Qui sommes nous ? About ?


All about balance. Tout est une question d'équilibre.
Cette phrase illustre Slack depuis ses débuts en 2005.
Alors que personne n’avait entendu parler de sangle molle, Damien Mercier décida de pousser le slackline vers les projecteurs en créant la marque Slack et le site www.slack.fr, ainsi que la boutique en ligne de slackline. Vous êtes ici sur notre blog.

Affichage des articles dont le libellé est longline. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est longline. Afficher tous les articles

20 sept. 2018

Noeud plat connection Sangle à Sangle - Square Knot Connection

------ English Below -------


Ce billet détaille des tests réalisés sur des connections en noeud plat.
Noeud plat entre 2 boucles


Il est important de bien positionner les brins pour un desserrage plus simple en fin d'utilisation
Dans nos recherches pour développer de nouveaux kits de longline entre 35 et 50m, nous avons eu explorer l'utilisation de ce genre de noeud. Très pratique et utilisée dans beaucoup d'autres sports, le noeud plat se confectionne avec 2 boucles que l'on imbrique l'une dans l'autre en tête d'alouette.

Une fois correctement passées, les 2 boucles se placent très bien entre elles et forment un ensemble homogène, qui garde le plat, et sans connecteur. Le fait de nouer ensemble deux sangles textile n'est pas un problème, car le noeud correctement réalisé et serré va se bloquer et ne pas provoquer d'echauffement. Toutefois, une gaine de protection sur l'une des deux sangle est un plus.

C'est idéal pour connecter une sangle longue avec un autre morceau de sangle plus court, moins pratique pour connecter 2 morceaux de sangle longs, car il faut passer la totalité d'une des sangles dans l'autre boucle.

Tests de résistance :
On confectionne un noeud plat avec une sangle munie d'une gaine (la slackline du système de tension - en sangle Moonwalk), et une autre en boucle simple (la slackline de marche - Supertube ou Superflat)

Voici les résultats des tests effectués pour notre prochain kit 50m qui aura les Supertube RVD et Reggae, et les Superflat Maverick et Spring.

Supertube : rupture à 19kN de la sangle derrière la boucle cousue (15kN mini) , le noeud est intact.

Spring / Maverick : nous avons dépassé les 20kN de tension sans rupture des sangles, ni des coutures, ni des noeuds. Cependant nous constatons des marques sur les boucles (tests réalisés sans gaine de protection)
Le desserrage du noeud plat se fait sans aucun problème, même après de telles tensions.



Conclusion :
Le noeud plat offre plus de résistance que la boucle cousue d'une supertube, mais commence à se détériorer avant la rupture d'une boucle cousue de sangle plate (vers 25kN).
En conclusion, nous validons le concept de noeud plat entre deux boucles cousues que nous commercialisons, soit une charge de rupture maximum de 15kN.

En charge d'utilisation, il sera donc judicieux de ne pas dépasser les mêmes préconisations que pour les boucles cousues, soit 5kN.

Enfin, comme pour tous les noeuds, il est judicieux de désserrer le noeud plat entre 2 utilisations pour que les fibres se reposent et ainsi prolonger la durée de vie des boucles.

------------------------------------------ English ----------------------------------------


This post is detailing the use of Square knot between two loops.
Square knot

It's important to make a nice knot to be able to untie it afterwards

In our search for new longline kits from 35 to 50m, we explored the use of this knot. Very easy and widely used in a lot of sports, the square knot is simply two loops threaded through each other.

Once correctly set, the 2 loops behave quite well, the webbings stay flat and there is no connector needed. Doing a knot like this between two webbing is not a problem, as the knot will lock itself gradually and no heat or friction will be produced. However, a protection sheath is a plus.

Resistance test :
A square knot is done with  a protected webbing (tensioning webbing - in Moonwalk webbing) and a simple loop (walking webbing - Supertube or Superflat)

Here are the results for our new 50m kit, available with supertube RVD and Reggae, and Superflat Maverick and Spring.

