Qui sommes nous ? About ?


All about balance. Tout est une question d'équilibre.
Cette phrase illustre Slack depuis ses débuts en 2005.
Alors que personne n’avait entendu parler de sangle molle, Damien Mercier décida de pousser le slackline vers les projecteurs en créant la marque Slack et le site www.slack.fr, ainsi que la boutique en ligne de slackline. Vous êtes ici sur notre blog.

Affichage des articles dont le libellé est Festival. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Festival. Afficher tous les articles

16 nov. 2015

Le ShenXianJu Highline Festival en Chine - Théo Sanson



Entre le highline Extrême en Suisse et le ShenXianJu Highline Festival en Chine… le choix était difficile.


La perspective de découvrir un pays inconnu étant plus forte, l’hésitation n’as pas été trop longue.
Je pensais éviter toute forme de compétition sur de grandes distances, et prendre un peu de recul par rapport à l'écriture de mon bouquin : "la slackline, s'initier et progresser".

Surprise…la veille du rendez au spot des highline, on apprend que les médias et la compétition seront au rendez-vous.







Le premier jour ça sera la vitesse, puis la blindline sur 56m.
Le lendemain, la distance sur 200m et des brouettes.
Heureusement personne ne prends cette compétition bien au sérieux et le fun est au rendez-vous…le brouillard aussi d'ailleurs.






Le paysage est incroyable nous sommes dans la vallée des immortels.
Etes-vous suffisamment zen pour voir Bouddha ? 



L’architecture de Shanghai est elle aussi propice à l’éveil mais pas de la pensée.









Les installations sont parfois un peu bizarres mais très safe et c’est un régal pour les yeux.
Quel plaisir de pouvoir observer finement la technique de surf de Julian ou de voir Jerry obligé de catcher à une main depuis 18 mois.






Les journées auront essentiellement été rythmées par les repas mémorables et les rires avec les amis de longues dates ainsi que les nouvelles rencontres.
J’imagine que cela n’étonnera personne mais au pays du riz…on rit.

Les plats s’enchainent, plus l’on mange, plus les serveurs en posent, la table tourne, progressivement on s’habitue aux baguettes, aux insectes et autres bizarreries.
Le moins que l'on puisse dire c'est que les Chinois savent recevoir et que la highline leur plait beaucoup, les flashes des selfies crépitent en permanence et il nous faut développer des méthodes dissuasives pour éloigner ces nouveaux paparazzi.






Il y aurait tant de choses à raconter, mais le temps passe, les souvenirs s'étiolent, et mes yeux veulent se fermer.

Avant de rentrer, je prévois d'écrire un article sur ce magnifique - mais néanmoins trop court - périple.
Et puis de retour en France reviennent les contraintes, le livre, les mails, les autres projets,…cet article passe à la trappe, mon téléphone vole en éclat les photos s'échappent…






L'idée revient de temps à autre mais, ce n'est jamais le bon moment. Et puis, lors de test highlines dans la tour Vacess de Petzl, mister Z me rappelle à l'ordre.
Tentant d'oublier ce carnage de leash fall, fort heureusement subis par un mannequin.
Johnny finira quand même la nuque brisée…paix à son âme.

Profitant de la transition aérienne, voici quelques mots sur ce voyage.
Ce coup-ci ce n'est pas 9 jours…mais 1 mois et demi de voyage…direction Moab Utah avec les copains de chez Slack de France et d'ailleurs.
Les nouvelles seront plus fréquentes…Inch Allah.


Lien de la vidéo ici


L’année prochaine, peut-être, nous arriverons "à pied par la chine"…en attendant on découvre les US…et coutumes au pays des hamburgers.

Et puis maintenant, grâce au Chinois même sans carte on ne sera jamais perdu.

2 oct. 2015

Margaron Trip in Adrapasch (CZK)

Slack en République Tchèque



Lundi 13 juillet

 4h48. 23°C. Le moteur de la voiture démarre pour un voyage de 12 heures minimum, en direction du « Adrspachhighline festival ». 1250 km devant nous trois. Rhône-Alpes, Bourgogne, Alsace, Allemagne, et enfin, les premiers panneaux « Prague ».

