à explorer plus profondément, mais un bilan final qui ne fait aucun doute : nous avons encore pas mal de pain sur la planche !

Concernant les nouvelles idées, elles sont plutôt concluantes selon nos champions de sangle molle. C'est cool! Même si, comme à chaque fois, il en faut 20 pour en retenir une qui a l'air de tenir la route.
Donc tous les prototypes ultra-secrets, discutés et modifiés, pendant des heures et des heures n'ont pas étaient vain!

L'imprimante 3D va chauffer sévère!




La conclusion de cette journée pour tout le monde, a été il me semble, de confirmer que de développer et de sortir un nouveau produit n'est pas simple.
Entre les contraintes techniques de développement, la production et la commercialisation, il faut du temps.

Ce n'est donc pas dans les prochaines semaines que les idées farfelues évoquées prendrons forme, mais bien dans plusieurs mois si tout va bien!

Fondue savoyarde pour clôre cette dure journée de travail
On leur dit un grand merci pour le cadeau découvert le lundi matin en ouvrant les stores du bureau! Ca a fait notre journée ! :-D


Thibaut Z