Supertube : the webbing breaks at 19kN behind the sewn loop (15kN mini). The square knot is intact, and easy to remove.

Spring / Maverick : we exceeded 20kN without any break from the loops and the Square knot. However, the loops start to be damaged (tests with no protection sheath)
The knot is easy to untie even after so much loading.


Conclusion :
The Square knot is more solid than a sewn loop on a Supertube webbing, but will damaged the loop fibers a little bit before the loop of a superflat breaks (around 25kN)
As a conclusion, we advise to use the square between two loops at the same load than sewn loops, which means a breaking load limit of 15kN maximum.


In use,  it's wise to keep the same characterisitics of the sewn loop, so 5kN of working load limit.

In the end, as every knot, it's recommended to untie the Square, between 2 use, so that the fibers can rest with no former stress, for a longer integrity over time.

22 janv. 2018

Antoine Mesnage fait sa PANAMERICAN - Partie 3



Salut à tous !

Nous continuons avec Estelle notre voyage sur la route Panaméricaine, et après avoir quitté le Canada, nous sommes ensuite arrivés aux Etats Unis.

La slack ayant commencé la bas, il semblait évident que ce serait le pays dans lequel nous aurions le plus d’opportunités pour installer des lignes et rencontrer des gens. Et ça n’a pas manqué …

Notre première destination fut le Colorado. Dans l’une de mes nombreuses soirées “recherche de spots et d’infos”, j’étais tombé sur des photos d’un spot super sympa, ou un festival avait même lieux tous les ans plus tard dans l’année : Poudre Canyon.
N’ayant aucune infos sur les lignes existantes à part quelques photos trouvées sur Facebook, on décide quand même d’aller voir de plus près en emportant le matériel d’escalade. Après une bonne heure de repérage, on décide de grimper deux tours sur lesquelles on pourrait installer une ligne d’environ 40 mètres.
On trouve des ancrages d’un côté, on aubane un rocher de l’autre, et c’est parti ! Une bonne installation sportive, qui nous aura demandés de se bouger un peu pour grimper ces deux tours.


POUDRE CANYON : 



On profite de notre passage au Colorado pour aller dire bonjour à Mickey Wilson. Malgré l’envie de slacker, le mauvais temps nous obligera à trouver d’autres activités : Vidange, nettoyage du camion …

Ne voyant pas le temps s’améliorer dans le Colorado, on se dirige donc vers l’Utah, ou il semble faire plus chaud. Et en effet, en arrivant à Moab, la pluie s’arrête.
On rencontre Michelle et Sylvan, deux locaux avec qui nous installerons dès notre arrivée une Mid Waterline assez mythique de la ville, entre un gros bloc et un pont : 70 mètres de Maverick V3 rose et blanche, bien mous et sans Back Up, c’est pas du gateau !


Bridge Line

La communauté présente à Moab ainsi que les nombreux Canyons aussi magnifiques les uns que les autres, nous auront bien ouvert leurs portes, et permis de découvrir différents spots :
Le Highland Bowl, ou nous installerons trois lignes entre 20 et 55 mètres, afin de se mettre en jambe.

HIGHLAND BOWL





Quelques jours après, Sylvan, Andy Lewis et d’autres locaux nous proposent d’aller équiper deux lignes de 100 et 120 mètres à Bar M, un canyon accessible en voiture, à 15 minutes de Moab.
Avec des installations des plus faciles : le paradis du slackeur ! Une sacrée belle journée j’aurais en plus flashé aller retour la 120 mètres en Nylon.
Que du bonheur !

higline bowl


Avant de partir de Moab, il nous fallait quand même aller visiter un spot mythique : Le fruit bowl.
Si vous faites de la slackline, vous avez forcément entendu parler de ce spot !

Sans surprise, nous n’étions pas les seuls à nous y rendre pour le week end.
On installe une des lignes mythiques du spot : Une 60 mètres bien gazeuse s’ouvrant sur le canyon à plus de 150 mètres de haut.

On profitera du coucher de soleil, puis du lever du soleil sur le spot, à immortaliser cette roche rouge et ces canyons infinis.