15h15, premier arrêt en République Tchèque, on en profite pour faire du change. Pour 1€ nous  recevons 25 couronnes tchèques, soit le prix d’une pinte se souvient Macaron.

Nicolas Margaron
La semaine s’annonce bien! Plus que 2h30 avant d’arriver dans la forêt de rochers. Au programme, une semaine de lignes perchées au-dessus des arbres, encerclées de pierres de grès immenses et impressionnantes. 

17h23, passage à niveau, sans niveau. Avec la seule confiance d’avoir bien regardé à droite et à gauche qu’il n’y avait pas de train. 17h24, nous sommes sains et saufs.
« On est presque arrivé!! », s’emballe Macaron. En effet, le GPS indique 6,6 km et les vendeurs de glaces se font de plus en plus nombreux le long de la route. Un fait qui avait marqué Macaron l’année passée.



18h55, le « French Castle » est bel et bien installé sur le terrain de foot qui accueillera dès jeudi les festivaliers. Après l’effort, le réconfort, direction le troquet du village pour un repas chaud, et une soupe à l’ail pour Macaron qui n’a pas arrêté de nous en parler dans la voiture. Pause clope. Un slackeur de croisé. « C’est toi qui a slacké à poil l’année dernière?! », lance-t-il à Macaron. On vous laisse deviner la réponse.

Retour au QG, avec un petit cadeau de bienvenue, un mot laissé par l’équipe organisatrice. Celle-ci a eu l’intelligence de faire la traduction en anglais! Petit moment de solitude, on décide de dormir quand même sur place, et on avisera demain.


Mardi 14 juillet.

Il pèle dans ce pays! L’herbe est humide, le café soluble est dégueu et nous devons démonter la tente. Nous discutons avec les organisateurs, nous aurons le droit de la remonter cet après-midi. Du coup, on profite de ce creux pour faire les courses de la semaine. 




Retour sur le gazon, les hommes aident les organisateurs à monter ce qui servira aux « démunis de tente » pendant le festival. Après, c’est au tour du French Castle de retrouver la vie. Retrouvailles avec Filip, slackeur polonais présent l’année passée.


En fin d’après-midi, la première slack du festival est traversée par Macaron : il s’agit de la 100 mètres qui traverse le terrain de foot et délimite le côté « camp », du côté « récréation et buvette ».


Mercredi 15 juillet.

Première douche du séjour. La journée commence bien. D’ailleurs, elle ne fera que bien commencer… (Lire la suite).
On croise Filip sur le chemin qui nous offre des bières. Il est à peine 10 heures!

Macaron, qui veut profiter un maximum du festival, me laisse conduire les Français fraîchement arrivés, aux courses. Il me passe sa voiture. Bah il l’a rapidement regretté. Je casse la voiture. Bref, la journée avait bien commencé…



Fin de matinée, direction l’un des trois spots pour les premières installations du festival. Macaron a été réquisitionné pour monter la 46 mètres, dans les entrailles de la « Vallée cachée ». Il nous a fallu marcher et grimper quelques bonnes 20 minutes à travers de hauts arbres, sûrement des pins, avant que ne s’élèvent les fameuses roches qui caractérisent l’endroit et autour desquelles les élingues vont être apposées. Danny Mensik explique en quelques mots -et en français- l’installation, et c’est parti.



Après une partie de cache-cache avec la Green Dragon dans la forêt, direction les pierres opposées pour que Danny commence à tendre la sangle. Un peu moins d’une heure pour que 40 mètres au-dessus du sol humide ne s’élève la deuxième highline du festival : à quelques mètres de là, LUKAS marche tranquillement sur la 60 mètres ….




Jeudi 16 juillet.


vue du lac, ouvert aux slackeurs pour la baignade à partir de 18h

Les hommes partent poser leurs pieds sur la 40 m ++ au-dessus du lac. Un montage typique tchèque, avec des mètres et des mètres d’élingues pour aller chercher l’arbre en retrait. Une vue magnifique, à quelques mètres au-dessus de l’eau bleue où nagent des poissons. 


vue du lac et la 40 m au-dessus de l'eau

Retrouvailles avec les Polonais, les mêmes qui patientaient leur tour sur cette ligne l’année passée. Macaron a eu de très bonnes sensations sur cette belle ligne en sumo, back-up 10,5. Ca sera un full man on sight pour lui et tout l’attirail de son répertoire : surfwalk, expo, double drop knee, blind… « La ligne est lourde, mais elle reste super agréable ».

Le soir, les Français se retrouvent tous à table, où nos petits plats sophistiqués en étonnent plus d’un (et nous permettent de laver l’affront que nous avons subi le premier jour, où la seule chose qui est sortie des casseroles était un bloubiboulga très peu appétissant…). Et c’est face à nous que des festivaliers se donnent en spectacle : boule de feu, bâton du diable, danse poétique, pour un instant magique au coeur de la nature avant une nuit de repos.


Vendredi 17 juillet

Le soleil est déjà levé lorsque nous quittons la tente pour le petit-déjeuner. Les rayons du soleil donnent de la motivation aux garçons, ils se mettent d’accord pour aller en direction de la 40 et la 56 mètres, ligne majeure du festival.


marche d'approche pour rejoindre le spot principal où se trouvent les 40 et 56 m

Sous les sangles, plus d’une cinquantaine de mètres de vide avec une vue donnant sur la plaine à gauche et sur l’immensité du parc à droite. On comprend pourquoi tant de monde est venu. A peine 11 heures, et déjà deux heures -au minimum- d’attente. 
Macaron perd patience et décide de repartir sur la 40 mètres au-dessus de l’eau pour se régaler une nouvelle fois sur cette superbe ligne.


 sur la 40 mètres

 sur la 40 mètres

En fin d’après-midi, il n’attend plus que ça : que la petite aiguille de l’horloge n’atteigne le 6 pour pouvoir installer la waterline. Aujourd’hui, ça sera une 90 mètres et 5 mètres de flèche, en compagnie de Yuri (Pays-Bas) et Lukas. « Don’t be a pussy », lance Yuri à Macaron parce qu’il arrive difficilement à aligner plus de deux pas sans devoir se battre pour conserver l’équilibre. « La sangle était pleine d’eau et du coup super lourde et difficile, et Yuri en a même fait les frais, il a pas marché plus de quelques mètres ». Un seul athlète a réussi le défi de cette water (Simon, un Allemand), Nico ayant fait une « macaronade » : même pas un essai après avoir retendu la sangle.


Samedi 18 juillet

Ce matin, c’est mon matin! Direction la petite sangle pour essayer de traverser ma première highline! Comme celle-ci n’a été installée que la veille, on s’est tous levé tôt histoire d’éviter de se sentir à Disney et attendre 5 heures pour atteindre le manège!


Cannelle en compagnie de Lukas met les pieds sur une highline pour la première fois

blocage psychologique, je n'ai pas fait mieux que ça

9h30, Lukas, Canelle et moi, démarrons la petite marche d’approche qui nous permettra d’atteindre les hauteurs. 30 minutes et plus de souffle plus tard, nous voici arrivés sur le spot comportant la 17 mètres et la 35 mètres sur laquelle Macaron randonnera quelques heures plus tard. Nous devrons attendre plusieurs heures avant de grimper sur la sangle. Et une fois sur la ligne, trop de peur pour faire quoique ce soit.


Macaron sur la 35 m du spot "petites lignes"

Macaron sur la 35 m du spot "petites lignes"

Macaron sur la 35 m du spot "petites lignes"

Retour vers 18 heures pour la waterline, malgré les quelques gouttes et l’orage qui gronde légèrement. Une 40, 20 mètres, une rodéo et une jump sur la plage sont installées. Lorsque la pluie se fait trop forte, direction le camp.