Fruit Bowl

Après une semaine bien chargée à Moab, il était temps pour nous de continuer notre route.
La neige semblait s’annoncer dans les prochaines semaines, et nous savions que une fois celle ci tombée, il ne serait plus possible d’aller installer une highline dans le Yosemite.

Mais nous profitions quand même du temps que nous avions pour visiter les différents parcs des USA, tous aussi bluffants les uns que les autres.

En cherchant des infos sur Zion National Park, on remarque qu’une ligne avait été installée près d’une rando que nous envisageons de faire : Angel’s Landing.
Dans le doute, nous prenons donc le matériel pour équiper une ligne de 50 mètres, si l’occasion s’y présente.

Le spot ne fut pas difficile à trouver, et contents de ne pas avoir monté le matériel pour rien, nous commençons le passage de la ligne. J’essaie d’abord de lancer la sangle de l’autre côté, impossible et nous n’avions pas pris de cordelette pour faciliter le passage de ligne. On commence donc à faire le tour du canyon, entouré d'arbres tous plus piquants les uns que les autres, et de sapins suffisamment hauts pour rendre le passage de ligne bien difficile.

Après une bonne heure de galère et la peau des doigts en moins, la ligne est finalement des deux côtés du canyon. Il ne nous faudra ensuite pas longtemps pour finir l’installation, et traverser cette jolie ligne, bien plus facile à marcher qu’à installer ;-)


Zion

Quelques jours plus tard, nous nous rendons à Red Rock Canyon, à côté de Las Vegas. Cet endroit, est l’hiver, un paradis pour grimper, mais aussi pour slacker.
On profite d’être dans le coin pour installer une petite ligne de 20 mètres avec un Brésilien local, Igor.


La neige arrivant à grand pas, nous nous dépêchons de rejoindre le parc national du Yosemite afin de mettre une highline à Taft Point, un rêve de plus à réaliser dans ce pays magnifique.
Le parc national du Yosemite a été l’endroit ou la highline a commencé aux US, et dans le monde aussi.

Certaines highline demandent une grosse équipe pour être installées, mais heureusement, celles de Taft Point pouvaient largement s’installer à deux, et n’était pas moins magnifique que les autres.

Nous installons rapidement la plus grande ligne du spot, 55 mètres avec un gaz énorme. Malgré la distance assez courte, la première traversée, bien que passée du premier coup, ne fut pas si facile, tellement cette ligne me faisait peur !
Mais après quelques allers retours, la peur avait disparu, et laisser place à un immense plaisir, de traverser une des lignes les plus belles et les plus emblématiques que j’ai pu découvrir. Le pied !


Highline Yosemite

Après avoir découvert tous ces spots et slacké plus de 15 lignes différentes lignes aux Etats Unis, j’avais déjà largement accompli mon rêve Américain. Mais, ayant le parc de Joshua Tree sur la route du Mexique, il nous restait donc encore un spot emblématique à découvrir.

Une fois de plus, après quelques recherches sur Facebook et quelques prises de contact, nous rencontrons des locaux avec qui nous installerons plusieurs highlines :
  • Une première de 50 mètres à Hemingway wall, peu gazeuse par rapport à la précédente (Taft Point), mais très jolie et une bonne mise en jambe de l’approche “Boulder” de Joshua tree
Joshua Tree Hemingway

  • Une deuxième ligne nommée “Hall of Horrors”, toute petite mais qui nous aura donné du fil à retordre pour l’installation. Le vent soufflait énormément, et il fallait grimper un peu pour accéder aux ancrages. On finira quand même par installer la ligne au coucher du soleil. Encore une ligne qui prouve que ce n’est pas la longueur qui fait la beauté du spot !

Joshua Tree - Hall of Horrors
  • Enfin, lors de notre dernier jour sur place, nous rencontrons une équipe de slackeurs sur le point d’aller installer une 100 mètres qui avait été tendue seulement une fois, et jamais traversée. On se greffe donc à l’équipe et les aidons à installer cette jolie ligne, un peu plus hautes que les deux précédentes.
Une fois tendue, nos amis locaux font plusieurs tentatives mais, avec la fatigue de l’installation, ne parviennent pas à traverser la ligne.
C’est à mon tour de me lancer, je suis aussi bien fatigué d’une journée chargée en escalade et en installation, et commence ma traversée avec des jambes tremblantes et une concentration difficile à trouver.
Voyant cependant la ligne agréable à marcher et me demandant simplement de rester calme, je me détends et parvient à flasher cette ligne.

Highline 100 m Joshua tree

C’est donc avec les lumières du soir que je m’amuse sur le retour de cette ligne de 100 mètres, qui sera notre dernière aux Etats Unis.

Après avoir passé tous ces merveilleux moments, installé des lignes toutes plus magnifiques les unes des autres, il était temps pour nous de quitter les Etats Unis, pour découvrir notre troisième pays : Le MEXIQUE !

A bientôt pour de nouvelles aventures !

UNE MINUTE AUX USA :




Toutes les highlines sont pointées sur la carte de notre voyage disponible ici : https://www.espritsoutdoor.com/le-projet/au-fil-du-voyage/ou-sommes-nous/



Antoine Mesnage

20 déc. 2017

Première fois au Maroc avec Mimi Guesdon ?


Le départ


Tumultueux comme à chaque fois.
Amélie, Nico et moi sommes coincés 6h sur les autoroutes catalanes. "No passaran", quelle bonne idée de partir pendant les manifestations pour l'indépendance de la catalogne...

Apéro (à l'eau!) sur l'autoroute en attendant...


L'arrivée


Au top, comme à chaque fois.
Café Rueda, Abdu Wahid, Chefchaouen. Un peu de repos, un bon tajine et son "whisky berbère" (thé à la menthe).
Un petit tour dans les souks de la ville bleu et un peu d'escalade mais pas trop. faut se préserver pour Taghia alors tranquille...

Ruelle de Chefchaouen, la ville bleue

Caiat , face surplombant le café Rueda (400m max)


TAGHIA


On en a encore pris pleins les yeux, le coeur.
Entre les couleurs, les odeurs, la source et sa rivière, le caillou et ses immences faces. Ses multiples maisons en pierres, ses chemins berbères et ses habitants. Un vrai régal de revenir passer un mois ici et de faire découvrir ce lieu unique aux copains.

vue depuis l'arrière d'Oujdad

exposition de cairn signée Ronan et Zeph

vue du village


La slackline


Grosse mission comme dans mon souvenir. Un drone en moins mais avec quand même le fil passé. (heureusement, sinon walou).
Une ligne de 465m "Accordée O Sax", qui me met la terreur mais qui n'en est pas moins vraiment jolie.
Une ligne d'environ 380m, "La ruelle en chantier", petite dédicace à Dan qui aura perdu quelques bouts de peau dessus.
Et notre fameuse 100m du village, ouverte l'année dernière, la ligne détente.

Petite session Blind/Flûte par notre Nico

Photo par Daniel Laruelle

Ronan sur "La ruelle en chantier"

Et bien sur, un peu d'initiation avec toute la famille.



La grimpe


De la grande voie, de l'échec de grandes voies et de l'équipement.
Flippant l'équipement, déjà 200m ouverts en partant du bas et encore 200m à faire au prochain séjour.
Accès Taoujdad pour l'installation de la highline

Le rêve d'Aicha, Fissure en 6a, voie équipée la plus facile de Taghia


La famille


Toujours un plaisir de les revoir.
Les enfants ont bien grandi, Asna toujours très sage et reservée et les deux petits "monstres", Walid et Melaïde, inséparables et toujours prêt pour les bêtises.
Jamal, encore un grand merci pour ton accueil, ta gentillesse.
Et Fatima, merci pour tes bons petits plats, ton sourire et tous ces échanges partagés avec toi.
Session henné pour tout le monde, cuisine et apprentissage du berbère. Sans oublier ta petite soeur, Nejma, venue t'aider pour s'occuper des 8 grands enfants qui ont squatté chez toi pendant 1 mois.