Au même moment, Haaron (venu d’Israël) me raconte qu’il souhaite améliorer son record en marchant sur la 100 mètres. Il se fait couper l’herbe sous le pied : Macaron grimpe sur la sangle et offre à la centaine de spectateurs sa spécialité : un stripline! Tonnerre (ahah) d’applaudissement. Quelques minutes plus tard, le père de Micky Wilson reste dans le thème en nous offrant une danse de la pluie psychédélique et la vision de sa lune!


spectacle macaronien : stripline sur la 100 mètre du camp

Le soir, direction le restaurant pour le dernier repas de ce festival : pizza pour les Français.


Dimanche 19 juillet

5h30, réparation de la voiture, et c’est reparti pour les 15 heures de route qui nous séparent de Lyon, de la douche, et du matelas.



Nico et Alvina

10 juil. 2015

Natural Games 2015 - Jumpline Blaze of Glory



Les échos de la foule en délire devant la jumpline résonnent encore dans la poussière estivale de la Maladrerie de Millau! C’est sous un soleil de plomb et dans une ambiance de folie que se sont déroulés la dernière manche du Rock The Line et l’Open International Damien Mercier durant les Natural Games 2015. 





Les dés étaient plus ou moins jetés quant au résultat du Jumpline Pro Tour, organisé avec ABK, que vous avez pu suivre au long des derniers mois lors des divers dates du Rock The Line. La notation par points accumulés lors des étapes de Lille, Paris, Lyon, Embrun et La Rochelle laissait se profiler à la première place la silhouette trapue de notre ami Romain Chagny plus connu sous le sobriquet de Testeur. Florent Founau, son acolyte lyonnais ne fut pas en reste et finit avec une seconde place bien méritée, suivit de près par notre Coach Slackline national, M. Romain Billard! Louis Boniface était de retour et en grande forme. On sentait clairement que sans sa blessure de cet hiver, il aurait lui aussi volontiers croqué un morceau de podium!





L’Open International était cette année sous l’houlette fédératrice de la WSFED! Aurions-nous encore grimpé d’un cran dans l’establishment de la slackline? Difficile à dire… mais en tout cas nous avions cette année un nom à la mesure de l’évènement - comprenez que plus le nom est long, plus important est l’évènement : Colombia Jumpline International Open WSFED by Slack / Tribute to Damien Mercier! 11 mots, 68 caractères, environs deux fois plus que le nombre de participants à la compétition! Mais je vous l’ai dit aucun nom n’est trop long pour un évènement majeur comme celui que nous avons vécu ces jours derniers dans la torpeur de l’été millavois. Le gratin de la scène internationale de jumpline était au rendez vous pour casser les mirettes des spectateurs venus en masse! Les personnes présentes attesteront d’une satellisation millimétrée, lançant des back-flips, des fronts et des rotations dans tous sens! Le niveau ne cesse d’augmenter alors que l’age des mutants rebondissants de cesse de décroitre… Pour ne citer que ceux qui se sont hissés jusqu’au podium, Alex Mason 18 ans, Diego « Pichichi » Diaz 17 ans et Giovanna Petrucci 17 ans (demoiselle qui a botté quelques paires de culs au passage!)






Pour asseoir définitivement les lettres de noblesse de la slackline dans le petit monde de l'outdoor, la Grande Finale (prononcez grrandé finnalé parce que ça en jette) opposant les vainqueurs du Rock The Line et de l'Open International a eu lieux à côté de la grande scène devant une trentaine de milliers de personnes (15 selon les forces de l'ordre...). Oui rien que ça. La foule hurla alors que les jumpliners jumpèrent, suivit d'une apothéose pour ces quatre lurons à peine impressionnés pas un si chaleureux public. 





Difficile de faire le tour de cet événement sans revenir sur l’accident qui eu lieu après les qualifications de vendredi. Si tout était en ordre et que tout le monde pensait que l’installation était des plus sûres, les faits nous a prouvé que nous devions désormais revoir un bon nombre de choses quant au matériel, aux back-up et à la protection des jumpliners. Cet accident implique donc une grosse réflexion sur la sécurité en slackline et plus particulièrement en jumpline. Toute l’équipe en profite encore pour saluer Nicolas et lui souhaiter un rétablissement des plus rapides.





Sur ces bonnes paroles, amis jumpliners de France et de Navarre, continuez de bouncer et rendez-vous très bientôt!