Moment musique avec les enfants

Séance de Henné

Atelier cirque avec les enfants


Les copains


Une fine équipe, Amélie, Nico (papillon), Zeph, Ronan, Jerem, Dan, Nico (Nastro), Lucie, venuent nous rejoindre une semaine ou encore Georges, rencontré à notre arrivée. On peut dire que ça a collé.

Journées rythmées par nos zikos, melodica, sax, trompette, flûte, ambiance garantie. Sans oublier nos interminables parties de cartes.
Des rires, de la bonne humeur, des rires...

Matinée musicale...

Session henné en cours...

Slack en musique...

La grotte aux crottes de chèvres. Spot de bivouac


Merci Nico pour ce moment magique !



Pour conclure


Déjà 5 semaines au Maroc dont 4 à Taghia que je ne suis pas prête d'oublier, avec encore des projets pleins la tête pour la prochaine fois.
Encore merci aux copains présents pour ces moments, à Jamal et Fatima pour leur accueil à Laurette et les copains de SDD pour le prêt de sangles.



Bientôt la suite de nos aventures...

PHOTOS :
Daniel Laruelle
Nicolas Nastorg
Amélie
Mimi Guesdon

Mimi Guesdon



21 nov. 2016

J'irai Slacker Chez Vous, TOULOUSE - Slack Tour 2016

Saison 2016
Etape #3 - Prochainement

SlackTour TOULOUSE - Pibrac le samedi 26 novembre

A l'occasion du Festival Pyrénicimes à Pibrac, non loin de Toulouse, le SlackTour débarque dans cette petite mains néanmoins, dynamique bourgade!


On prend les mêmes et on recommence!


Défis, ateliers menés par Nicolas Margaron et Romain Billard de la Team Slack.fr, et bien sûr essai de toute notre gamme de matériel!
Nous n'oublierons notre douce et tendre double KillBill, ainsi que notre inoubliable Frankenline!

Alors ramène ta slack et ton casse-dalle et vient profiter d'une journée avec la communauté de Toulouse autour de lignes accessible à toutes et tous!
Le levé de rideau se fera vers 10h, mais si tu veux venir donner un coup de main pour installer, on y sera vers 7h/7h30!

Organisé en partenariat avec le Club Omnisport de la vallée de l'Arve, Pyrénicimes et l'associaiton SlackHouse de Toulouse.

Programme (approx):


07h30 : Installation

10h : Début des festivités

11h30 : Twister Contest - L'oreille interne mise à contribution

13h30 : 3some Contest - 3 lignes pour les gouverner toutes

15h : ateliers remontées sur leash et trickline avec Nico et Romain de la team Slack.fr

16h : StrongMan - Des gros bras, mais pas que...

Tombée de la nuit : démontage



Sur tout le week-end, vous pourrez également profiter du festival Pyrénicimes :

http://www.pyrenicimes.fr/


1 sept. 2016

A la conquête des Balkans - Antoine Mesnage

Artcile 1 - Come Back from UK
Article 2 - Good Morning from Ireland !
Article 3 - Norvège : Preikestolen Line en amoureux
Article 4 - Chinoiseries slacklinesques!


Cet été, après avoir acheté un camion et l’avoir aménagé comme un petit chalet, nous avons décidé avec Estelle de partir l’essayer autour de l’Italie, la Slovénie et la Croatie.





Nous n’avions cette fois pas prévu d’itinéraire type, afin de choisir au jour le jour quelle serait la destination du lendemain.

Notre maison à roulette

La première étape fut un arrêt dans la région du lac de Garde, en Italie. Très similaire à Annecy, le paysage reste très agréable, avec son grand lac surplombé de montagnes. Nous y rencontrons ici des Slacklineurs locaux Stefano et Nazareno, qui nous emmènent sur leur spot d’entrainement.
Les ficelous sont en place pour passer la ligne facilement, les aménagements divers sont présents, on est bien sur le spot classique de la région ! On passera ainsi la journée à s’amuser sur une jolie 60 mètres, avant de reprendre la route vers les montagnes.




Rando sur la route

Après avoir gravi plusieurs des sommets environnants, nous nous dirigeons vers les Dolomites. Un arrêt obligatoire pour découvrir les belles Via Ferrata, et le spot mythique de Monte Piana.


Via Ferrata del Tofane 3300 m


Ici encore, nous rencontrons le local Tobias, et sa copine Lisa. Ouvreur d’une bonne partie des lignes des Dolomites, Tobias m’avait déjà été d’une aide précieuse lors de la conquête du Preikestolen (une aventure à lire).

Nous nous rendons ainsi tous les quatre au Monte Piana. Ce lieu riche en histoire et en émotions le devient d’autant plus grâce aux explications de Lisa, professeur d’histoire. En effet, le Monte Piana est un musée à ciel ouvert de la première guerre mondiale.

Nous profitons de journée avec plusieurs highline, dont la plus longue, de 75 mètres, surplombe la vallée. La vue est magnifique, surtout lorsque les lumières du soir font leur apparition.


Tobias sur la 75

Antoine sur la 75

Nous redescendons de nuit et prenons la route vers le Nord de l’Italie.
Le lendemain, jour de repos, nous partons à la recherche d’un petit lac de montagne du Tyrol. Après quelques 800 mètres de dénivelés bien raides et garnis de chanterelles, nous découvrons un joli petit lac sauvage. La Moonwalk et mon kit ultralight toujours dans le sac, j’en profite pour installer une petite waterline.

Waterline dans un petit lac de montagne


Nous sommes déjà à 10 jours de voyage et décidons de descendre en Istrie (Croatie) rejoindre ma famille qui séjournait la bas.
Sur la route, arrêt obligatoire à Trieste pour mettre une highline à Napoleonica, spot d’entrainement des locaux. Les plaquettes n’étant pas restées en place et n’ayant pas pensé à en prendre, il nous faudra un peu d’imagination pour trouver des ancrages et ouvrir une variante aux lignes déjà existantes.
Ce sera finalement une cinquantaine de mètres, avec une très belle vue sur la mer. Spot à conseiller !


la Highline de Trieste 55m


Nous finissons la soirée à grimper et faire des traversées, à la fraîche.


Estelle sommet de la tour

C’est parti pour la Croatie !
Je profite d’avoir un peu de wifi pour faire des recherches sur la région. Un spot s’avère évident : Vela Draga, un parc situé au nord-est de l’Istrie, ou l’on peut grimper sur différentes tours, et ou Lukas Irmler avait déjà installé une highline il y a quelques années.

Je m’aperçois qu’il faut énormément d’élingues pour installer cette ligne à ancrages naturels, puisqu’il faut haubaner deux tours.
Nous en avons seulement 3, et cela s’avère compliqué. Nous nous rendons quand même sur le spot. Nous découvrons un superbe panorama, des tours à perte de vue et un site d’escalade bien équipé.

Je repère le spot ou se trouve la highline, et la trouvant bien compliquée à installer avec le peu de matériel que l’on dispose, je préfère abandonner et profiter de la journée pour grimper.

Démo de grimpe du papa !


Malgré mon manque d’envie, Estelle et mon père me remotivent, et prennent part à l’installation de manière très efficace. Je grimpe sur la tour que j’encercle difficilement avec mon élingue de 3m, mon père entoure un bloc de l’autre côté avec de la corde, et Estelle nous effectue un passage de ligne sans accroche !
Vite fait bien fait, la ligne est en place. Elle ne fait pas plus de 20 mètres, mais l’ambiance et l’équipement peu exhaustif la rendent assez terrifiante !
On finira la journée à grimper sur ce beau rocher de Vela Draga (A conseiller !).

Estelle en haut de la voie


Highline Vela Draga 20 m

Nous passerons la plupart de notre temps en Istrie à profiter de la mer, masque et tuba, canoé et paddle, deep water soloing, et même quelques waterlines.

Waterline en Istrie
Nous prenons ensuite la direction du Nord de la Slovénie, région plus montagneuse que le sud avec ses Alpes Juliennes.
Ici se trouve le plus haut sommet de la Slovénie, le Mont Triglav, culminant à 2864 m, que nous avions prévu d’atteindre. Avant cela, nous passons par la jolie petite ville de Bled, connue pour son lac et l’Ile qui s’y trouve au milieu.

Jolie vue de Bled

C’est parti pour l’ascension du Triglav !
Ce sommet se faisant normalement en 2 jours avec une nuit dans l’un de ses 3 refuges, nous décidons de le faire à la journée en partant du parking le plus haut, ce qui nous laissait « seulement » 1800 mètres de dénivelés et quelques 14 km jusqu’au sommet.

En light ? Bien sûr que non, une highline avait déjà été posée au sommet, et malgré le peu d’informations, on aurait été bien trop frustrés de ne pas avoir pris le matériel si l’on avait trouvé le spot.

Nous voilà donc partis Estelle et moi. Plus l’on s’approchait du sommet, plus un vent violent et froid se faisait ressentir. Pas de chance, ça complique nos plans. Nous atteignons quand même le sommet en un peu plus de 4h30.
Le moment fatidique arrive, avons-nous monté du matériel de highline pour rien ? Il semblerait, étant donné la puissance du vent s’engouffrant dans la face Nord, ainsi que la friabilité des rochers sur laquelle nous étions censés entourer nos élingues.
Nous décidons donc d’abandonner malgré la mission sherpa, et commençons la redescente.

sommet du triglav

Mais 100 mètres plus bas, Estelle repère deux gros blocs surplombant le chemin, qui pourraient faire office de ligne de secours, afin de ne pas avoir promené le matériel pour rien.
Etant un peu plus à l’abri du vent, nous nous mettons donc au travail. Un tour de rocher, puis un autre, une Moonwalk et hop, c’est fait. Finalement, on n’aura pas fait les sherpas pour rien !

Highline au Triglav
Nous redescendons enfin, épuisés après cette grosse journée.
Notre trip touche à sa fin après presque un mois de vadrouille. Nous faisons un dernier arrêt dans la vallée de la Soca, au Nord du Triglav. Cette vallée est connue pour sa rivière pure d’un bleu émeraude.
En courant le Soca Trail, un chemin qui longe la rivière sur ses 25 kilomètres, nous découvrons de belles gorges, propices à une petite highline et à l’escalade.

Estelle grimpe au-dessus de la soca
Soca highline
Nous finissons donc notre voyage sur cette belle ligne surplombant la rivière, avant de rentrer des souvenirs pleins la tête.

Malgré le manque d’informations, nous avons réussi à mettre pas mal de lignes durant notre trip. Pour l’avenir, je prendrais cependant bien plus d’élingues. Lorsque l’on ne sait pas à quoi s’attendre, que l’on utilise des ancrages naturels et que l’on improvise des installations, il faut avoir suffisamment de matériel pour que la ligne ne soit pas dangereuse. Et 3 élingues, c’est souvent un peu limite.

Voici la liste des highlines que nous avons installé durant ce trip avec les points GPS :

  • Monte Piana, Italie - 15, 50 et 75 mètres : 46.626501, 12.244657
  • Trieste, Napoleonica, Italie – 55 mètres (Ancrages présents pour 20 et 90 aussi) : 45.695883, 13.744256
  • Vela Draga, Croatie – 20 m (existe aussi une 60m) : 45.315604, 14.168461
  • Gorges de la Soca – 25m : 46.336842, 13.645987
Si il vous prend l’envie d’aller vadrouiller dans ces endroits et que vous lisez cet article, n’hésitez pas à me contacter pour plus d’infos ! C’est tellement agréable quand on sait ou aller, comment installer la ligne et quel matériel prendre, mais bon, c’est quand même moins marrant, et puis c’est ce qu’on recherche aussi, l’aventure ;)
Keep it Slack !